En visite de travail à Abidjan : Ce que des comoriens et centrafricains disent du Burida


Ph DR

Deux délégations de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) dont l’Office comorien de la propriété intellectuelle (Ocpi) dirigée par Mme Nadjat Ali Mchangama et la Structure centrafricaine de gestion de droit d’auteur dirigée par Kolegwi-Nzakpe Joseph sont en visite de travail auprès du Burida depuis le 2 mars 2017.

Ces organismes de gestion de droit collectif sont au Burida pour s’imprégner du modèle ivoirien qui a réussi à amorcer un parfait processus de restructuration. Représentant la directrice générale du Burida, Mme Irène Vieira, Yves Kané, directeur de la répartition a conduit les travaux de cette mission. Le travail, selon Yves Kané a consisté à la présentation des différents services de l’institution. « Nous avons présenté la direction générale, la direction de la documentation (sur leurs activités et leurs fonctionnements) , le service informatique ( son activité et les logiciels conçus pour l'exécution des différentes tâches). Le service de la communication a présenté son fonctionnement (comment le Burida a pu capter l’attention des populations et artistes). On vient de finir avec les bureaux urbains et les antennes décentralisées. Nous avons également présenté les directions de la répartition, des affaires financières et du service des ayant droits », a-t-il fait savoir.

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Mme Nadjat Ali Mchangama, directrice de l’Ocpi a relevé qu’elle séjourne à Abidjan dans le cadre d’une mission organisée par l’Ompi. « J’ai commencé par l’Ompi où j’ai effectué trois jours de travail avec eux. Ici, j’ai rencontré le responsable qui assure l’intérim de la direction générale. Cette mission est axée sur le partage d’expériences. Le Burida est une maison de gestion collective de droit d’auteur qui a une renommée internationale donc le fait d’être là aujourd’hui, c’est pour beaucoup apprendre de cette institution pour que cette expérience soit profitable à notre maison comorienne qu’on va créer », a-t-elle traduit.

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Poursuivant, elle dit avoir apprécié l’organisation du Burida, les accords qu’il a avec les autres partenaires et surtout comment les dirigeants ont pu restructurer une maison qui était presqu’en faillite. « On a échangé avec eux et nous avons compris que du travail a été fait pour qu’ils arrivent à ce stade là », s’est-elle réjouie.

Pour sa part, Kolegwi-Nzakpe Joseph, directeur général du Bureau centrafricain du droit d’auteur a informé que sa structure est en pleine reforme. « Le gouvernement à travers la ministre de la culture et des arts a lancé une reforme dont nous bénéficions de l’assistance technique de l’Ompi. Nous sommes donc là pour nous inspirer et nous entretenir avec nos collègues ivoiriens qui s’occupent du droit d’auteur », a-t-il situé.

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Aussi, dira-t-il que le Buruda fait partie des rares bureaux en Afrique Subsaharienne servant de modèle. « C’est pourquoi, nous avons jugé nécessaire de venir échanger avec les agents du Burida pour voir dans quelle mesure nous pouvons adapter leur modèle dans notre contexte. Dans la coopération sud-sud, il est important de s’inspirer de l’expérience de celui qui est tout près que d’aller au loin », a-t-il souligné.

Ces différentes délégations poursuivront leurs activités dès demain.

 

Philip KLA

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Philip Kla

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  • SOURCE: Linfodrome
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