Côte d'Ivoire

Bédié brise le pacte signé avec Ouattara, le « tabouret » de Guillaume Soro trouvera un preneur, l’école toujours dans l’impasse


Le président Henri Konan Bédié a brisé le pacte signé avec Ouattara devant les chefs traditionnels à Yamoussoukro

Dans la plupart des publications de ce jeudi 7 mars 2019, les médias ivoiriens s’appesantissent sur la rencontre que le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, a eue le mercredi 6 mars 2019, avec les chefs traditionnels Baoulé à Yamoussoukro, l’élection du successeur de Guillaume Soro à la présidence de l’Assemblée nationale et la situation de l’école ivoirienne.

« Face aux chefs Baoulé de Yamoussoukro : Bédié retire son nom Baoulé à Ouattara, il n’y a plus d’Alla Gnissan », titre le quotidien L’inter de ce jeudi 7 mars 2019, qui informe que cette rencontre s’est déroulée devant 208 têtes couronnées venues de Soubré, Méagui, Abidjan, et du district de Yamoussoukro.

Pour sa part, le quotidien indépendant Soir Info nous apprend que lors de sa rencontre avec les chefs baoulé, le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, s’est déchaîné et a arraché le nom de baptême Akan à Ouattara, avant de demander à ses hôtes de huer les émissaires de son ex-allié. « Bédié déchaîné livre Ouattara aux chefs traditionnels, il lui arrache le nom Akan dont il avait été baptisé », « Après avoir déchiré leur pacte, il lance : Je vous demande de huer les émissaires de Ouattara », barre le confrère à sa Une.

Pour LG Infos, le confrère proche du Front populaire ivoirien, le Sphinx de Daoukro a tout simplement brisé « le pacte signé avec Ouattara »: « Devant des chefs traditionnels à Yamoussoukro, hier, Bédié brise le pacte signé avec Ouattara », pointe-t-il.

Sur le même sujet, Le Quotidien d’Abidjan, un autre confrère proche de l’opposition, fait savoir que « Après l’avoir adopté en 2010, le peuple Baoulé renie définitivement Ouattara »

La presse proche du pouvoir ne voit pas les choses sous le même angle. Pour Le Patriote, le rendez-vous de Bédié à la salle des fêtes de la mairie a été boudé par les chefs traditionnels : « En mission de diabolisation à Yamoussoukro contre le RHDP, Bédié boycotté par les chefs Akoué, seuls 8 chefs présents sur 46 »

Le confrère L’Expression, nous apprend qu’une plainte pourrait être portée, après la rencontre de Yamoussoukro : « Rencontre Bédié-chefs Baoulé, hier, à Yakro : Un chef akouè menace de porter plainte pour usurpation de titre. »

Assemblée Nationale : Le successeur de Guillaume Soro connu ce jeudi

L’autre sujet qui retient l’attention des confrères est bel et bien l’élection du successeur de Guillaume Soro à la présidence de l’Assemblée nationale, ce jeudi.

« Assemblée nationale : Le nouveau président connu aujourd’hui », titre Fraternité Matin, le quotidien progouvernemental.

Même son de cloche chez Le Patriote : « Assemblée nationale : Le président élu aujourd’hui ». Par ailleurs, rapportant les propos de Diawara Mamadou, le confrère nous apprend que « Avec ou sans le PDCI, le vote aura lieu ». Pour Konaté Ibrahim, « Le PDCI veut faire une fuite en avant », rapporte Le Patriote.

Selon Le Temps, quotidien proche de l’opposition, des menaces planent sur l’élection du chef du parlement ivoirien. « Election du successeur de Soro : 3 groupes parlementaires menacent », titre le confrère.

Grève dans l'enseignement : L'école ivoirienne toujours dans l'impasse

Si ces deux sujets polarisent l’attention de la presse ivoirienne, la situation de l’école ivoirienne reste toujours d’actualité. Elle devient même critique, selon L’inter qui nous fait savoir que « La grève à l’école se durcit ». D’ailleurs Attabi Pacôme de la Coalition secteur éducation/ formation de Côte d’Ivoire (Cosef-ci) de 8 syndicats, du primaire au secondaire général, technique et professionnel, prévient : « Pas de cours jusqu’à nouvel ordre ».

Pour sa part, Soir Info livre les décisions qui ont été arrêtées, le mercredi 6 mars 2019, lors de l’assemblée générale de la Cosef-ci qui a décidé de reconduire le mouvement de grève. « Grève dans l’enseignement, ce qui a été décidé, hier, au primaire et au secondaire », pointe-t-il.

Cette situation préoccupe énormément la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui a adressé une lettre au président de la République, Alassane Ouattara. « La FESCI écrit au chef de l’Etat », informe L’inter.

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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