Santé: 7 bonnes raisons de jeûner


Le jeûne a longtemps été reconnu pour ses vertus thérapeutiques même si celui-ci a été un peu oublié avec l'arrivée de la médecine moderne. Jeûner consiste tout simplement à se priver de nourriture, sur une durée de temps plus ou moins longue. Nous jeûnons pour diverses raisons et de diverses manières, mais le jeûne, quelle que soit sa forme, est acclamé par nombre d’experts à travers le monde pour ses bienfaits sur le corps.

Une peau neuve

Une alimentation déséquilibrée se manifeste sur la peau sous diverses formes : boutons, cernes, surplus de sébum, etc. Mais en jeûnant, « la flore intestinale est au repos, elle n'est plus en contact avec de la nourriture toxique et se rééquilibre. La production de sébum est donc réduite, les impuretés disparaissent, la peau se régénère et devient plus lisse », explique le docteur Françoise Wilhelmi de Toledo (médecin nutritionniste spécialisé sur les bienfaits du jeûne). Il est aussi intéressant de noter que le jeûne profite aussi aux cheveux, qui se retrouveront fortifiés, et aux dents, qui gagneront en blancheur.

 

Le repos du système digestif

Encore une fois, le jeûne entraîne le repos du système digestif, ce qui entraînera la régénération du foie et des parois de l’intestin, selon le docteur Wilhelmi. Ainsi le pancréas et l’estomac seront mis au repos et la flore intestinale sera rééquilibrée.

 

Les maladies psychiques

Des travaux menés par le psychiatre russe Nikolaev dans les années 1960-1980 avaient déjà montré que le jeûne améliorait l'état psychique de patients dépressifs, de certaines formes de schizophrénie ainsi que de ceux souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Il faut savoir qu'il existe entre 10 et 20 millions de cellules neuronales dans l'intestin. Le jeûne permettrait de mettre au repos le système gastro-intestinal (donc ces millions de cellules nerveuses) et de renouveler les cellules de l'intestin, ce qui expliquerait selon les chercheurs un effet sur l'état psychique.

 

La lutte contre le cancer

Une étude récente a prouvé que la privation de nourriture pouvait allonger la durée de vie des souris atteintes de cancer. Trouvaille assez exceptionnelle faite par le professeur Valter Longo (spécialiste en gerontology et en biologie) qu’on espère pouvoir appliquer chez l’homme éventuellement. D’après son étude publiée dans la revue Science Translational Medicine, de courtes périodes de jeûne limitent la propagation de certains types de cancers chez la souris. Ainsi, associée à une chimiothérapie, la diète augmente l'efficacité du traitement, et utilisé seul, le jeûne est parfois aussi efficace qu'une chimiothérapie. Valter a sa petite idée pour expliquer ce phénomène surprenant. Il déduit que face à un environnement hostile comme l’apport de nourriture au corps, les cellules normales parviennent à ralentir leur métabolisme et limitent leur activité. Les cellules cancéreuses auront donc de la peine à s’adapter à cet environnement et s’affaibliront. Cet affaiblissement aidera la chimiotherapie à les éliminer.

 

Les maladies cardio-vasculaires

« Les excès augmentent le risque de développer d’une maladie cardio-vasculaire. Quand nous jeûnons, notre taux d’insuline et notre taux de sucre diminuent, les graisses stockées sont mobilisées, et les réserves excédentaires vidées », précise le docteur Wilhelmi de Toledo.

 

La sérénité et l’apaisement

En voilà une surprise, car nous sommes plutôt du style à être grognon lorsque la faim nous tiraille. Cela dit, après deux ou trois jours de jeûne, la sensation de faim disparaît. « Nous ne sommes plus dans le cycle classique "j’ai faim, je mange, je suis rassasié". Nous entrons dans un état de contentement et l’on ressent de la sérénité », explique Françoise Wilhelmi de Toledo. Le docteur ajoute néanmoins que ce grand nettoyage de l’esprit devrait être accompagné par des journées rythmées par diverses activités comme la marche, la lecture ou encore la méditation.

 

 

La perte de poids

Bien entendu, car lorsque nous jeûnons, nous diminuons notre apport alimentaire, par conséquent nous brûlons plus de calories que nous en recevons. Le corps ira donc puiser dans ses réserves de graisse afin de se procurer l’énergie dont il a besoin.

 

Idan SERAY

 

 

 

Linfodrome.ci

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  • SOURCE: L'inter
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