Affaire” des agents de pompes funèbres abattus à Arrah”: Les corps bloqués à Ivosep, la gendarmerie débarque


Photo d'illustration

Les dépouilles des cinq agents de la Société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) et de celle du chauffeur abattus à Arrah (207 km au nord-Est d’Abidjan) pourraient ne pas quitter la morgue d’Ivoirienne de sépulture (Ivosep) de Treichville, le samedi 15 juillet 2017 à 14h, comme prévu par les familles.

 En effet, les responsables d’Ivosep ont refusé de rendre les dépouilles qui doivent atterrir à la morgue de Sipofu de Yopougon (route de Dabou). « Nous ne sommes pas à mesure de livrer les corps des agents de Sipofu pour les garder dans leur morgue parce qu’elle (Sipofu) n’est pas habilitée à conserver des corps sur l’étendue du district d’Abidjan. Les corps resteront ici jusqu’à la levée », a répété un agent de la direction générale, le jeudi 13 juillet 2017, lors d’une séance de travail avec une délégation des familles éplorées et de Sipofu. Informée de cette situation, la gendarmerie nationale qui a décidé de prendre en charge les obsèques a dépêché, selon nos sources, le commandant Tahé, en compagnie du porte-parole des familles, le vendredi 14 juillet 2017.

A relire: Affaire des agents des pompes funèbres abattus à Arrah/ Ce que le commandant supérieur de la Gendarmerie a décidé

Le niet catégorique des responsables d’Ivosep a été répété à l’envoyé de la maréchaussée. Aussitôt, les familles ont saisi le commandement supérieur de la gendarmerie qui a décidé de les recevoir dans la soirée. Toutefois, les familles qui tiennent à récupérer les corps de leurs proches se disent déterminées pour le samedi 15 juillet 2017 à 14h. Du côté d’Ivosep, la direction générale a été claire : « Nous allons utiliser les forces publiques pour empêcher tout trouble ». Le samedi 27 mai 2017, N’To Kouamé, Glahou Alain, Taplehi Marc, Bio Guillaume, Ké Patrice, Kouaho Brou et Alain Touré ont été abattus par des gendarmes dans une fusillade à Arrah.

Ils ont été confondus à des braqueurs qui venaient d’arracher 32 millions de francs Cfa à un opérateur économique. Sur instruction du Général de Brigade Kouakou Kouadio Nicolas, commandant supérieur de la gendarmerie, les gendarmes concernés ont été mis aux arrêts et transférés à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama), après un bref séjour à l’escadron de Daoukro (270 km au nord-Est d’Abidjan). Les familles qui se sont plaintes de n’avoir pas été assistées par le ministère de la Solidarité de la Famille et de la Protection de l’Enfant ont été priées par le département ministériel en question de lui adresser un courrier.

 

M'BRA Konan

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