Revue de presse: L'Ouest, toujours l'Ouest


Chers lecteurs, cette semaine a été riche en informations. Deux faits majeurs l'ont marquée.

 Il s'agit du contre-interrogatoire de l'ex-Chef d’État-major des armées, Philippe Mangou, à la Cour pénale internationale (Cpi), et des affrontements à l'Ouest, précisément dans le département de Guiglo, entre les allochtones baoulé et leurs tuteurs wê. S'agissant du premier fait, le général de corps d'Armée était face aux avocats de l'ancien président, Laurent Gbagbo et de son dernier ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. Ceux-ci voulaient ''démonter'' ses accusations contre leurs clients, que le général 4 étoiles avait chargés dans son audition par le Bureau du procureur Fatou Bensouda.

En gros, pendant la première semaine de son audition, Mangou a révélé la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, avant d'indiquer avoir demandé à l'ex-chef d’État de démissionner. Révélations qui ont surpris plus d'un, surtout dans le camp Gbagbo où les réactions, plus virulentes les unes que les autres, ont été enregistrées. Le contre-interrogatoire était donc attendu et il a débuté, le lundi 2 octobre 2017, avec Me Altit Emmanuel, avocat principal de Laurent Gbagbo. Celui-ci a tenté de confondre Mangou par une série de vidéos. La même stratégie a été adoptée par la défense de Blé Goudé.

Même le juge-président, Cuno Tarfusser, d'habitude moins prolixe, a été entreprenant. Il a posé une série de questions au témoin en vue de comprendre le dispositif mis en place par Laurent Gbagbo et son entourage pendant la crise post-électorale. Le témoignage a pris fin avec un message du général Mangou aux détenus.

Le procès à la Cpi, disons-le, a noyé le drame qui se déroule à l'Ouest, précisément dans le département de Guiglo. Les allochtones baoulé, agriculteurs, ont des problèmes avec leurs tuteurs wê. Une série d'affrontements a eu lieu, provoquant des milliers de déplacés. Le jeudi 5 octobre 2017, de nouveaux affrontements dans les campements de Yaobakro et Zéaglo ont fait une dizaine de blessés par balles et armes blanches. L'équipe de la Croix-rouge déployée sur les lieux a enregistré 2995 déplacés à la préfecture de Guiglo. La promiscuité dans laquelle vivent ces déplacés les expose à des risques de maladie, selon l'un des responsables de la Croix-rouge.

A côté de ces deux faits qui ont dominé l'actualité, il y a eu le décès du maire de Port-Bouët, Hortense Aka Angui. Décédée dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 septembre 2017, la nouvelle de son décès a été relayée par la presse le lundi 2 octobre. Port-Bouët perd ainsi ''sa mémé'', considérée comme l'élue qui a battu le record de longévité à la tête d'une collectivité locale.

La semaine s'achève aussi avec le décès de l'ancien député de Tanda (90-95), Abo Kouakou René. Alors qu'il était en compagnie de son épouse, au carrefour ''La Vie'' à Cocody, le jeudi 5 octobre, un camion benne a déversé du bitume chaud sur eux. Abo Kouakou est mort sur-le- champ, quand son épouse a été blessée gravement. Ce même jour, un joueur de football a été tué à Cocody-Angré par des braqueurs. Son véhicule a été emporté par les quidams, qui ont disparu après leur crime. La police, faut-il le souligner, continue de traquer ''les microbes'', qui refusent de se faire oublier.

A la semaine prochaine… InchAllah.

 

Y.DOUMBIA

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.ci, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Yacouba Doumbia

|

  • SOURCE: L'inter
Previous ◁ | ▷ Next
Shutterstock.com INT

LES ARTICLES LES PLUS LUS

Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte