Réveillon du nouvel an : Les Abidjannais fêtent dans la sobriété, des morts signalés


Pour le dernier jour de l’an, nous avons sillonné quelques communes d’Abidjan. Le constat général est que les habitants de la plus grande ville de Côte d’Ivoire sont de moins en moins enclins à faire des folies le 31 décembre.

« 31 n’est plus 31. Les gens restent chez eux maintenant. C’est comme ça depuis quelques années ». C’est en ces termes qu’Arouna Dembélé, vendeur de poulet ‘’braisé’’ (grillé) à Port-Bouet nous répond quand il est interrogé ce 31 décembre 2017 sur l’affluence dans son restaurant où quelques personnes sont attablées. Il est 21 heures ce dernier dimanche de l’année 2017 quand nous entamons notre tournée des différentes communes d’Abidjan.

Quand notre équipe arrive à Marcory Zone 4 aux environs de 22 heures, l’ambiance est différente. Les restaurants et glaciers refusent du monde. Cette situation a fortement troublé la circulation dans ce quartier résidentiel de la commune du maire Aby Raoul.

« Je suis venu avec mes enfants prendre une glace. Nous avons fait un tour à l’église et après cela on rentre partager un repas en famille. Les fins d’années sont trop désordonnées. Il est mieux de les passer calmement avec les siens. J’invite d’ailleurs les Ivoiriens à opter pour cette façon de faire », explique avec un large sourire Kouamé.K, Contrôleur financier accompagné de ses deux filles.

A quelques mètres des glaciers, les prostituées vêtues de façon affriolante ne sont pas en reste de la fête. Hélant chaque véhicule pour proposer leurs services, ces jeunes femmes affichant pour la plupart une allure de mineure se disaient disponibles pour au moins 5000 Francs CFA. « Si tu veux qu’on passe la nuit ensemble c’est 30.000 mais tu vas payer l’hôtel et ajouter mon ‘’bonne année’’ explique l’une d’entre elles le corps plaqué contre notre véhicule de reportage ».

Dans les autres communes, Treichville, Cocody ou encore Koumassi, les noceurs n’étaient pas véritablement au rendez-vous. Cependant, les chauffeurs de véhicules de transport en commun à en croire l’un d’entre eux ne sont pas véritablement à plaindre.

« En tout cas, on peut dire que ça va un peu. Pour moi en tout cas. J’ai pris les gens qui allaient surtout à l’église. A minuit, je vais retourner près paroisses. J’aurais pour moi là-bas », assure M. Diallo, conducteur de taxi compteur rencontré à Angré.

Comme souvent et malheureusement, tout le monde n’a pas été à la fête pour ce dernier jour de l’an. De fait, à en croire les Sapeurs-pompiers, ce sont 5 personnes qui ont perdu la vie dans des accidents de la circulation dont certains dus à la consommation d’alcool par des conducteurs.

Abraham KOUASSI

|

  • SOURCE: Linfodrome
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte