Côte d’Ivoire : La ministre Mariatou Koné a reçu Assi Fulgence, le Sg de la Fesci

« Nous sommes en train d’atteindre nos objectifs », a dit le leader de la Fesci
26/09/2017
Côte d’Ivoire : La ministre Mariatou Koné a reçu Assi Fulgence, le Sg de la Fesci
La ministre Mariatou Koné a entamé des négociations avec les responsables de la Fesci et leur a demandé de faire confiance au gouvernement

La ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Mme Mariatou Koné a reçu à son cabinet (Plateau) une délégation de la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire (Fesci) conduite par son président Assi Fulgence, le mardi 26 septembre 2017. 

La ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Mme Mariatou Koné, a reçu une délégation de la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire (Fesci), le mardi 26 septembre 2017,  à son cabinet au Plateau (Abidjan).

Au terme de cette rencontre, Mme Mariatou Koné a expliqué pourquoi elle conduit les négociations avec les responsables de la Fesci. « Les négociations sont conduites par moi parce que je suis la ministre en charge de la cohésion sociale. C’est vrai que cohésion n’apparait plus dans l’intitulé, mais je demeure la ministre en charge de la cohésion sociale. Le gouvernement n’est pas pour la perturbation de l’école parce que quand l’école est perturbée, ce sont des familles qui en pâtissent, ce sont des élèves qui en pâtissent. Nous avons échangé avec nos jeunes frères, nos enfants sur la question qu’il (Assi Fulgence : ndlr) appelle une crise. Il y a 4 points dont ils ont parlé : la question de l’inscription. Je crois qu’ils ont reconnu eux-mêmes que l’Etat fixe un montant, c’est 6 000 francs cfa, ça ne va pas au-delà. Maintenant, s’il y a des frais annexes, ce sont les parents d’élèves, à travers les Coges, qui recueillent ces fonds. Je crois qu’il y a un texte qui indique bien qu’il y a un montant qui ne doit pas être dépassé. Je pense que je rendrai compte à Mme la ministre. Des établissements ne respectent pas les règles, ce n’est pas tous les établissements. Ils ont reconnu, ce n’est pas la responsabilité de l’Etat. La deuxième des choses, ils souhaitent que les sessions de remplacement pour les examens à grands tirages qui ont été suspendues reviennent. Ils souhaitent également que le nombre de boursiers dans les lycées, collèges et même dans le supérieur augmente. Pour la question de l’inscription, je verrai avec Mme la ministre. Mais pour l’augmentation du nombre de boursiers et remettre les sessions remplacement, ça ne relève pas de Mme la ministre, c’est plutôt une affaire de budget de l’Etat parce que c’est en fonction de l’enveloppe budgétaire qu’on mène des activités. Et la plus belle fille ne peut offrir que ce qu’elle a. Je pense que, plus on aura, peut-être que ça va revenir. Je vais également en parler au gouvernement. Et puis, le dernier point, suite à leur manifestation violente, des étudiants ont été incarcérés. On a bien vérifié que ce sont des étudiants. Ce sont bel et bien des étudiants », a-t-elle clarifié.

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Et la ministre d’ajouter qu’elle a donné des conseils à ses hôtes. « Je pense qu’en tant qu’en charge de la cohésion, en tant que maman également, je leur ai donné des conseils pour dire que rien ne s’obtient dans la violence. Parce qu’on ne peut pas dire qu’on faisait une manifestation pacifique et puis il y a eu mort d’homme, il y a eu des blessées. Ce n’est pas possible. Donc il faut qu’ils revoient la manière de négocier. Négocier dans la paix et non dans la violence ».

Mariatou Koné a demandé à Assi Fulgence et sa délégation de faire confiance au gouvernement. « Je suis une maman, faites confiance à la maman et ça va aller. Je ne peux pas donner de délai, mais faites confiance au gouvernement. L’Etat n’a rien contre ces enfants. Il n’y a pas de charges contre ces enfants. Seulement, quand un enfant se comporte mal, il faut lui donner des leçons. C’est ce qui s’est passé. Attendons la suite ».

Pour sa part, Assi Fulgence est revenu sur l’objet de la rencontre. « L’objet de la rencontre est lié à l’actualité que connait le milieu universitaire et scolaire. Il faut dire que depuis un bon moment, nous avons connu un certains nombre de remous dans les établissements. Et Mme la ministre a bien voulu nous inviter à une table d’échanges afin de juguler cette crise. Mme la ministre, tout comme une mère, a bien voulu nous aider à trouver des solutions à nos revendications. Et donc, elle a bien voulu qu’on puisse lui faire confiance pour qu’elle puisse donner de la voix auprès du gouvernement afin de trouver des solutions à nos revendications. C’est pour moi, l’occasion de rappeler un fait : il faut dire que l’état de crise que nous avons engagé avait pour seul but de créer un cadre de négociations afin de trouver des solutions à nos revendications. Je pense qu’à travers elle, c’est un cadre qui s’ouvre. Et donc il était important pour nous de venir l’écouter et de lui porter aussi nos doléances. Pour nous, l’action avait pour seul objectif de créer un cadre de négociation puisque le cadre s’ouvre, nous allons donner une chance à la négociation et après cela, nous pourrons revenir la voir et faire le point de la négociation », a-t-il confié.

Pour le leader de la Fesci, son mouvement s’inscrit dans une démarche pacifique. « Comprenez que notre démarche, ce n’est pas de faire de la violence. Nous nous sommes inscrits dans une démarche pacifique dans les lycées et collèges et dans tous les enseignements supérieurs. Nous avons bien voulu, à travers nos actions, amener nos autorités à se pencher sur nos revendications. Je pense que maintenant que Mme la ministre nous vient en aide pour qu’il y ait des solutions, c’est ce qu’il faut féliciter », a-t-il dit, avant d’ajouter que la Fesci est en train d’atteindre ses objectifs : « Je dirai que nous sommes en train d’atteindre nos objectifs. Parce que même si on ouvre les négociations, il faut que nos revendications soient satisfaites. J’ai dit que la Fédération estudiantines et scolaire de Côte d’Ivoire a pour vocation de créer un cadre pacifique, de défendre les intérêts des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire. Et l’un de nos articles, à savoir l’article 7 dit qu’il faut privilégier la négociation ».

Néanmoins, Assi Fulgence invite ses camarades à rester à l’écoute du bureau exécutif national. « Nous invitons nos camarades à rester à l’écoute du bureau exécutif national. Je pense que les jours à venir, nous allons convoquer une assemblée générale qui va donner la dernière ligne. Mais je pense que déjà nous sommes satisfaits », a indiqué le secrétaire général de la Fesci.

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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