Côte d’Ivoire

Des secrets livrés sur la rencontre Bédié-Gbagbo, le RHDP réagit, grosse menace sur la présidentielle de 2020


01/08/2019
Des secrets livrés sur la rencontre Bédié-Gbagbo, le RHDP réagit, grosse menace sur la présidentielle de 2020
Henri Konan Bédié (à gauche) a rendu visite à Laurent Gbagbo à Bruxelles

La rencontre du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié, et Laurent Gbagbo, fondateur du Front Populaire (FPI) à Bruxelles et les différentes réactions des dirigeants du RHDP suite à ladite rencontre, ainsi que le vote du projet de loi sur la Commission électorale indépendante (CEI) polarisent l’attention de la presse ivoirienne, ce jeudi 1er août 2019.

La rencontre Bédié Gbagbo qui a eu lieu, le lundi 29 juillet 2019, à Bruxelles continue de susciter des réactions au sein de la classe politique ivoirienne. Les médias ivoiriens, dans leur publication de ce jeudi 1er août 2019, en parlent.

« Rencontre de Bruxelles : Pourquoi Gbagbo et Bédié n’ont pas parlé de plate-forme, ce qui va être fait dans les prochains jours », barre à sa Une le quotidien le Temps, proche de la tendance ‘’Gbagbo ou rien’’. Pour le confrère, les deux leaders n’ont pas abordé la question de « la plate-forme au sein de laquelle les deux formations politiques doivent mener la lutte en vue d’obtenir la réforme profonde de la CEI pour des élections transparentes, inclusives et la démocratisation totale de la Côte d’Ivoire ». Le Temps nous apprend que selon Me Habiba Touré, avocate de la famille Gbagbo, « L’alliance entre le FPI et le PDCI n’a absolument pas été abordée. Ce n’était absolument pas l’objet de la rencontre ».

LG Info, un autre quotidien proche des ‘’Gbagbo ou rien’’ nous dit comment la rencontre entre les deux leaders a été préparée. « Avant le tête-à-tête de Bruxelles : Comment la rencontre Bédié-Gbagbo a été préparée ». Selon le confrère qui cite Jeune Afrique, « La rencontre a été préparée pendant plusieurs mois. Chaque mot a été minutieusement pesé. Toute la nuit du dimanche à lundi, les équipes des deux hommes ont travaillé sur ce communiqué final. Chacun des deux leaders a reçu copie de ce projet de communiqué avant d’y apporter ses corrections. En compagnie du journaliste Franck Anderson Kouassi, porte-parole adjoint du FPI resté fidèle à Laurent Gbagbo, et d’Emmanuel Acka, proche de l’ancien président, ils ont travaillé avec une équipe du PDCI conduite par Narcisse N’dri, porte-parole d’Henri Konan Bédié pour peaufiner les derniers détails de cette rencontre qui fait figure d’événement politique majeur en Côte d’Ivoire ».

Alors que l’opposition ivoirienne salue cette rencontre, le RHDP, par la voix de son porte-parole, Kobenan Kouassi Adjoumani, trouve qu’elle est « regrettable ». « Après la rencontre de Bruxelles : C’est regrettable pour Bédié », dixit le porte-parole du RHDP, dans L’inter. En effet, rapporte le confrère, Adjoumani a qualifié cette rencontre de « non-événement » : « C’est regrettable pour quelqu’un qui est un ancien chef de l’Etat (…) Il sait ce que ce qui s’est passé pendant la crise. Il avait en sont temps condamné Laurent Gbagbo (…) responsable de milliers de morts ».

Pour Mathias Kakou cadre du RHDP, « Gbagbo n’a pas besoin de Bédié, mais de Ouattara ». Dans un entretien accordé à Le Patriote, Mathias Kakou pense que « La personne avec qui il (Laurent Gbagbo : ndlr) peut négocier aujourd’hui, la personne à qui il peut se confier, c’est Alassane Ouattara qui est actuellement le président de la République de Côte d’Ivoire.

Pour sa part, le confrère L’Expression annonce que « Tout est mélangé » entre le PDCI et le FPI, après la rencontre des deux leaders. « 72 heures après la rencontre de Bruxelles : PDCI-FPI : Tout est mélangé ! », titre le quotidien proche du RHDP. Pour L’Expression, « Assoa Adou, secrétaire général du FPI désigné par Laurent Gbagbo et Pierre N’dri Narcisse, directeur de cabinet et porte-parole d’Henri Konan Bédié ne parlent plus le même langage au lendemain de cette fameuse rencontre. Comme il fallait s’y attendre, à défaut des concernés, ces deux collaborateurs des deux ex-présidents étaient dans la ligne de mire des médias internationaux qui voulaient en savoir davantage sur cette rencontre. Selon le confrère, après le passage d’Assoa Adou et Pierre N’dri Narcisse respectivement sur BBC et France 24, « tout est mélangé entre le PDCI et le FPI et l’on ne comprend plus rien sur les enjeux de cette rencontre qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive ».

Autre sujet qui polarise l’attention de la presse ivoirienne : Le vote du projet de loi sur la CEI.

Pour LG Infos, après le vote de ce projet de loi, il y a une « Grosse menace sur la présidentielle de 2020 ». Selon le confrère, « alors que pratiquement toutes les voix appellent à un scrutin apaisé, dénué de toutes germes de contestations et devant permettre à la Côte d’Ivoire de marquer la fin de plusieurs années de crise, le vote du projet de loi portant réforme de la CEI par les députés RHDP est loin de rassurer. La conséquence est que la présidentielle de 2020 est fortement menacée ».

Le quotidien indépendant Soir Info abonde dans le même sens. « L’élection présidentielle de 2020 est gravement menacée », barre-t-il à sa Une, non sans mettre en avant le débat sur la CEI dans sa livraison.

L’actualité c’est aussi la présence du président de la République, Alassane Ouattara, à la 8ème conférence du sommet de Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, et qui a fait, un discours, mercredi à la cérémonie d’ouverture à Ouagadougou.

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome

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