Après le retour du président ivoirien de son voyage en France,

Les conséquences de l'élection française toujours très commentées

La presse ivoirienne fait toujours ses unes sur l'élection française...
Les relations Côte d'Ivoire-Fance et l'évasion des prisonniers sont au coeur de l'information dans la presse ivoirienne ce mercredi 9 mai 2012.

Côte-d'Ivoire-France

Absent du pays depuis le 29 avril le chef de l'Etat, Alassane Ouattara est de retour avec des nouvelles mi figue-mi raisin, selon les journaux. Fraternité Matin titre à sa Une : « Côte d'Ivoire-France : Rien ne change. De retour de Paris, le président Ouattara réaffirme les liens séculaires entre les deux pays ». A la page 4, le chef de l'Etat déclare : « le changement de Président en France ne change rien ». Ce quotidien est rejoint par Le Patriote qui livre : Alassane Ouattara de retour de l'Hexagone : « Entre la France et la Côte d'Ivoire, rien ne changera. Le Président Hollande et moi sommes d'accord là dessus ». Le Nouveau Réveil en remet une couche : « Le Chef de l'Etat à son arrivée, hier, de Paris : Rien ne changera dans nos excellentes relations avec la France ». Contrairement à ces quotidiens proches du pouvoir, Aujourd'hui soutient que Ouattara a vécu « des galères en France après l'élection de Hollande ». Dans Le Nouveau Courrier qui reprend un article du quotidien français France Soir, on apprend qu'à propos des relations Hollande-Ouattara, « L'attitude de l'Elysée va changer. Elle sera moins amicale ». Le Quotidien d'Abidjan se fait plus précis. Il écrit : « Après la chute de l'ex-chef de l'Etat français : les accords de défense Ouattara-Sarkozy annulés ». Il avance qu'Alassane Ouattara a plaidé auprès de Nicolas Sarkozy pour que François Hollande ne remette pas en cause ces accords, craignant pour sa sécurité. Faux, à en croire L'Expression : « Trois jours après l'élection de Hollande : un navire de guerre français à Abidjan. 44 FRCI en France ». Un peu à l'écart, L'Intelligent d'Abidjan présente une image de leçon politique, une différence entre la France et la Côte d'Ivoire. A sa Une, on lit : « Célébration du 8 mai : la France rassemblée, la Côte d'Ivoire toujours divisée. Hollande et Sarkozy ensemble, Ouattara au pouvoir et Gbagbo en prison.

Affaire des prisonniers évadés

Ouattara est rentré et il va régler ses comptes aux responsables des évasions des prisonniers. En tout cas c'est ce que nous apprend presque tous les journaux avec des mots qui parlent tout seuls. Voici ce qu'écrit par exemple L'Inter : « Insécurité, évasion des prisons : Ouattara va couper des têtes. Réunion de crise avec des généraux ». Même son de cloche pour L'Expression : « Des têtes vont tomber. Ouattara arrivé hier de Paris très fâché ». Le Patriote annonce que c'est dès aujourd'hui même que des sanctions seront prises. Le Mandat affirme quant à lui que le Président de la République a mis des ministres au pas hier, à son arrivée. Et le Nouveau Réveil d'ajouter : « Ouattara va renvoyer des régisseurs de prison, aujourd'hui. Cette insécurité fait écrire Bamba Idrissa dans Soir Info : « Côte d'Ivoire : Les gros ennuis du régime Ouattara ». Pêle-mêle, il a cité les coupeurs de route, les groupes armés qui attaquent les FRCI. Les menaces viennent, selon lui, des ex-combattants pro-Ouattara démobilisés et des supplétifs des FRCI qui ne seraient pas contents de leur situation.

Gbagbo à la Cpi

Les partisans de l'ex-chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo risquent d'être déçus s'ils veulent compter sur François Hollande pour la libération de Gbagbo. Le Nouveau Réveil affirme à sa Une : « Christian Bouquet (professeur de géographie politique) : Hollande ne libérera pas Gbagbo. Légaliste, il respecte les décisions de la Cpi et de la justice ivoirienne ». C'est ce qu'écrit également Le Mandat. Par contre, Le Temps mentionne que « Complot contre Gbagbo à la Cpi : Après le départ de Sarkozy, Luis Ocampo jette l'éponge. Le camp Ouattara dans la tourmente ». L'Inter et Aujourd'hui rapportent qu'un ancien ministre de la défense de Chirac, Charles Millon, est du côté de Gbagbo. Ils écrivent qu'il est l'invité spécial pour la dédicace du livre « Laurent Gbagbo, la conscience ivoirienne ».

RDR et FPI s'accusent

Le parti au pouvoir et l'ex parti au pouvoir ne se font pas de cadeaux. Amadou Soumahoro (SG du RDR) dit dans L'Expression : « Le FPI n'effraie personne. Nous allons répondre du tac au tac ». Son homologue du FPI, Laurent Akoun, lui répond. « Ouattara est le responsable de l'insécurité. Notre Voie écrit : « Laurent Akoun au RDR : Arrêtez la violence ».

Mais à vous je souhaite bonne lecture. A demain.

César DJEDJE MEL

César DJEDJE MEL

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte