Santé : comment vite réagir face à un AVC ?


02/12/2013

AVC ou Accident Vasculaire Cérébral est de façon simple, un vaisseau sanguin qui se bouche ou un vaisseau sanguin qui se rompt. Dans le premier cas, un vaisseau est obstrué par un caillot, ce qui réduit l’irrigation du cerveau. Dans le deuxième cas, il peut s’agir de la rupture d’un vaisseau. Cela saigne et provoque une hémorragie.

1.Les causes

La faute au temps qui passe, la faute à l’hypertension artérielle, la faute au tabac…

Il est vrai que le nombre des AVC augmente avec le vieillissement de la population.
Les risques d’AVC augmentent avec l’âge: 3/4 des personnes atteintes par un AVC, ont plus de 65 ans.

*L’hypertension artérielle.

Elle multiplierait par 4 les risques d’AVC. Il suffirait donc de surveiller régulièrement sa tension pour se protéger... Le problème est qu’une personne hypertendue sur deux ignore qu’elle l’est, et que parmi les personnes se sachant hypertendues, beaucoup ne se soignent pas correctement !

*Le tabac

Fumer tue ! On le répète à longueur de paquets. Mais le tabac ne tue pas que par les poumons. Les goudrons contenus dans les cigarettes, se déposent au cours du temps sur les parois de vos vaisseaux. Ces dépôts forment des plaques d’athérome. Ces plaques peuvent se détacher de leur paroi et migrer jusqu’à un vaisseau du cerveau. C’est l’AVC. Le tabac multiplierait par 2 les risques d’AVC. Mais, sachez-le, quand vous arrêtez de fumer, vos risques d’AVC reviennent progressivement à la normale

*L’obésité et la sédentarité

Quand on est en surpoids, le cœur doit travailler davantage. La tension artérielle augmente et le taux de cholestérol et de triglycérides souvent aussi. Les risques de diabète sont plus importants. Alors, bougez ! Une simple demi-heure de marche, chaque jour, diminue les risques d’AVC de près de 30%. Et mangez équilibré. Surveillez votre taux de cholestérol à l’origine, lui aussi, de ces plaques athéromes causes de tant d’AVC. Cela signifie en clair : éliminez les graisses et mangez davantage de fruits et de légumes.

* La pilule

Tout dépend de la dose d’œstrogènes. Les pilules fortement dosées en œstrogènes augmentent les risques cardio-vasculaires. Les pilules de nouvelle génération sont plus rassurantes de ce point de vue. Mais n’oubliez pas : c’est pilule ou tabac ! L’association des deux augmente considérablement les risques.

* Le diabète

Si vous êtes diabétique, soignez-vous. Equilibrez votre diabète. On le sait, le diabète endommage les vaisseaux sanguins et favorise les AVC.

Bien connaître les facteurs de risque et les éviter, c’est la meilleure prévention des accidents vasculaires cérébraux. Reste, maintenant, à ne pas passer à côté des symptômes - parfois discrets - d’un AVC.

2.Les symptômes

Il est important de bien savoir identifier les signes d'un AVC. Attention, ces manifestations ne sont pas toujours évidentes. Plus la maladie est prise en charge à temps, plus les chances de réparation sont importantes.

Alors, soyez vigilant si :

> Vous ressentez une paralysie ou un simple engourdissement d’un côté du corps. Même si cela régresse, il faut vous rendre dans un centre de santé.

> Vous avez soudain des difficultés à parler ou à comprendre ce que l’on vous dit. Encore une fois, même si cela régresse, si cela se passe, il faut très rapidement avoir un avis médical pour faire les examens nécessaires.

> Vous avez du mal à voir d’un œil. Ne prenez pas ce signe à la légère. L'avis d'un médecin le plus rapidement possible, est nécessaire.

Dès lors que vous ressentez ce genre de symptômes, pensez à la possibilité d’un AVC, même si les signes disparaissent d’eux mêmes. Appelez vite les urgences ou rendez-vous dans le centre médical le plus proche.

3. Les conséquences

Les conséquences d’un AVC sont très variées et très variables. Tout dépend de la localisation et de l’importance de la lésion, et bien sûr de sa prise en charge et de la rapidité de cette prise en charge.

> Un AVC peut toucher l’appareil moteur et provoquer une paralysie d’un côté du corps : c’est l’hémiplégie.

> Un AVC peut atteindre l’appareil sensoriel et provoquer des troubles du langage, de la lecture, de l’écriture ou de la vision.

La plupart du temps, les lésions sont hémisphériques. Cela signifie qu’elles ne touchent que l’un des côtés du cerveau. Les symptômes se localisent sur le côté opposé en créant des gênes, des problèmes bien spécifiques.
Par exemple, si l’hémisphère gauche est lésé, cela provoquera des troubles du langage, de l’écriture, de l’orientation droite-gauche. Si, à l’inverse, l’hémisphère droit est lésé, cela provoquera des troubles de l’appréciation des distances, des troubles de l’orientation et de l’attention.

En fonction de la gravité de la lésion, ces symptômes peuvent constituer de véritables handicaps, paralysie, démence, etc. Des conséquences qui seront d’autant plus en plus graves et irréversibles que l’on aura mis plus de temps à agir. L’AVC est une urgence. Les premières heures sont fondamentales.

Dès que les premiers symptômes apparaissent, il faut agir vite. Il s’agit même d’une véritable course contre la montre.
Au-delà de quatre heures, il est beaucoup plus difficile et plus dangereux de dissoudre le caillot par ce qu’on appelle la thrombolyse.

L’idéal est de pouvoir dissoudre le caillot dans la première heure, avant que l’infarctus cérébral ne lèse trop les tissus du cerveau et ne laisse des séquelles trop importantes.

On considère que chaque minute, ce sont 2 millions de cellules cérébrales (ou neurones) qui sont détruites. Faites le calcul vous-même. Chaque seconde compte !

Dès que vous ressentez l’un des symptômes : engourdissement d’un côté du corps, troubles de la vision, troubles langages de la compréhension, perte de sensibilité (au contact, au chaud, au froid...),maux de têtes inhabituels, pertes d’équilibre, vertiges, somnolence…

?

4.Le diagnostic

Très rapidement, les médecins vont devoir déterminer s’il s’agit bien d’un AVC et de quel type d’AVC il s’agit.

Le traitement ne sera pas le même s’il s’agit d’un accident ischémique (un vaisseau bouché) ou d’un accident hémorragique après rupture d’un vaisseau.

Le neurologue devra préciser la localisation de la lésion et son importance. Pour cela, plusieurs examens sont nécessaires, en plus de l’examen clinique.

> Le scanner : l’examen n’est pas douloureux et il permet de tout savoir sur la localisation de l’AVC et ses causes, ischémique ou hémorragique. L’accident ischémique se traduit par une image de zone grise très foncée ou même noire, alors que l’accident hémorragique se traduit par une zone blanche.

> L’IRM, l’imagerie par résonance magnétique, permet d’analyser la structure des organes de manière plus précise encore que le scanner. Cet examen permet de localiser précisément la lésion. Ce qui permet de pratiquer une thrombolyse, c’est-à-dire la dissolution du caillot.

D’autres examens permettent de déterminer les causes de l’AVC :

> L’électrocardiogramme et l’échographie cardiaque peuvent permettre de déterminer une éventuelle cause cardiaque. En effet, 20 à 30% des AVC ischémiques ont pour origine, la migration d’un caillot, depuis le cœur vers le cerveau.

> L’échographie doppler qui utilise les ultrasons permet de voir un éventuel rétrécissement des artères. Elle permet de mesurer les plaques d’athéromes par exemple.

> L’angiographie par des techniques modernes( IRM ou scanner) permet de visualiser des vaisseaux sanguins invisibles aux autres examens.

5.La prise en charge

Un AVC est une urgence médicale.
Le diagnostic et le traitement doivent être effectués dans les trois premières heures, si l’on ne veut pas garder de séquelles trop importantes par la suite.

L’AVC est certes une urgence mais c’est aussi après l’accident lui-même, une maladie chronique. Son suivi thérapeutique est long et nécessite une prise en charge multidisciplinaire. Les lésions peuvent provoquer des handicaps aussi bien moteurs que mentaux.

Le premier praticien est donc le neurologue. Mais le patient aura également besoin d’un orthophoniste, s’il souffre de troubles de langage d’un kinésithérapeute, s’il souffre de séquelles motrices ; d’une assistante sociale, si son handicap nécessite le placement dans un établissement spécialisé, etc.

Dans tous les cas, la rééducation doit être mise en place pour éviter les complications d’un alitement trop long et pour améliorer les chances de récupération

Les AVC sont la première cause de handicap chez l’adulte et la deuxième cause de démence.
Autant dire que la vie après un AVC est parfois bien difficile et éprouvante, aussi bien pour la personne qui en est victime, que pour son entourage. Il est parfois nécessaire de devoir réapprendre les gestes les plus simples de la vie quotidienne.

Mais heureusement notre cerveau possède des trésors d’adaptation. Même si une partie en est lésée, le cerveau peut compenser en activant des zones jusqu’alors inexploitées. C’est l’une des missions de la rééducation.

D’où l’importance de démarrer cette rééducation le plus tôt possible. Les séquelles seront d’autant moins lourdes que la rééducation aura été rapidement mise en place.
Tout dépend cependant de la zone cérébrale touchée.

L'aide d'un orthophoniste
Dans le cas où la communication par le langage ne peut pas être rétablie, l’orthophoniste pourra apprendre d’autres modes de communication avec l’entourage. Une communication gestuelle, par exemple.

Le kinésithérapeute et l’ergothérapeute travailleront la mobilité, la motricité et l’habileté de leur patient.

L'aide d'un psychologue
Le psychologue aura pour mission de prendre en charge les éventuelles dépressions ou crises d’angoisses liées au handicap. L’aide psychologique est souvent nécessaire après le retour à la maison.

Tous ces spécialistes sont réunis dans les centres de rééducation spécialisée. Malheureusement leur nombre est encore insuffisant... d’autant plus que le nombre des AVC ne cesse d’augmenter.

Parce que la santé est primordiale, préservons-la, grâce à votre assistance médicale APAMCI, www.apamci.com

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