Vih/Sida en Afrique de l’ouest : La Côte d’Ivoire demeure toujours l’un des pays les plus touchés


04/12/2019
Vih/Sida en Afrique de l’ouest : La Côte d’Ivoire demeure toujours l’un des pays les plus touchés
Le personnel du district sanitaire d’Adjamé-Plateau-Attécoubé et quelques partenaires ont invité les participants à prendre soin d’eux.

Le district sanitaire d’Adjamé-Plateau-Attécoubé, en collaboration avec le groupement Eiffage et Spie Foundation   (Groupement d’entreprises en charge de la réhabilitation du pont Fhb) a organisé le jeudi 28 novembre 2019, à Abidjan-plateau, une séance de sensibilisation sur le Vih-Sida, qui continue de sévir en Côte d’Ivoire malgré les efforts du gouvernement et ses partenaires.

Docteur M’Bo Jeanne, représentant le directeur du district sanitaire Adjamé-Plateau-Attécoubé, a fait savoir que l’Onusida estime que le taux national de séroprévalence est à 2,6%, en 2018. « La Côte d’Ivoire demeure l’un des pays les plus affectés par la pandémie du Vih/sida en Afrique de l’Ouest », a-t-elle affirmé.

Elle a indiqué qu’en 2017, au moins 430 000 adultes âgés de 15 ans et plus, ainsi que 31 000 enfants étaient infectés par le Vih. Et le nombre cumulé de décès liés à la pandémie s’élevaient à 25 000, faisant du Vih/sida la première cause de mortalité chez les hommes et la deuxième chez les femmes, après les complications liées à l’accouchement. « Les défis majeurs pour la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 sont d’atteindre les objectifs 90/90/90, en assurant la continuité et l’utilisation croissante des services intégrés de prévention, de soins et traitement du Vih/sida au sein des centres de santé des districts sanitaires. Afin qu’en Côte d’Ivoire, 90% des personnes vivant avec le Vih soit identifiés, 90% des personnes vivant avec le Vih soit sous traitement Arv et que 90% des personnes sous traitement aient une charge virale supprimée (indétectable) », a-t-elle noté.

Elle a souligné que depuis les premiers cas décrits en 1985, beaucoup d’efforts ont été réalisés par les autorités en charge de la lutte contre le Sida pour contrôler l’épidémie et améliorer le confort des personnes vivant avec le Vih/Sida. « Cette réponse nationale peut compter sur le soutien des partenaires au développement ainsi que le monde du travail notamment des secteurs privé et public », a-t-elle assuré.

Selon elle, la lutte contre le Vih/sida ne saurait compter sans les communautés et le monde du travail, pour une mobilisation des populations pour une Côte d’Ivoire sans sida. « Cette mobilisation passe par des actions de sensibilisation afin d’informer, de prévenir et d’assurer des services de soins, et lever les obstacles majeurs que constituent la stigmatisation et la discrimination associées au Vih, et qui sont encore manifestes dans nos milieux », a-t-elle poursuivi.

Nicolas Descamps, représentant le groupe Eiffage et Spie Foundation, a indiqué que cette séance de sensibilisation s’inscrit dans le cadre du volet santé des engagements dudit groupe. « Cette campagne de prévention et de promotion de la lutte contre les Ist et le Vih/Sida est la bienvenue.

En effet, vu le taux de prévalence du Vih, au plan national, qui était de 2,6% en 2018 selon OnuSida, la Côte d'Ivoire est l'un des pays les plus touchés en Afrique de l'Ouest. C’est pourquoi, dans le cadre d’un projet de réhabilitation de l’envergure du pont Fhb, qui mobilise de la main d’œuvre, suscite la création de richesse et accélère la croissance économique, il est important d’informer les riverains et les usagers sur les pratiques qui pourraient, au lieu d’un recul, faire gagner du terrain à cette pandémie. Sachez que l'ignorance tue et l'information est un élément de survie, donc capital pour notre bien-être et notre santé », a-t-il conclu.

 

L.BEUGRE (stg) 

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