Une revue de presse sans véritable sujet majeur...

"Quand il pleut à Paris, Abidjan est mouillé"


La presse ivoirienne du 3 mai 2012 décortiquée par linfodrome.com
Bienvenus chers lecteurs à notre rubrique. Aujourd'hui 3 mai 2012, la presse ivoirienne est prolixe mais quelque peu disparate. Pêle-mêle,nous parlerons de justice, du front social, d'évasion, du Mali et du débat présidentiel français.

Des ministres devant la justice

Dans le procès café-cacao, l'on verra des ministres cités passer à la barre. En tout cas, c'est ce que révèle L'Intelligent d'Abidjan qui consacre sa Une à "ces ministres de la République réclamés à la barre". Titre soutenu par des propos du Bâtonnier Joachim Aka Bilé "nul n'est au dessus de la loi". L'information est appuyée par La Nouvelle et L'Expression qui citent le Bâtonnier : "les ministres ne sont pas des prévenus, ce sont des témoins. Alors qu'ils rapportent ce qu'ils savent". Pour le gouvernement, c'est une affaire en plus puisque la trêve qu'il a demandée est rejetée.

"Trêve sociale : Les syndicalistes disent non à Ahoussou" titre Nord-Sud qui, à travers des propos recueillis auprès des patrons des syndicats, soutient que les travailleurs ne sont pas prêts à accorder du répit au gouvernement. Mais L'Expression dit que "après la célébration du 1er mai : beaucoup de choses vont bouger". Négativement peut-être puisque Nord Sud a annoncé que "Youssouf Bakayoko chasse 415 agents de la Cei" pour motif économique. Le Quotidien, lui, affirme que "après avoir tchatché, Ouattara dans les cordes !". Ce journal a repris le discours de Mamadou Koulibaly (Lider) sur la gestion du président de la République un an après en titrant "de promesses en illusions", et le discours du SG de la Centrale Dignité lu au 1er ministre lors de la fête du travail. Parlant de Mamadou Koulibaly, il n'a pas fait de cadeau à Ouattara au point où Le Patriote l'appelle "l'opposant qui voit tout en noir"

Ils ont chanté "quand il pleut à Paris, Abidjan est mouillé".

Apparemment, ce n'est pas faux vu que le débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande est au coeur de l'actualité ivoirirenne. Selon Notre Voie "c'était électrique" entre les deux quand Fraternité Matin lui a mis l'accent sur "le poids les mots" dans les échanges. Ces quotidiens ont relevé les injures, la dureté parfois dans les propos des deux adversaires. Le Nouveau Courrier (pro-Gbgabo), lui, a donné le verdict de ce face-à-face "Hollande gagne le match contre Sarkozy", et à L'Intelligent d'Abidjan d'ajouter "Hollande, très très fort...". Son confrère Aujourd'hui montre que "Hollande est un homme de bien" dans une interview de Calixte Beyala où elle dit "Hollande va retirer les troupes françaises de Côte d'Ivoire". Le Temps pour sa part note qu'à "l'approche du second tour de la présidentielle en France, il y a une grande panique au sommet de l'Etat" ; c'est pourquoi le pouvoir arrête des prétendus miliciens et emprisonne à nouveau les 21 gendarmes pro-Abéhi.

Concernant le Mali, les tenants de la junte malienne accusent la Côte d'Ivoire et la CEDEAO de les combattre. L'Inter révèle que "des mercenaires ivoiriens sont signalés à Bamako" et que Chérif Ousmane serait aperçu au Mali. Dans son article, Assane Niada explique qu'un officier de la junte affirme que des soldats ivoiriens, burkinabé, sénégalais qui combattaient aux côtés des bérets rouges ont été faits prisonniers. Son collègue Y. Doumbia dit au sujet de cette présence du commandant Chérif Ousmane au Mali, un de ses proches révèle "Je l'ai quitté hier à l'aéroport. Ces rumeurs sont inféodées". Sur la question de la déstabilisation du Mali, Le Temps juge que la CEDEAO joue un rôle trouble parce qu'elle n'a pas réussi à chasser la junte pour donner le pouvoir aux civils. Ce qui crée ces affrontements entre bérets rouges et bérets verts. pour Le Quotidien d'Abidjan, c'est clair. Il affirme qu'avec l'arrestation de soldats de la CEDEAO, la ruprture est consommée entre cette organisation et la junte. Le journal pose la question d'une implication des présidents Alassane Ouattara et Blaise Compaoré dans le contre-coup d'Etat contre le capitaine Sanogo.

Nous avions signalé l'évasion d'une centaine de prisonniers à Agboville. La bonne nouvelle ce matin rapportée par l'ensemble de la presse est que 32 parmi eux ont été repris. Cette situation est est craindre selon Elysée Yao de Soir Info. Dans son article, elle a dénoncé la vétusté et le surpeuplement des prisons, de même que le manque d'équipement pour les gardes pénitenciers. Il n'y a pas que les évadés qui retournent en prison. 21 pro-Abéhi y sont retournés, détenus au camp commando de Koumassi. Ils crient "au complot" nous dit Armand Depeyla dans Soir Info.

Revenons au dialogue entre pouvoir et Fpi. Le Patriote interroge le FPI : "Quel dialogue direct quand on fui le dialogue républicain". Pour ce journal, le parti de Gbagbo prépare la chienlit. Le Nouveau Réveil, en reprenant un article de Jeune Afrique, appuie son confrère sus-cité. Il affirme "qu'en exil, les partisans de Gbagbo échafaudent des plans d'attaque parce qu'ils ont la vengeance dans la peau". Cacophonie entre FPI, CNRD, et LMP face au refus du premier de signer le communiqué final du séminaire de Grand-Bassam sur le dialogue républicain. Pendant qu'ils font palabre, la Cpi, elle, a donné la date à laquelle elle va remettre à l'avocat Me Altit la totalité des documents de preuve à charge contre Gbagbo : C'est le 17 mai 2012, informe Soir Info. De son son côté, Michel Gbagbo, le fils de l'autre, est "séquestré" à la Pisam où il suit des soins dénonce Notre voie. Il révèle que le patient n'est pas autorisé à voir ses parents ni ses avocats.

Par ailleurs, Fraternité Matin dit que l'hévéa a remplacé le caco ivoirien, quand L'Expression, lui demande aux FRCI de "ne pas copier les erreurs de l'armée de Gbagbo : rackets, arrestations abusives".

C'est sur ces notes que nous vous disons au revoir. A demain si Dieu le veut.

César DJEDJE MEL (Stg)

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome
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