Côte d'Ivoire : Des révélations sur l’épidémie de fièvre jaune qui sévit à Abidjan


Côte d'Ivoire : Des révélations sur l’épidémie de fièvre jaune qui sévit à Abidjan
Ph DR

Dans un communiqué parvenu à L’inter, lundi 5 août 2019, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Eugène Aka Aouélé donne quelques précisions sur l’épidémie de fièvre jaune déclarée à Abidjan.

Il fait savoir que c’est depuis le début de l’année 2019, que des cas confirmés de fièvre jaune ont été détectés en Côte d’Ivoire, et principalement dans le district autonome d’Abidjan. Au total 89 cas ont été enregistrés sur une période allant de décembre 2018 à juillet 2019. « Un décès est malheureusement survenu chez un enfant de 6 ans résidant à Gagnoa au mois de janvier 2019 », souligne le ministre de la Santé. Puis il explique qu’une investigation épidémiologique a été réalisée du 15 au 17 juillet 2019 par des équipes conjointes (Inhp, Dcpev, Ipci, Oms) afin de mieux caractériser les cas, déterminer l’ampleur de l’épidémie, évaluer le risque de propagation et orienter la stratégie de lutte. Il ressort de cette investigation que la quasi-totalité des cas investigués était vivante et en bonne santé apparente ; les signes que présentaient les malades étaient principalement la fièvre, des céphalées, des douleurs musculaires et articulaires ; la présence de nombreux gites larvaires dans l’environnement des cas (bananiers, pots de fleurs, fûts d’eau non couverts, pneus usés…).

Dr Eugène Aka Aouélé rappelle que la Côte d’Ivoire a été confrontée dans les années antérieures à plusieurs épisodes épidémiques de fièvre jaune notamment à Abidjan en 2001 et en 2008. Les campagnes de vaccination pour faire face à ces épidémies ont permis de vacciner respectivement plus de 3 millions de personnes en 2001 et 2 229 000 personnes en 2008. « Le vaccin contre la fièvre jaune est un vaccin efficace qui protège à vie et qui est disponible dans les structures de santé (pour les enfants de 9 à 12 mois dans le cadre du Programme élargi de vaccination (Pev) et à l’Institut national d’hygiène publique (Inhp) et ses antennes », fait-il savoir. Il ajoute par ailleurs que la couverture vaccinale de la fièvre jaune pour le Pev de routine au niveau national est supérieure à 90%.
Au dire du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, en 2011 et en 2012, soixante-six (66) districts sanitaires à haut risque de fièvre jaune ont bénéficié d’une campagne préventive de vaccination contre la fièvre jaune. Cette campagne a permis de vacciner plus de 14 millions de personnes âgées de 9 à 12 mois (couverture vaccinale supérieure à 95%).

Sur la base de ces données, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a accordé une place de choix à la lutte anti-vectorielle pour riposter à l’épidémie actuelle. Ainsi, des mesures ont été mises en place. Il s’agit de l’élimination des gîtes larvaires (vieux pneus, canaris, pots de fleur, objets abandonnés…), de la lutte contre les moustiques adultes (pulvérisation intra et extra domiciliaire, dormir sous moustiquaire imprégnée d’insecticide, mettre des grilles anti moustiques aux portes et fenêtres des maisons), la vaccination gratuite des personnes vivant dans l’entourage immédiat des malades afin de rompre la chaîne de transmission.
En outre, il est recommandé aux personnes non vaccinées (en dehors de l’entourage immédiat des malades) de se faire vacciner contre la fièvre jaune dans les centres de santé ou dans les antennes de l’Institut national d’hygiène publique.
Notons que le coût de la dose de vaccination est de 5 500 fcfa. Toutefois la vaccination des enfants âgés de 9 mois à 12 mois est gratuite dans tous les centres de santé conformément aux directives du programme élargi de vaccination.

Franck SOUHONE

Franck Souhoné

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  • SOURCE: L'inter
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