Coopération militaire France - Côte d'Ivoire: Un bateau de guerre français à Abidjan


Le Contre-amiral Djakaridja Konaté en compagnie des officiers français du Mistral dans la cabine de pilotage.
Le Mistral, Bâtiment de projection et de commandement (Bpc) de l'armée française, mouille depuis le 12 décembre dernier au Port d'Abidjan. Ce bateau de guerre, construit aux normes civiles, navigue depuis 25 ans dans les eaux du monde, particulièrement dans celles du Golfe de Guinée.

Sa relâche en Côte d'Ivoire intervient après des passages au Ghana, au Congo et plus récemment au Togo. Navire polyvalent, le Mistral a été visité hier par de nombreuses personnalités, dont le ministre en charge de la Défense, Paul Koffi Koffi. Pour découvrir cette ''ville sur mer'', le ministre de la Défense était accompagné de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, Georges Serre, et du secrétaire général du Conseil national de sécurité, Alain Donwahi, ainsi que le contre-amiral Djakaridja Konaté, commandant de la marine nationale. «Nous sommes à Abidjan parce que la marine ivoirienne est en pleine renaissance. Elle a connu une période pendant les troubles où elle n'allait plus en mer. Les bateaux étaient cassés. Maintenant, nous avons une marine jeune et en plein développement. Donc, elle doit former ses équipages et les entraîner. Nous sommes très heureux de participer à l’entraînement des équipages de la marine ivoirienne qui sont déjà excellents. Ils l'ont prouvé plusieurs fois dans les exercices que nous avons faits cette année. C'est une marine de haute mer capable d'aller affronter le mauvais temps, les ennemis et le grand large. Donc, nous menons une manœuvre tactique de haut niveau avec la marine ivoirienne pour tester la capacité de réactivité, de réponse interarmées des forces armées ivoiriennes», a déclaré le vice-amiral d'escadre, Emmanuel de Oliviera, préfet maritime de l’Atlantique, commandant la zone maritime Atlantique. Selon cet officier français, le Mistral vogue dans les eaux du Golfe de Guinée pour la protection des biens et intérêts français à l’étranger, particulièrement dans les pays de cette zone. «Nous allons signaler à la marine ivoirienne, les marines qui sont en infraction ou les navires pirates. Ensuite, nous souhaitons que les marines africaines prennent en charge l’arraisonnement du bateau et conduise la procédure judiciaire jusqu'à la condamnation des délinquants. Je me réjouis de voir que la marine ivoirienne, avec ses fusillers commandos, mène des opérations de reprise de force, c'est-à-dire d'assaut à la mer avec un grand succès. Elle l'a prouvé plusieurs fois cette année », a-t-il ajouté. La présence du Mistral au large d'Abidjan participe de cette coopération. Il s’agit de permettre aux militaires ivoiriens de bénéficier des techniques dont ils ne disposent pas et dont ils pourraient faire usage dans le cadre des opérations de maintien de la paix ou de surveillance des activités illicites telle que la piraterie maritime. Du 18 au 21 décembre, sera organisé conjointement avec les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) et les Forces françaises en Côte d'Ivoire (Ffci), un grand exercice amphibie dénommé ''Mistral d'Ivoire 15 ''. Cet entraînement se découpera en plusieurs phases. La première aura pour objet d'entraîner les pilotes des véhicules Ffci et des Frci à évoluer avec les chalands de débarquement sur la plage, un débarquement amphibie complet de force armée sur un site dédié. Au total, cet exercice verra l'embarquement à bord du Mistral, de 280 personnes et 60 véhicules pour 72 heures de manœuvres amphibies au large d'Abidjan et de San-Pedro. Ce mardi 15 décembre, des périodes d'instructions opérationnelles dans les domaines allant de la plongée à la mise en œuvre des procédures utilisées pour les tirs d'artillerie en mer seront organisées au profit de 24 marins ivoiriens. Sous le commandement du capitaine de vaisseau Benoît de Guibert depuis juillet 2014, le Bpc Mistral compte un équipage de 28 officiers, 161 sous-officiers et 75 quartiers-maîtres et matelots. Deuxième plus grand bâtiment français après le porte-avions Charles de Gaulle, ce porte-hélicoptères peut-être appelé à constituer la pièce maîtresse de plusieurs types d'opérations aéromobiles, des opérations amphibies, des missions de gestion de crise, de commandement d'opération, de transport de troupes ou de soutien santé.

Cyrille DJEDJED

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Cyrille Djedjed

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  • SOURCE: L'inter
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