Musée des civilisations/7 ans après le vol des 9 milliards de Fcfa d’or d’Houphouët-Boigny : De grandes décisions tombent


C’est un secret de polichinelle que le Musée des civilisations de Côte d'Ivoire, à Abidjan a été pillé lors de la crise post-électorale de 2010.

Elle a aussi été victime d’un pillage et vol systématique et organisé des objets qui sont des représentations de la mémoire et l'expression de l'histoire du pays. Au nombre des objets disparus, 35 pendentifs en or appartenant au premier président de la République de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. 7 ans après le forfait, un projet intitulé la «Collection fantôme» vient d’être lancée pour une récollection générale des objets disparus du Musée et, plus particulièrement, des 35 pendentifs en or du père fondateur du pays.  

A l’occasion du lancement de ce projet, mardi 13 mars 2018, au Centre technique des arts appliqués (Ctaa) de Bingerville, Sylvie Memel Kassi, directrice du Musée des civilisations de Côte d’Ivoire, a fait l’état actuel des lieux, marqué par un retour à la vie du Musée. Avant de faire un plaidoyer pour le succès de ce projet.

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Selon la patronne du Musée, les 35 pendentifs en or volés, datant du XVIIème siècle, ont une valeur marchande estimée à 9 milliards 600 millions de Fcfa. Si, au plan international, toutes les polices du monde sont sur le qui-vive à travers Interpol, au plan national, la «Collection fantôme» va permettre d’impliquer les populations. En les sensibilisant quant à l’importance historique et culturelle de ces objets d’art. Et ce en divulguant au maximum des images ou autres photos qui pourraient aider à attirer l’attention sur ces objets volés qui «trônent quelque part peut-être entre les mains de collectionneurs privés», a souligné la responsable du Musée.   

Les représentants du ministère de la Culture et de la Francophonie, de l'Unesco, de l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (Insaac), et du bureau national d’Interpol ont exprimé leur foi en ce projet qui devrait garder l’espoir quant au retour de ces objets de valeur. «Cela pourrait prendre 5, voire 10 ou même 20 ans, mais un jour, on pourrait retrouver ces objets volés à notre patrimoine», a fait noter Mme Kassy. Puis de souligner que «ce projet a pour but de garder la flamme de l’espoir et du souvenir, pour que ces objets volés ne disparaissent pas une deuxième fois, c’est-à-dire de la mémoire collective».

Projet multiforme alliant des démarches artistiques contemporaines aux œuvres encore présentes de la collection du musée, la «Collection fantôme»  est une initiative signée de la Fondation Tapa, l'association l'Art (sans) frique et du Musée des civilisations de Côte d'Ivoire. En outre, elle se présente comme la réponse d'artistes contemporains ivoiriens et internationaux à la perte irréparable d'un pan de l'histoire mondiale. Ainsi, le lancement du mardi 20 mars 2018 s'accompagnera, dans les jours et semaines à venir, d'une série d’activités qui seront organisées pour réaffirmer l’engagement de l’Etat de Côte d’Ivoire à retrouver les objets volés et, partant, le rôle majeur des musées en tant que lieux de création, de protection et de partage des œuvres et de la culture.

 

Ameday KWACEE

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Améday KWACEE

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  • SOURCE: Linfodrome
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