Guillaume Soro poursuit son offensive, l’école paralysée, le gouvernement voit la main des politiques


L'ex-président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, est très déterminé en ce moment

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, poursuit toujours sa série de rencontres avec les populations et les leaders politiques alors que l’école ivoirienne reste toujours paralysée. Le gouvernement y voit une grève à relent politique. Les médias ivoiriens s’appesantissent, ce jeudi 28 février 2019, sur ces sujets.

« Déterminé à tout dire, Soro a encore fait une sortie hier », barre à sa Une Soir Info. Le confrère nous apprend qu’après sa visite chez Charles Konan Banny, le mardi 26 février 2019, l’ex-président de l’Assemblée nationale est retourné chez l’ex-Premier ministre, hier mercredi 27 février 2019, à la Riviera-Beverly et qu’à l’issue de leur rencontre, il a livré des confidences.

Pour le Quotidien D’Abidjan, confrère proche de l’opposition, l’offensive de l’ex-président de l’Assemblé nationale fait « peur ». C’est pourquoi, « Le régime demande pardon en cachette à Soro ». « C’est la conclusion que l’on peut se permettre eu égard aux différentes missions souterraines envoyées auprès de l’ex-président de l’Assemblée nationale », révèle le confrère.

Au moment où Soro poursuit son offensive, l’école ivoirienne est toujours dans l’impasse. « Des enseignants fuient les villes de l’intérieur, la situation est invivable, le régime veut favoriser une année blanche », pointe Le Temps qui livre dans ses colonnes, une grande interview du secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), Assi Fulgence Assi.

« Grèves des enseignants, blocage des cours… Assi Fulgence Assi accuse et menace, nous sommes les victimes de cette crise, nous prendrons la décision qu’il faut », titre Le Temps.

Au contraire du confrère proche du Front populaire ivoirien (FPI), le quotidien progouvernemental, Fraternité Matin, livre l’intervention de la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, qui prône le dialogue dans la crise qui secoue l’école ivoirienne. « Il faut donner la priorité au dialogue », rapporte le confrère.

A propos de cette grève, le gouvernement y voit une intrusion des politiques. « C’est une grève à relent politique », titre Le Patriote, quotidien proche du parti au pouvoir.

Même son de cloche chez confrère L’Expression qui informe que « Le gouvernement voit la main des politiques ». Ce quotidien nous apprend que « par la voix de son porte-parole, Sidi Touré, le gouvernement a qualifié, hier, ‘’injustifiées’’ ces grèves du personnel enseignant, lors de la conférence de presse, au palais présidentiel, au Plateau. Nous sommes un peu surpris et ahuris. Ces grèves ont un relent politique ».

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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