Commune de Boundiali - Les recettes en hausse : L’appel du maire Lassina Konaté au civisme fiscal  


Le management participatif du maire de Boundiali, Lassina  Konaté, donne déjà des résultats sur le terrain. Les recettes municipales viennent en effet d'être portées à la hausse. Celles-ci passent de - 40 % à 56%. Au 30 septembre dernier, les services de la mairie de la ville aux 5 carrefours dans le septentrion ivoirien, ont recouvré des taxes à hauteur de plus de 208 millions (208.082.190) f CFA soit un taux de recouvrement de 56% sur une prévision globale de 370 millions (370.558.000) FCFA.

Même si le manque à recouvrer qui est de 108.791.232 FCFA, reste important, le bond qualitatif enregistré livré lors de la 3eme du Conseil municipal tenu le vendredi 10 novembre 2017, dans la salle des mariages de la mairie, a valu à l'équipe municipale pilotée par Lassina Konaté, le satisfecit du corps préfectoral. Au nom du préfet hors grade Gueu Gombagui qu'il représentait, le sous-préfet central Yao Kouassi s'est réjoui de "la belle performance financière" réalisée au 30 septembre dernier. "Un grand effort a été fait quand on connaît la mentalité de nos populations qui sont réticences à payer les taxes municipales.

C'est pourquoi, je voudrais féliciter le maire pour le travail remarquable qui a été fait. En outre, je voudrais interpeller les populations, les  contribuables sur le fait que la mairie ne peut rien faire sans leur implication", a interpellé le ''commandant'' de la capitale de la Bagoué. " C'est sur la base de ce que chacun apporte que la mairie fait des réalisations. Si les populations ne contribuent pas, la mairie ne pourra rien faire. Je leur demander d'aider le maire à faire leur bonheur", a-t-il valganisé. 

Bien avant, le premier magistrat de la commune de Boundiali, entouré de ses adjoints et des 31 conseillers, faisait remarquer que les performances financières obtenues au 3ème trimestre de l’exercice 2017 sont assez encourageantes. Il a souligné que ces acquis résultent de son plan de réorganisation des services et de sensibilisation des administrés. Mais aussi et surtout du programme de motivation des agents. "Nous sommes sur une bonne lancée. Il nous faut donc garder le cap pour la réalisation de plusieurs autres infrastructures socio-économiques au profit de nos populations", a recommandé le maire. 

Ces réalisations projetées sont déclinées dans le plan triennal 2017-2020. Lequel a été adopté lors de la session du jour. Sur ce point, Lassina Konaté et ses collaborateurs prévoient la construction de 40 magasins au marché de la ville; d’un centre commercial de 30 magasins et d'un abattoirs moderne. Au titre de l'éducation, l'équipe municipale envisage à l'orée 2020, la construction de 3 écoles primaires de 6 classes à Bélé extension 2, à Tiogonan extension 3 et 4 ainsi que la la réhabilitation des cantines scolaires des écoles primaires publiques (Epp) Nondara, Tiogonan extension, Bakary Dao et Soma. L’équipe municipale a arrêté également de mener des travaux de reprofilage lourd et d'ouverture des voies de la commune ; d'électrification des villages de Toubougou, Samorosso, Gnagnon et Nondara en lampadaire solaire et de l’achat d’un tracteur multi-fonctionnel.

 

La municipalité  projette aussi l’équipement du carrefour Total en feux tricolores ; l’aménagement d’espaces verts ; la réhabilitation du stade municipal et l’aménagement d’une gare routière internationale. Le budget prévisionnel de 651,673 millions F cfa pour la réalisation de ces ouvrages sur le fonds d’investissement 2018-2020 a été adopté. « Il s’agit de prévision de ce que nous voulons faire jusqu’en 2020. Vu nos entrées, vu nos capacités de recouvrement, nous ne pouvons pas prendre des engagements pour 1 milliards F cfa voire plus. On pourrait penser que nos projections ne sont pas ambitieuses. Je dirais, qu’elles sont simplement réalistes sur la base de nos entrées. On ne peut pas prendre des engagements pour plus du milliard alors qu’on n’a pas comme entrées au minimum 600 millions F cfa. C e serait démagogique », a-t-il clarifié. 

Sur les points de la salubrité dans la ville, du volume des fonds non recouvrés et des grèves des agents, le maire et sa municipalité n’ont été tendres envers certains de leurs administrés et des opérateurs économiques locaux. Ils ont récriminé contre le déversement des ordures dans la rue ; la paralysie des services municipaux par des agents contractuels non concernés par les grèves de leurs camarades non payés par les mairies pendant la crise de 2002 à 2010 et le refus de certains opérateurs économiques de payer leur contribution au développement communal.

 

Ces contribuables dont une usine implantée dans la ville ont été appelés à jouer leur partition citoyenne. « Les moto-taxis paient. Les tricycles refusent de payer au prétexte qu’ils sont des ex-combattants. La crise est finie. De même, plus de 300 camions ne paient pas 5 F à la mairie. Or, s’ils le faisaient, ils nous permettraient de construire par exemple une école de 20 millions chaque année. Nous exhortons tous ces contribuables à rendre service à la communauté », a-t-il mobilisé. 

Concernant la grève des agents non concernés par le mot d’ordre, le Conseil a brandit le bâton à travers l'alignement des salaires au nombre de jours de travail effectué. « 1/3 du budget est consacré aux salaires. Des contractuels non concernés par la grève, ne viennent pas au service. C’est inadmissible », a fulminé Lassina Konaté qui entend se conformer aux instructions des conseillers. A savoir renoncer enfin à la ''carotte'' pour sortir le ''bâton'' et frapper. 

Notons que cette session a été marquée également par la remise des plans de lotissement des villages de Nondara et Gnagnon. 

 

TRAORÉ TIé, Envoyé spécial

Linfodrome.ci

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  • SOURCE: Linfodrome
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