Revue de presse : Pas de crise au sommet, assure-t-on !


Cette semaine a commencé comme la précédente s'était terminée. Sur un air de « Guillaume Soro » attendu à Abidjan. Le président de l'Assemblée nationale- dont la très longue absence avait commencé à alimenter la polémique- est rentré à Abidjan, dimanche 22 octobre.

Sans surprise, ses partisans se sont mobilisés pour lui réserver un accueil chaleureux à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Son discours, à la descente d'avion, était très attendu : Soro allait-il ruer dans les brancards ? Allait-il faire abstraction de toute diplomatie pour aborder, dans des termes crus, similaires à ceux de ses lieutenants, l'arrestation de son chef de protocole, Soul to Soul ? Le député de Ferké a décidé, dimanche soir, d'adopter une hauteur...présidentielle : « En ma qualité de président de l'Assemblée nationale, il est de mon devoir de faire confiance à la justice de mon pays. Il se trouvera toujours des magistrats pour dire le droit ». Quid de ses relations avec le président Alassane Ouattara que (presque) tous considèrent exécrables ? Soro jure que ses relations avec Ouattara sont « bonnes ». Il a signifié qu'il irait, dans les prochains jours, « avec beaucoup d'humilité », rencontrer Alassane Ouattara pour « parler avec lui ». Pourquoi, alors que leurs relations sont « bonnes », Soro compte rencontrer le chef d’État pour des échanges ? Peut-être pour renforcer ces « bonnes relations » !

Interrogé sur ses rapports avec Guillaume Soro, Alassane Ouattara, en déplacement à Niamey, a assuré qu'il ne saurait y avoir de crise entre son lointain premier ministre et lui. Le successeur de Laurent Gbagbo a d'ailleurs signifié que Guillaume Soro était « un jeune homme » qu'il a proposé à son parti pour être président de l'Assemblée nationale. L'expression « jeune homme » n'a pas suscité un fort enthousiasme dans le camp de Guillaume Soro, tandis que dans celui d'Alassane Ouattara, on s'étonnait d'une controverse...inutile.

A Guiglo, si la situation avait semblé améliorée, un regain de tension a été observé au chapitre du conflit intercommunautaire. De nouveaux blessés ont été enregistrés, des morts également. La crise est profonde. L'opposant Mamadou Koulibaly, dans une de ses rares sorties médiatiques, invite l’État à prendre des décisions : ou bien la loi est respectée et la forêt classée est déguerpie, ou bien l'initiative est prise de changer la loi, et les titres fonciers sont attribués aux populations.

On notera que les ex-combattants, autrement désignés par le vocable de démobilisés, voulaient se faire entendre, mais ont finalement reculé. De plus en plus, les leaders du mouvement ont un certain discours à la bouche : privilégier le dialogue avec le gouvernement et éviter des troubles. Cette posture ne déplaît pas, bien sûr, aux autorités.

Impossible de faire l'impasse sur la série de braquages survenus dans Abidjan : trois braquages en l’espace de trois jours. En tout, 55 millions de Fcfa ont été emportés. De quoi créer de la psychose chez la population abidjanaise.

On termine par une note sportive. Le Comité national de supporters (Cns) a lancé l'opération « A nous la Russie ! » pour galvaniser les Ivoiriens à quelques jours du match capital qui opposera les Eléphants aux Lions de l'Atlas. La Côte d'Ivoire jouera sa qualification pour le mondial russe en 2018.

Bon week-end et à la semaine prochaine !

 

Kisselminan COULIBALY

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