Santé : Le mal de dos !


17/02/2014

Quelle que soit notre activité quotidienne, le dos est souvent mis à rude épreuve. Bien sûr, en cas de travaux de force, la colonne vertébrale est particulièrement sollicitée. Et pour les sédentaires, qui n'ont pas l'habitude de mobiliser souvent leur dos, il suffira d'un « faux mouvement » pour qu'une douleur survienne. Pas étonnant donc que le « mal de dos » soit l’un des premiers motifs de consultation médicale.

Le dos, ou plus précisément la colonne vertébrale, est l’élément clé de notre organisme, assurant la stabilité de

l’ensemble du squelette. Cette colonne se compose de sept vertèbres cervicales, douze vertèbres dorsales et cinq vertèbres lombaires auxquelles il faut ajouter - en bas - les vertèbres sacrées et coccygiennes qui sont soudées.

De causes très variées

Pour comprendre un mal de dos, il ne faut pas considérer la colonne vertébrale seule, mais aussi tout ce qui l'entoure : tendons, ligaments, nerfs, et muscles. Ainsi des douleurs dorsales peuvent être uniquement dues à une atteinte des vertèbres (os), en cas d'ostéoporose, par exemple. D'autres fois, ce sont les articulations entre les vertèbres qui peuvent faire souffrir, ou le disque entre les vertèbres, ou encore un muscle à proximité qui souffre d'une contracture.

Si certaines pathologies liées au mal de dos sont facilement identifiables grâce à l'imagerie médicale, comme les hernies discales ou bien encore l’arthrose, il est parfois difficile de retrouver un élément significatif pouvant expliquer l’apparition ou la persistance d’une dorsalgie.

Toutefois, le médecin doit apprécier et rechercher les facteurs pouvant l’expliquer. Ainsi, il peut se produire des contractures musculaires qui déclenchent la douleur, et qui peuvent provoquer une asymétrie vertébrale à l’origine de déplacements vertébraux mineurs. Les contractures apparaissent suite à un déséquilibre musculaire engendré par des activités physiques dissymétriques (sport à raquette par exemple), des mauvaises attitudes posturales (travail de bureau, maniement de poids lourds...).

Des facteurs psychologiques interviennent aussi dans le mal de dos : un stress, une anxiété, une dépression peuvent également déclencher des problèmes dorsaux, ou les aggraver.

Les examens

Le médecin qui prend en charge un patient se plaignant du dos va d’abord s’atteler à détecter un problème aigu comme une hernie discale ou une maladie rare (spondylarthrite, brucellose…). C’est l'imagerie médicale qui lui donnera les principales informations, éventuellement complétées par une prise de sang à la recherche d’un syndrome inflammatoire. Mais assez souvent les réponses se trouvent en écoutant et en examinant le patient, en s’intéressant à son mode de vie, sa profession, ses loisirs…

Attention : Un diagnostic précis doit tout de même toujours être posé. Il arrive en effet que des patients traînent des maux de dos, sans que l'on ait établi dès le départ un diagnostic précis. Le danger est de découvrir au bout de plusieurs mois l'existence d'une tumeur...

Aussi, en cas de mal de dos, il est bien sûr conseillé de consulter son médecin traitant, et éventuellement un médecin spécialiste : un rhumatologue ou un spécialiste de la rééducation fonctionnelle.

Des traitements très différents

Les traitements sont nombreux. Si une pathologie précise est identifiée, elle sera traitée en fonction de sa gravité. Ainsi pour une hernie discale : il s'agit du repos au lit strict associé à des médicaments assez puissants. En cas d'échec, une intervention chirurgicale est envisagée.

En cas d'ostéoporose, les médicaments sont aujourd'hui nombreux et efficaces.

D'autres fois, seuls des médicaments contre la douleur sont prescrits. Ils sont efficaces, plusieurs classes peuvent être utilisées : antalgiques, décontracturants musculaires, anti-inflammatoires sont prescrits couramment. Dans les douleurs chroniques, qui quelquefois engendrent des problèmes psychologiques, on peut avoir recours aux anti-dépresseurs.

La correction des déplacements vertébraux mineurs peut être aussi indiquée. Certaines techniques de manipulation et d’ostéopathie donnent parfois de rapides résultats. La kinésithérapie, des séances de rééducation avec parfois des massages peuvent aussi être proposées.

Bien évidemment, il faut insister sur la prévention, favoriser les sports équilibrés (natation, vélo), encourager les patients à éventuellement perdre du poids, à se muscler, et à éliminer leur stress. Il faut veiller à bien appliquer les conseils de manipulation d'objets lourds, ou de maintien postural, surtout dans les professions à risque.

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