Côte d'Ivoire

Un député PDCI "gifle" Amadou Soumahoro, Béoumi à feu et à sang, le « génocide Wê » remis au goût du jour


16/05/2019
Un député PDCI "gifle" Amadou Soumahoro, Béoumi à feu et à sang, le « génocide Wê » remis au goût du jour
Le président de l'Assemblée nationale, Amadou Soumahoro, rencontre des difficultés à former son bureau

L’actualité ivoirienne de ce jeudi 16 mai 2019 est consacrée aux difficultés rencontrées par le président de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro, pour la formation du bureau du parlement ivoirien, les affrontements intercommunautaires à Béoumi et le débat sur le génocide Wê.

« Confusion totale à l’Assemblée nationale : Un autre cadre du PDCI gifle Amadou Soumahoro », titre Le Quotidien d’Abidjan. Le confrère fait savoir que « le président Amadou Soumahoro croyait si bien faire en nommant le député Jean Likane Yagui au sein du bureau de l’Assemblée nationale ». Dans un communiqué transmis à la presse, le concerné constate que « contrairement à la pratique parlementaire, le groupe parlementaire PDCI-RDA auquel j’appartiens n’a pas été consulté ou pas donné son agrément à la proposition de nomination que vous me faites ». Par conséquent, le député du PDCI, Jean Likane Yagui, est pour l’instant, « dans l’obligation de ne pas donner une suite favorable à votre proposition de me nommer au sein du bureau de l’Assemblée nationale ».

« Après son humiliation subie au parlement de la CEDEAO, tout se complique pour Amadou Soumahoro », pointe pour sa part LG Infos. Le confrère nous apprend que le président de l’Assemblée nationale vient de subir un autre revers. « Likane Yagui Jean, député du PDCI-RDA de la circonscription de Gboguhé et Zahibo commune et sous-préfecture a rejeté sa nomination au sein du bureau de l’Assemblée nationale en qualité de vice-président ».

Autre sujet traité par la presse ivoirienne, ce jeudi 16 mai 2019 : Les affrontements intercommunautaires intervenus, la veille à Béoumi. « Scènes de terreur dans le pays, hier : Affrontement sanglant entre populations sème le chaos à Béoumi », barre à sa Une Soir Info qui nous apprend que « Plusieurs corps habillés blessés par balles, maisons, voitures, commerces…incendiées ». Il précise qu’il y a eu « de nombreuses victimes dont des brûlées par essence »

Le confrère L’Expression croit en savoir davantage sur les causes de ces affrontements. « Béoumi/ Affrontement intercommunautaire, voici ce qui a tout déclenché, hier ». Selon ce quotidien, « Il y a eu au marché un accrochage entre un jeune chauffeur de taxi-moto d’ethnie baoulé et un chauffeur de véhicule de transport en commun appelé communément ‘’Massa’’ qui, lui, est malinké. Une bagarre s’en est suivie et le jeune baoulé est retourné dans son quartier avec des blessures. C’est ce qui était à la base de la colère des jeunes baoulé qui, sans attendre, ont fait mouvement sur le quartier des allogènes, déchargeant leur colère sur tout ce qui est censé appartenir à leurs hôtes ». Il s’agit du témoignage de « G. Moussa, couturier à la gare routière de Béoumi, joint au téléphone » par le confrère L'Expression.

Notre Voie, va dans le même sens et titre. « Conflit intercommunautaire à Béoumi, de violents affrontements entre baoulé et malinké : plusieurs blessés ».

Ces affrontements à Béoumi ne font pas perdre de vue le dossier Wê. A ce sujet, L’Expression nous fait savoir que « Le dossier Wê divise les pro-Gbagbo ». Dans sa livraison, le confrère indique que « Les pro-Gbagbo veulent faire du dossier Wê un fonds de commerce. Plus de huit ans après la fin de la crise postélectorale, Simone Gbagbo a fait ressurgir le dossier Wê lors de la célébration de la fête de la liberté à Duekoué. Une dame, présidente d’une ONG, vient de donner les vraies raisons de l’acharnement de l’ex-Première Dame sur ce dossier » La dame, Martine Keï Vao, présentée comme la présidente de l’ONG « Solidarité Wê », auteur d’une plainte auprès de la CPI. Selon L’Expression, « à en koaci.com, elle accuse les proches de Laurent Gbagbo de vouloir lui ‘’arracher’’ son dossier ».

A propos du « Génocide Wê », Le Temps, quotidien proche du FPI, tendance Gbagbo, nous donne un autre son de cloche. Pour le confrère, « USpwê met fin au débat ». Le Temps publie une note du président de l’Uspwê, Dr Alphonse Toussea Oulaï, dans laquelle il fait ressortir le rapport d’Amnesty International du 9 avril 2011. « Dans son rapport du 9 avril 2011, Amnesty International raconte ce que disaient les bourreaux avant leurs forfaits : ‘’On cherche les Guéré (Wê). Vous avez voté Gbagbo, on va vous tuer tous. Toi, tu es Guéré’’ ». Et le président de l’Uspwê d’en déduire que « Nous avons là, manifestement des faits de génocide »

A côté de ces sujets, la presse ivoirienne se fait l’écho de la grève des enseignants du primaire et du secondaire.

 

Adolphe Angoua

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Adolphe ANGOUA

|

  • SOURCE: Linfodrome

1 | 2