Entretien

Olivier Akoto, Député de Daoukro et Commissaire général du FICAD : « Bédié m'a renouvelé sa confiance »


20/03/2017 | | Commenter l'article
375
DR

A moins d'un mois de l'ouverture de la 13è édition du Festival international des arts et de la culture de Daoukro (FICAD), son commissaire général et non moins député élu, Olivier Akoto, s'est ouvert à Linfodrome. Dans cet entretien, l'homme lige du FICAD dévoile les temps forts qui vont meubler l'édition de cette année.

Comment vont les préparatifs de l’édition 2017 du FICAD ?

Les préparatifs vont bon train. Nous sommes en train de régler les derniers détails pour une belle fête à Daoukro, pour un grand rassemblement du tourisme, de la culture et des arts à Daoukro. Nous sommes actuellement à la finalisation des derniers détails.

Est-ce qu’on peut revenir sur le thème retenu pour cette année ?

Le thème général retenu est « L’industrie culturelle et touristique face au développement local ». Le thème spécifique est « Leadership de la chefferie traditionnelle face aux défis du développement local ». Nous voulons mettre en exergue la promotion de la chefferie traditionnelle qui est en fait la courroie de transmission entre les populations et l’administration. Nous estimons que les chefs ont un rôle important à jouer dans l’épanouissement des populations. Surtout lorsqu’on voit tous ces maux qui minent nos régions actuellement. La morale qui fout le camp, la vente illicite de terre, l’orpaillage clandestin qui s’empare de nos régions, etc. Comme la chefferie est un maillon culturel essentiel dans nos traditions, nous voulons mettre les chefs au devant des sujets de développement.

Quelles seront les temps forts de l’édition de cette année ?

C’est l’un des temps forts que nous venons d’indiquer plus haut. Il y aura ce grand atelier qui verra la participation d’une centaine de chefs de la région de l’Iffou. Nous avons un autre moment fort, c’est la promotion du vernissage. Nous voulons apporter un appui à nos artistes locaux avec la contribution d’artistes venant de l’INSAAC. Il y aura aussi le FICAD N’Gowa. Et puis naturellement nous prévoyons une grande action sociale, notamment un important don à l’hôpital de Daoukro et de Pepressou. Il y aura aussi des dons à des écoles primaires. Notons aussi une conférence publique qui sera organisée sur le thème de la déforestation. La Première dame nous offre cette année un bibliobus qui parcourra toute la région pour donner le goût de la lecture à nos enfants.

Quel sens donnez-vous à l’édition de cette année ?

Nous retombons sur nos pieds puisque l’an passé, de façon exceptionnelle, le FICAD s’est tenu en août pour des contraintes internes. Nous venons cette année pour dire que le socle du FICAD, c’est la période pascale. Nous retrouvons notre FICAD habituel qui se tient en Pâques.

Plusieurs événements sont annoncés dans la même période dans d’autres régions. N’avez-vous pas un peu peur quant à la mobilisation ?

Non ! Nous avons toujours dit que nous ne voulons pas être un oasis dans un désert. Nous avons été parmi les précurseurs du Paquinou organisé à un certain niveau national à Daoukro depuis 2004. Si aujourd’hui notre exemple est suivi, on ne peut que se réjouir. De toute façon, chaque région a sa particularité. Daoukro a sa spécificité. Nous n’avons pas à avoir de crainte. Le FICAD demeure un esprit qu’on ne saurait plagier. Nous partageons tous le même esprit d’animation de nos régions mais le FICAD est un label qu’on ne saurait copier. Bien au contraire nous encourageons toute action qui concoure à la promotion de la culture et des arts.

Qu'en est-il de l’implication des cadres de la région ?

Le premier des cadres de la région de l’Iffou, le Président Henri Konan Bédié, a renouvelé sa volonté de nous accompagner. Il est la haute autorité du FICAD. Il nous a renouvelé sa confiance en nous recevant il y a quelques jours. Une fois que le Président Bédié est au devant, c’est tous les cadres de Daoukro qui sont impliqués. Mais en même temps nous leur demandons de renforcer leur participation dans l’organisation de ces retrouvailles.

A la faveur des législatives dernières, beaucoup ont pensé que le FICAD allait prendre un coup avec votre candidature indépendante. Que répondez-vous à toutes ces personnes ?

Il faut dissocier le FICAD et la politique. Je ne veux pas être trop prolixe la dessus. Je vous parle en tant que le commissaire général du FICAD. Ce qui n’a rien à voir avec le député Akoto. Dans le FICAD, c’est toute la région de Daoukro qui s’y retrouve pour célébrer la culture. Les deux casquettes sont distinctes.

Y aura-t-il la participation de pays étrangers ?

Nous avons la confirmation du Cameroun, la Tunisie et le Ghana. Nous avons des accords de partenariat avec tous ces pays que nous tenterons de renforcer au fur et à mesure.

Votre mot de fin…

Nous demandons à la population de Daoukro de s’organiser pour recevoir de manière conviviale et fraternelle comme elle sait si bien le faire tous nos invités, tous les festivaliers. Nous voulons lancer en même temps un message à tous les partenaires à s’approprier le FICAD car c’est la seule vitrine en pays Baoulé à même de faire leur promotion parce que nous sommes outillés à le faire.

Propos recueillis par David YALA

 

 

David YALA

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next

Articles de la même catégorie

Bts : Les innovations de 2016 remises à plat

27/03/2017
| Dominique Fadégnon
    |
  • Soir info

Bepc et Bac : Menace sur 15 000 candidats

27/03/2017
| Dominique Fadégnon
    |
  • Soir info

Videodrome

Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte