Violence en Côte d'Ivoire

Le gouvernement ivoirien baisse le ton


18/08/2012
Fidèles amis de la revue de presse de linfodrome.com, soyez les bienvenus à notre numéro de ce samedi 18 août 2012. Les tentatives de déstabilisation et son corollaire sont les sujets dont nous traiterons. Bonne lecture et bon week-end.

Les visages des auteurs des attaques se dessinent

Le président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), Mamadou Coulibaly a encore réagi à la situation d’insécurité en Côte d’Ivoire. Sur RFI, d’après ce que rapporte Le Nouveau Réveil, il a affirmé qu’en réalité, il y a trois groupes qui attaquent. Il a confirmé que les assaillants sont issus de trois camps : 23.000 des ex-FAFN, 38.000 des supplétifs des FRCI et 38.000 des miliciens et partisans de Laurent Gbagbo qui n’ont pas tous obtenu ce qui leur avait été promis. Il a aussi relevé que les attaques sont dues au fait qu’ « on n’a pas d’armée, on n’a pas de police, on n’a pas de gendarmerie. Ces corps vivent dans la frayeur, dans la division ». Selon lui, il est difficile pour ces corps de faire leur travail s’ils ne sont pas eux-mêmes en sécurité, a relayé L’Inter. Comme solutions, il a souhaité le désarmement immédiat, la réforme de l’armée, l’insertion dans les corps de sécurité suivie simultanément de leur mise à la retraite avec pension et de leur reconversion. Ce qui est possible si l’Etat réduit son train de vie. Il a critiqué le nombre trop élevé de ministres (40) et de voyages (42) à l’étranger effectué par le président de la République, nous dit Soir Info. Quant à Bert Koenders, patron de l’ONUCI, il a relié ces attaques à la prolifération d’armes ainsi que leur détention illégale. Lui également a suggéré la poursuite du désarmement, la démobilisation et la réinsertion, fait savoir Fraternité Matin.

« Qui est ce mystérieux commando invisible ? » demande Aujourd’hui. D’abord un certain général Sékongo qui a revendiqué les attaques du camp d’Akouédo puis Drissa Coulibaly pour celui de Dabou. Selon ce quotidien, même si ces personnes ont l’air d’être méconnues, ils savent néanmoins ce qu’ils veulent. Il s’étonne que le président Ouattara ne prenne pas au sérieux les menaces et continue de voyager. À Dabou, Le Nouveau Courrier informe que ce commando a fait une quinzaine d’otages composés de FRCI, de dozos et de civils. Pour lui, si la hiérarchie militaire a choisi en complicité avec les autorités gouvernementales de cacher ces vérités, c’est qu’elles se rendent compte que la psychose a aussi bien gagné la population que les combattants FRCI. Les assaillants reçoivent de l’argent a révélé le ministre délégué auprès de la Défense, Paul Koffi Koffi. Dans Soir Info, il affirme que ceux qui ont attaqué Toulepleu, la plupart des réfugiés libériens, ont reçu 175.000Fcfa chacun. De l’argent qui proviendrait des exilés pro-Gbagbo au Ghana

Le ratissage musclé des FRCI

Après l’assaut des assaillants à Dabou et à Jacqueville, les FRCI ont lancé une vaste opération de ratissage qui les ont conduit dans les villages environnants. Elles ont pu ainsi mettre la main sur sept individus ayant pris part aux attaques, informe L’Expression. Sur eux, la somme de 750.000 F cfa dont 400.000 F cfa en faux billets a été découverte. A Agboville, les soldats ivoiriens ont bloqué et voulu fouiller un corbillard pour s’assurer qu’il ne contenait pas d'armes. Ce à quoi se sont opposés le chauffeur du véhicule mortuaire et les parents, partage L’Inter. Par contre dans les villages de Dabou (Yassap, Orbaff et Lopou), les FRCI s’adonnent à des course-poursuites avec les populations qu’ils frappent. De nombreux blessés ont été enregistrés au centre hospitalier de la ville, relate Le Nouveau Courrier. Des cas de vols ont été aussi signalés.

Les solutions au règlement de la crise

Pour Nord-Sud Quotidien, c’est « le FPI qui ouvre le feu sur Ouattara ». Il se dit convaincu par les propos de ses dirigeants. « Je vous dis qu’il y aura un match retour. Il sera dur, mais nous allons le gagner avec panache et détermination », disait Koua Justin quant Laurent Akoun avançait : « Tenez-vous prêts (…) Si Laurent Gbagbo n’est pas libéré, il n’y aura jamais de réconciliation, ni paix ici ». Face à cela, il dit "aux grands maux, les grands remèdes". Il préconise que les forces spéciales entrent en action. Dans L’Intelligent d’Abidjan, la Fondation pour la Paix, la Démocratie, le Développement et l’Intégration en Afrique (FOPPADIA) a appelé à une tournée nationale avec le gouvernement, le RHDP et le FPI dans un colloque international sur le thème : « Bourreaux d’hier, victimes aujourd’hui. Victimes d’hier, bourreaux aujourd’hui, la Côte d’Ivoire à l’épreuve de la réconciliation ». Cette option a apparemment été comprise par le premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio. « Nous demandons à nos frères de venir déposer leurs armes sur la table du dialogue et de la réconciliation », a-t-il dit sur la RTI 1. Idem pour le ministre Paul Koffi Koffi qui a invité les révoltés à venir à la réconciliation, nous rapporte Le Patriote .

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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