Après les fêtes de fin d’année, la vie reprend timidement à Abidjan


La ville d'Abidjan reprend tout doucement son rythme

« Après la fête, la défaite », cet adage purement ivoirien traduit l’ambiance dans la ville d’Abidjan après les fêtes de fin d’année 2017.

Comme les années antérieures, la vie reprend timidement à Abidjan, après les fêtes de fin d’année. Nous sommes le mercredi 03 janvier 2018, et les Abidjanais n’ont pas encore repris leurs habitudes. Dans la bouillante commune d’Adjamé, d’habitude si dynamique, on n'entend presque pas de cris de vendeurs ambulants. Les clients tout comme les vendeurs se comptent sur les doigts d'une seule main. Les hommes se dépassent sans même se frotter, le marché est presque vide. « En tout cas, le marché est vide, beaucoup de mes collègues n’ont pas encore repris, mais je crois que d’ici la fin de la semaine, ce marché retrouvera son ambiance. Moi je suis là parce que j’ai des marchandises qui sont périssables et si je ne les vends pas je ferais une grosse perte, c’est ce qui justifie ma présence en ces lieux», nous informe Alima Koné, commerçante de produits vivriers au marché «gouro» d’Adjamé. Dans la même commune, la circulation est marquée ce lendemain de fête, par une grande fluidité. Les embouteillages des récentes semaines ont eux aussi disparu. Les transports en commun appelés ‘’gbaka'’ effectuant la liaison entre Adjamé et les communes environnantes sont même garés et attendent les clients qui se font rares. « Nous n’avons pas effectivement repris notre boulot. Certains chauffeurs comme certains clients se reposent après la fête», a affirmé Namory Gbané, chauffeur de gbaka. L’une des gares de transport abritant les véhicules de la ligne Adjamé-Plateau, d’ordinaire si bondée de monde, présente un autre visage ce jour. Ici, juste quelques véhicules sont garés et attendent eux aussi des clients qui sont pour la plupart des fonctionnaires. Selon les responsables de cette gare, la reprise est timide et cela est fréquent à chaque début d’année. « Les fonctionnaires sont encore dans la fête, ils ont toujours leur salaire à la fin du mois. Ce n’est pas notre cas» , a rigolé K. K. l’un d’entre eux.
Au Plateau, cœur de l’administration ivoirienne, le constat est le même. La commune ne connait pas l’animation des jours ordinaires. Elle est pratiquement vide. Les fonctionnaires se font rares. En revanche, les vigiles sont à leur poste. A l’entrée de la cité administrative, F.G, vigile, a bien voulu s’ouvrir à nous. Au dire de ce dernier, les travailleurs n’ont vraiment pas repris le boulot. « Sûrement qu’ils sont fatigués», a-t-il expliqué. Le ballet des entrées et sorties dans la cité administrative n’est pas comme d’accoutumée. « Ce matin, (mercredi 3 janvier 2018), il y’ a eu plus que de fonctionnaires qu’hier (mardi 2 janvier, 2018). Je pense que d’ici la fin de la semaine ça ira. Sinon, il faudrait attendre la semaine prochaine pour revoir tout le personnel d’un service», a confié le vigile. Un peu plus loin, dans la commune de Marcory, nous avons rencontré le directeur des ressources humaines d’une entreprise privée. Pour sa part, ce dernier a confirmé la présence de tous les employés de l’entreprise à l’exception d’un travailleur qui s’est absenté depuis la veille de la fête, pour cause de maladie. Il a toutefois relevé que même étant tous présents, ces travailleurs ne produisent pas comme les jours ordinaires « Et cela est dû à la fatigue liée aux fêtes de fin d’année ».
 
Mélèdje Trésore (stg)
 

MELEDJE Trésore

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  • SOURCE: Linfodrome
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