Affaire “des agents de pompes funèbres abattus à Arrah” : Colère à la veillée du samedi ; un général de la gendarmerie refoulé à Ivosep

.Des collègues des défunts catégoriques : « Nous irons chercher les corps de gré ou de force »
. Des dizaines de corbillards mobilisés
18/07/2017
Affaire “des agents de pompes funèbres abattus à Arrah” : Colère à la veillée du samedi ; un général de la gendarmerie refoulé à Ivosep

Les familles éplorées, collègues et amis des agents de Société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) et un chauffeur abattus, le samedi 27 mai 2017, à Arrah (207 km au nord-Est d’Abidjan) ont vigoureusement exprimé leur colère et leur indignation dans la nuit du samedi 15 juillet 2017, à la place Cp1 de Yopougon, lors d’une grande veillée funèbre.

 Leur courroux s’explique par le fait qu’Ivoirienne de sépulture (Ivosep) refuse de livrer les six dépouilles et dénie la qualité de service traiteur à Sipofu qui devrait les recevoir, le samedi 15 juillet 2017 pour les funérailles. A l’annonce de cette décision « humiliante » d’Ivosep, c’est l’hystérie et la colère amplifiées par des cris et des pleurs. « Trop, c’est trop. Le corps de mon frère n’est pas à marchander. Pourquoi refuse-t-il (Directeur général d’Ivosep) de donner les corps ? Se reproche-t-il quelque chose ? », s’est emporté un membre d’une famille. En tout cas, une importante réunion a eu lieu le dimanche 16 juillet 2017 pour acter et mettre à exécution les décisions arrêtées lors de la veillée.

« Le lundi matin (17 juillet 2017), nous irons chercher les corps, de gré ou de force, avec des membres des familles. Nous allons mener des actions vigoureuses et même s’il faut bloquer le boulevard (Vge), nous n’hésiterons pas. Des dizaines de corbillards sont mobilisés ainsi que des fabricants de cercueils qui effectueront massivement le déplacement », a résumé, le dimanche 16 juillet 2017, Kra Kouamé, le président du Syndicat national des pompes funèbres de Côte d’Ivoire (Synapofu-ci). Du côté d’Ivosep, une consigne stricte a été donnée. « Le Directeur général est actuellement à Dakar. Nous ne pouvons pas aller contre la décision qu’il a arrêtée avant son départ. Donc, nous ne livrerons pas les dépouilles en question », s’est voulu bref et catégorique un des responsables.

A relire: Affaire des agents des pompes funèbres abattus à Arrah/ Les corps bloqués à Ivosep

C’est ce qui expliquerait que la délégation de la famille qui a été refoulée une première fois, le vendredi 14 juillet 2017, ait fait appel à la gendarmerie pour obtenir gain de cause. En effet, selon des sources sécuritaires, la gendarmerie qui a suivi, de bout en bout, ces dépouilles d’Arrah à la morgue de Port-Bouët en passant par la médecine légale de Cocody, a dépêché une seconde délégation conduite par le Général de Brigade Alexandre Apalo Touré, commandant supérieur en second de la gendarmerie accompagné par un Colonel et un commandant. Cette forte délégation de la gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire a essuyé le niet de la direction d’Ivosep. C’est fort de cette « humiliation » que les familles et collègues ont décidé ce lundi de passer à la vitesse supérieure. Rappelons que le samedi 27 mai 2017 à Arrah, N’To Kouamé, Glahou Alain, Taplehi Marc, Bio Guillaume, Ké Patrice, Kouaho Brou et Alain Touré pris pour des braqueurs,   ont été abattus par des gendarmes dans une fusillade. Le Général Kouakou Kouadio Nicolas, commandant supérieur de la gendarmerie, a mis aux arrêts les gendarmes mis en cause. Ceux-ci, après un bref séjour à l’escadron de Daoukro, ont été transférés le mardi 27 juin 2017 à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama), en attendant leur jugement.

 

M’BRA Konan

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M'Bra Konan

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  • SOURCE: Soir info
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