Saint Sylvestre : Bagarre rangée autour des pétards : plusieurs blessés graves

.Descente surprise de la ministre de la Santé dans les urgences médicales
. Les révélations du Chef d’Etat-major des armées

Le passage de 2017 à 2018 a été douloureux pour plusieurs fêtards qui ont fait usage de pétards pour se réjouir. Au moins 11 parmi eux ont été gravement blessés à Abidjan.

Il s’agit du jeune Salif Ousman qui a eu un doigt déchiqueté par l’éclat d’un pétard à Gonzagueville, à Port-Bouët. Il a été évacué à l’hôpital général de Port-Bouët. Il était en compagnie d’un autre infortuné, le petit Koné Yacouba dont la peau des doigts a été dangereusement atteinte par des pétards. À ces deux victimes, il faut ajouter neuf (9) autres en provenance de Koumassi qui ont été évacuées aux urgences chirurgicales du Chu de Treichville, de sources médicales. Une dernière victime, en provenance de Koumassi, a été également transférée au Chu de Yopougon.

Une grande partie des blessures de ces victimes est consécutive à la grande bagarre rangée dans les quartiers Adjoukrou, Progrès et In’challa où des gamins se sont affrontés avec des pétards allumés prêts à éclater. Pis, certains gamins jouaient les héros en se saisissant des mèches de pétards en feu. Si presque toutes ces victimes ont des doigts sérieusement amochés, deux d'entre elles pourraient perdre l’usage des yeux, eux qui ont pris de plein fouet les éclats de pétards. Cette situation a sérieusement affecté Dr Goudou-Coffie Raymonde, ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique (Mshp), qui a pratiquement veillé en sillonnant les urgences sanitaires des Centres de santé du district d’Abidjan. « Malgré l’interdiction de leur usage, les pétards sont utilisés dangereusement. De jeunes garçons pourraient perdre leurs doigts », a-t-elle regretté avant d’inviter les fêtards à respecter les consignes du gouvernement.

Cette visite surprise a conduit successivement aux urgences médicales et chirurgicales, la maternité de Chu de Cocody, de l’Hôpital général de Bingerville, de Port-Bouët, de l’hôpital général de Marcory et de celles du Chu de Treichville. Au terme de cette visite qui a pris fin à 4h du matin, Dr Raymonde Goudou-Coffie a salué la conscience professionnelle des agents de Santé, et s’est satisfaite d’une nuit de Saint sylvestre peu mouvementée. «  Tous les ans, après les feux d’artifice, nous effectuons une visite au niveau des urgences, pour voir d’éventuelles victimes. Cette année, les urgences sont calmes. Dieu merci ! », s’est-elle réjouie en invitant les personnels au travail, à la rigueur. Une demi-dizaine de nouveau-nés a été enregistrée à Bingerville, Marcory et Port-Bouët. La Mshp a fondé son espoir sur un service de qualité des agents de santé. Ceux-ci ont chaleureusement salué cette visite aux premières heures de 2018, et ont promis d’être à la hauteur de leur tâche.

               Les Grands commandants sur le terrain

Bien avant cette visite nocturne d'encouragement de la Mshp aux agents de Santé, les grands commandants de la gendarmerie et de la Police conduits par le Général du corps d’armée, Touré Sékou, chef d’Etat-major général des armées (Cemag) se rassuraient de la bonne tenue des points stratégiques du district d’Abidjan par les sept mille (7.000) gendarmes, policiers et militaires. En tout cas, en compagnie du Général de division, Kouakou Nicolas (Gendarmerie) et de l’administrateur général Kouyaté Youssouf (Police), Touré Sékou a sillonné la radiodiffusion au Plateau, la Place de la République, l’espace Coca-Cola (Plateau), la Place Saint-Jean et la Télévision ivoirienne ( Cocody), avant de se retrouver au siège du Centre de coordinations des décisions opérationnelles (Ccdo) au Plateau où un plan de sécurisation dénommé « Mirador 2017 » a été présenté.

Général Sékou Touré s'est adressé avec fermeté à ses hommes partout où il a fait escale. « Nous sommes là pour la même mission. Nous avons réussi de grandes opérations (rencontre Ue-Ua, Jeux de la Francophonie…). Nous sommes là pour vous contrôler et voir si vous faites le travail. Nous vous félicitons déjà pour ce que vous avez fait. Nous serons là pour que les populations se sentent en sécurité. C’est cela notre mission. Et nous devons assurer cette mission jusqu’au 10 janvier (2018) », a-t-il fait savoir à un détachement de gendarmes et de commando-parachutistes des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), dans la cour de la télévision à Cocody. Au siège du Ccdo, Sidiki Diakité, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, s’est fait expliquer le plan de sécurisation, qui a consisté à surveiller strictement la commune du Plateau, à travers un plan d’isolement, en fermant certaines voies à la circulation, mais surtout en renforçant la sécurité avec le détachement de gendarmes, de militaires et de policiers.

 

M’BRA Konan

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M'Bra Konan

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  • SOURCE: Soir info
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