Des pro-Gbagbo remplacent leurs camarades en prison


22/08/2012
Alphonse Douati, arrêté samedi 19 août à Abidjan
Bonjour chers amis de linfodrome.com. Ce mercredi 22 août 2012, la revue de presse s’articulera autour des arrestations et libération des pro-Gbagbo et de l’attaque du siège du FPI.

Libération et arrestation des pro-Gbagbo

« Coup de théâtre : affaire 10 attaques en 2 semaines, 14 pro-Gbagbo libérés, hier », titre L’Intelligent d’Abidjan. Il rapporte que partisans de Gbagbo ont été relâchés deux jours après avoir été arrêtés à Bloléquin, dans l’ouest du pays. Ils étaient suspectés d’être en contact avec des personnes au Liberia mais ces suspicions contre eux n’étant pas fondées, ils ont été libérés mais interdites de quitter la zone. Pendant ce temps, à Abidjan, l’ex-ministre de Gbagbo, Secrétaire général adjoint du FPI a été écroué, avec sa fille et le directeur de cabinet d’un ex-député à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), informe Le Patriote. Le premier est accusé d’avoir recruté, armé et financé des miliciens. Les autres ont été pris pour avoir manifesté devant la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) pour la libération du ministre. Nord-Sud Quotidien complète cette liste avec le fiancé suédois de la fille et deux autres personnes et ajoute que Douaty est passé aux aveux lors de son interrogatoire. Il a expliqué qu’il communiquait avec ses camarades militants du Ghana nuitamment « car c’est le moment propice ». Parmi ces personnes arrêtées, il a dit reconnaître un jeune militant de base et d’ajouter qu’en tant que secrétaire général adjoint, tous les militants connaissent mon numéro téléphonique quant au fait que son numéro se trouvait dans leur téléphone portable. Par ailleurs, Le Nouveau Réveil annonce que le Secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, serait dans le viseur des enquêteurs, raconte-on. Devant ces faits, Notre Voie barre à la Une : « La Côte d’Ivoire sous Ouattara, une prison à ciel ouvert ». La députée Lorougnon Odette dont le chef de cabinet a été arrêté y indique « qu’il n’y a plus d’Etat depuis l’avènement de Ouattara au pouvoir ».

Enlèvements et séquestrations

Le Temps indique que les enlèvements se multiplient en Côte d’Ivoire après les attaques des positions des FRCI. Cinq personnes dont un ancien fonctionnaire de la présidence ont été kidnappées et sont depuis une semaine introuvables. Ce dernier, répondant au nom de Zakra Ernest, est dit malade et paralysé. C’est la même situation, dit-il le journal, à Dabou, Yopougon, Daloa, où des pro-Gbagbo sont pourchassés. Un policier a malheureusement subi cet enlèvement. Il a été enlevé dans son commissariat par des FRCI, raconte Soir Info. Plus tard, il a été retrouvé abattu. Ce dernier qui se nomme Koné Yacouba, lieutenant de son état, n’a pas été tué par des FRCI, selon un officier de l’armée, à en croire L’inter.Le Patriote et bien d’autres journaux ont fait l’écho de ce drame. Quant aux ex-agents de la Sotra, ils ont simplement été gazés. Venus réclamer leurs droits à la direction de cette société de transport, hier matin, « ils ont été sérieusement bombardés de gaz lacrymogènes », dit Soir Info. Ces agents sont au nombre de 200 précise Notre Voie.

Attaque du siège du FPI

L’Expression dit détenir « toute la vérité sur l’attaque du siège du FPI ». Dans un courrier d’un certain Guédé Jean Jacques, ex-milicien pro-Gbagbo, il écrit que ce sont eux qui ont mené cette attaque contre le siège de leur parti pour exprimer leur colère devant la roublardise des responsables du FPI qui leur ont payé en faux billets de banque leur prime pour la déstabilisation du pays. A contrario, Le Nouveau Courrier écrit que Soro Guillaume revendique les violences contre le parti de Gbagbo. Selon Jeune Afrique qu’il cite, des conseillers de Soro ont publié sur son blog un article intitulé : « Le FPI, une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer ». Ils l’ont comparé à Al-Qaïda ou encore au MUJAO. Le journaliste s’est alors demandé si la Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’Etat ? L’Insécurité et la psychose généralisée sont des raisons qui, selon Aujourd’hui, « clouent le président Ouattara à Paris », craignant pour sa vie. Car le ministre des Affaires étrangères a indiqué qu’il est en « congé bien mérité ». Un congé après des vacances gouvernementales ? s’interroge le journal qui avance qu’un chef d’Etat en pareille situation devrait être au pays. A côté de cela, il fait savoir que ces récents voyages en France sont pour se refaire une santé car il ne se porterait pas bien.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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