Regain de violence

Encore des morts à l'Ouest...


La Côte d’Ivoire se réveille ce samedi 21 juillet 2012 avec l’horreur survenue à Duékoué, dans l’ouest. Alors que le couple présidentiel est à l’extérieur pour glaner des points pour le pays. Quant à l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo, son procès fait toujours polémique. Voici de quoi sera constitué notre revue de presse ce matin.

Des morts et des blessés à Duékoué

« Horreur à Duékoué, hier », est le titre par lequel Le Nouveau Réveil annonce des affrontements meurtriers à l’ouest qui ont fait treize morts et trente sept blessés, selon lui. Il explique que cette horreur est survenue après l’assassinat de quatre malinkés (peuple du nord) dans la nuit du jeudi. En représailles, cette population qui est certaine que les tueurs sont venus du camp des déplacés de Nahibly où sont réfugiés des autochtones guéré à la fin de la crise postélectorale, l’ont attaqué et incendié. Sans que les éléments des FRCI et de l’ONUCI n’aient pu les en empêcher. Selon le correspondant de Soir Info, ces jeunes étaient armés d’armes à feu, de gourdins et de pierres. Et après avoir attaqué le camp, ils y ont mis le feu, faisant cinq morts dont deux calcinés. Le Nouveau Courrier s’indigne de ce qu’il a appelé « massacre » s’est déroulé pendant une heure et demie « au nez et à la barbe de l’ONUCI ». Aujourd’hui est convaincu d’un « massacre planifié ». Il explique que les quatre malinkés tués, l’ont été dans un braquage qu’auraient mené des Libériens, dont certains ont été tués. L’unique qui a pu s’échapper, d’après les témoignages, s’est retranché dans le camp de Nahibly, d’où le malheur des déplacés. Mais pour Aujourd’hui, cela est dû au fait que depuis longtemps, ce camp est abandonné de tous. Même du le chef de l’Etat qui, lors de sa visite, ne s’y est pas rendu. Alors qu’affirme t-il, les déplacés ont toujours crié être en danger permanent. Quant à Notre Voie, il dénonce un génocide Wè avec la complicité de l’ONUCI, et rejoignant son confrère Aujourd’hui, croit qu’il a été planifié. Il a cité le Secrétaire Général du RDR, parti au pouvoir, qui a annoncé récemment « l’aseptisation et le nettoyage à l’ouest de la Côte d’Ivoire pour faire comprendre toute la détermination du régime Ouattara à contrôler cette partie du pays." Des propos qui, affirme -t-il, auraient conditionné les FRCI et les dozos.

Le couple présidentiel en grâce

Le président Ouattara a fini son séjour en Chine par un tête-à-tête avec son homologue chinois. Le Patriote raconte qu’au palais du Peuple à Beijing, « un honneur impérial » a été offert à Ouattara qui a fait la découverte de la Muraille de Chine dans une ambiance féerique. Avant de s’envoler pour la France, il a déclaré à ses hôtes chinois: « Nous avons fait un séjour agréable et fructueux. Nous repartons très satisfaits ». L’Intelligent d’Abidjan fait savoir que le président chinois Ju Jintao a révélé que « Ouattara est un ami de longue date ». Ce qui met fin aux mensonges, écrit-il, quant à ce qui se raconte au sujet du rôle joué par l’ex-Dg adjoint du FMI en Chine. L’Inter s’est intéressé aux retombées de la visite en Chine. Il indique que le président ivoirien a obtenu de la Chine la construction d’un chemin de fer, l’agrandissement du port de San-Pédro, la construction d’un barrage hydraulique, et d’autres projets ferroviaires et routiers. Quant à son épouse, Mme Dominique Ouattara, Le Patriote et Le Nouveau Réveil informent qu’elle a été désignée lauréate du prix World Cocoa Foundation, aux Etas-Unis, pour sa lutte contre le phénomène de la traite, de l’exploitation et du travail des enfants dans la cacaoculture. A cette tribune, elle a déclaré : « La place de nos enfants est à l’école et non dans les champs ».

Procès de Laurent Gbagbo

Concernant la liberté provisoire refusée par la CPI à Laurent Gbagbo, Le Temps note que « c’est un faux débat » que soulève la Cour quant elle se fonde sur des possibilités pour Gbagbo de fuir. « Car Laurent Gbagbo ne saurait être un fuyard, lui qui a bravé les bombes de l’armée française en restant digne jusqu’à son arrestation », répond t-il. A cette audience, le porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah, qui s’est ouvert à L’Expression, est formel quant à une éventuelle libération de Laurent Gbagbo. « Aucune décision ne sera prise le 13 aout ». Selon lui, il faut attendre après cette audience, un peu plus de deux mois pour qu’il soit libéré, si les juges estiment que les charges contre lui ne sont pas fondées.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome
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