Maca: Une vendeuse arrêtée avec des pains fourrés de drogue

. Des populations de Marcory en colère

Le samedi 7 avril 2018, les forces de l’ordre ont interpellé à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), Mamboné Zalihatou. Âgée de 20 ans, cette vendeuse qui habite la commune de Marcory, précisément dans le village d’Anoumabo (quartier Sans Fil), a été prise avec en sa possession quatre (4) sachets de cannabis dissimilés dans quatre (4) baguettes de pain de type paysan.

Selon les informations des forces de l’ordre, elle tentait de faire entrer dans le pénitencier, ces pains fourrés, comme elle en a l’habitude. Quelquefois, elle utilisait d’autres subterfuges pour « apporter de la nourriture à sa connaissance ». En tout cas, cette jeune dame, selon des indiscrétions, vient régulièrement à la Maca pour, dit-elle, rendre visite à un proche détenu.

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Cette interpellation a soulevé la colère de plusieurs personnes, ce même samedi dans son quartier d’origine qu’est Anoumabo. « Nous avons appris l’arrestation d’une jeune dame que nous connaissons bien ici. Nous la considérions comme une vendeuse (de pains) sans histoire, mais elle était pourtant le relais des dealers. C’est pourquoi nous réitérons ce que nous avons toujours dénoncé : la destruction pure et simple des fumoirs qui pullulent notre zone », a dénoncé Koné Ardiouman, qui a dit être le porte-parole des populations. Pour lui, trop, c’est trop. « Dans notre zone, les fumoirs refont surface, une fois détruits.

Et personne ne fait de suivi, au point où les animateurs des fumoirs créent l’insécurité chez nous. Nous n’allons plus attendre d’être toujours agressés. Nous allons prendre nos responsabilités. C’est pourquoi nous demandons aux forces de l’ordre de jeter un coup d’œil chez nous, avant qu’il ne soit trop tard », a lancé le ‘’porte-parole ‘’ des populations, qui a non seulement dénoncé des habitants qui pactisent avec le « diable de la drogue » mais aussi le mutisme des forces de l’ordre régulièrement informées. M. Koné n’a pas exclu la mise en place de comités de surveillance de leur quartier, pour juguler l’insécurité « galopante ».

 

M’BRA Konan

 

M'Bra Konan

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  • SOURCE: Soir info
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