Situation sociopolitique en Côte d'Ivoire

La jeunesse du FPI veut se soulever contre le pouvoir Ouattara


13/08/2012
Amis de linfodrome.com, bonjour et bienvenue à notre revue de presse de ce lundi 13 août 2012. Comme sujets, nous parlerons du front de la jeunesse du FPI contre Ouattara, de nouvelles attaques contre des FRCI, du procès Gbagbo et des dessous du rapport de la Commission nationale d’enquêtes. Bonne lecture et bon début de semaine !

La jeunesse du FPI veut se soulever contre le pouvoir

« Nous allons lancer l’offensive ». Tel a dit Koua Justin, le leader de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI), lit-on à la Une de Soir Info. « Nous sommes prêts pour le combat. Je voudrais rassurer les familles dont les enfants sont enlevés au jour le jour, de notre détermination », a-t-il déclaré. Aujourd’hui apprend que Koua a annoncé un sit-in devant le camp de Koné Zackaria à Adjamé et la mise sur pied d’un front patriotique avec la jeunesse du PDCI. Ce combat, il veut le mener en union avec les jeunes du parti d’Henri Konan Bédié, fait savoir L’Inter qui rapporte ceci: « Notre pays court à la dérive. Nous avons en Côte d’Ivoire un régime moribond qui tue en silence les Ivoiriens. Je voudrais interpeller la JPDCI, car après avoir exterminé la jeunesse du FPI, à qui le tour ? » Il a aussi invité celle du RDR à se joindre à eux. Mais, c’est sans compter avec les leaders de ces jeunesses. Toujours dans L’Inter, KKB de la JPDCI a répondu : « je ne me reconnais pas dans ça ». Quant à Yayoro du RDR, il a dit : « Je souhaite que le jeune Koua Justin s’inscrive dans la réconciliation s’il veut avoir un avenir politique ». Leur refus peut se comprendre au vu de ce qu’a dit Koua et rapporté par Le Nouveau réveil : « Je le dis chaque fois : Vite ce régime chutera, les Ivoiriens se porteront mieux. Je suis pressé de voir ce régime chuter démocratiquement ».

Les FRCI ont été de nouveau attaqué

Un poste des FRCI à Bassam a été attaqué dans la nuit du vendredi 10 Août 2012. Selon Le Jour Plus et LeNouveau Réveil qui donnent l’information, les assaillants sont partis de Bingerville par la lagune et d’Abidjan par des taxis. Les responsables des FRCI ont précisé qu'ils n’ont perdu aucun homme, par contre, six assaillants ont été tués et de nombreux autres arrêtés. Pour ce qui est des attaques précédentes, L’Expression indique qu’il y a eu un ratissage dans la forêt du Banco à Yopougon, en vue de débusquer des miliciens qui y seraient cachés. Cette opération a fait entendre des tirs qui ont provoqué beaucoup de rumeurs. Par ailleurs, Nord-Sud Quotidien informe que deux militaires, le chef de poste du camp d’Akouédo, le sergent Aimé Gbabri Zébéhi et son « complice », le sergent-chef Armel Séa Ninsemon ont été arrêtés pour désertion lors de l’attaque du camp, ainsi que 21 miliciens. Devant l’insécurité grandissante, Le mandat révèle que « Soro reprend les commandes ». En effet, dit-il, le président de l’Assemblée nationale, Soro Guillaume, ex-ministre de la Défense s’est vu confier les rênes de la sécurisation du pays à l’issue d’une réunion secrète entre lui et le ministre de l’Intérieur et deux autres personnalités, le samedi dernier. A cette réunion qui a porté sur un nouveau plan de maillage sécuritaire, l’actuel ministre délégué à la défense, Paul Koffi Koffi, n’a pas été invité. Pour lui donc, ce dernier a été écarté.

Procès de Gbagbo

Le Nouveau Courrier écrit que « Maître Altit smashe l’avocat de Ouattara » au cours d’un débat organisé par RFI. Celui-ci a affirmé que «les médecins de le CPI ont conclu qu’il y a eu torture» contre son client Laurent Gbagbo et d’ajouter que «la demande de mise en liberté provisoire n’est pas tranchée ». C’est pourquoi, Aujourd’hui note qu’en Côte d’Ivoire, « la peur a changé de camp ». Car l’avocat de Gbagbo a dit que « ce sont eux, les avocats du pouvoir, qui ont peur du procès de Gbagbo… Ils sont sur la défensive ». Quant à Abel Naki, président du CRI-Panafricain, il a déclaré après un meeting à Paris, à la place de la Bastille, « que c’est à nous maintenant de donner l’orientation qu’il faut à la libération de notre pays ». Des Ivoiriens ont marché aussi aux Etats-Unis, devant la maison blanche, pour interpeller le président Obama sur « la dictature de Ouattara », rapporte Notre Voie. Dr Eric Edi, secrétaire général du comité d’organisation a dit : « Nous sommes venus dire à Obama qu’il s’est lourdement trompé sur le cas de notre pays. Sa lecture erronée et son soutien à Ouattara a plongé le pays dans le chaos en Côte d’Ivoire ».

Polémique toujours sur le rapport de la Commission nationale d’enquêtes

Le rapport de la Commission nationale d’enquêtes sur les violations des droits humains lors de la crise post-électorale a été rendu publique. Après avoir publié l’intégralité du document, L’Intelligent d’Abidjan avance que la Commission cache des choses aux Ivoiriens notamment la liste détaillée des 3000 morts et leur filiation et le nom des présumés auteurs, vu que la responsable de cette Commission a dit qu’ils ont été bel et bien identifiés. Pour Le Patriote, « la barbarie du pouvoir Gbagbo a été mise à nue » par la divulgation du rapport. Quant à Le Nouveau Courrier, il indique que le rapport est « scandaleux et révisionniste » car le document affirme que seulement 385 personnes ont été tuées à Duékoué là les organisations parlent d’au moins 800 morts.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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