Décès du prof de math, ces collègues insistent: « Il y a eu négligence à l’hôpital»


Les collègues de dame Thérèse Alexandrine Kouadio ne sont pas restés sous silence après le décès dans des circonstances floues à l’hôpital général de Koumassi. Contrairement aux directeur dudit établissement, qui évoque un cas d'arrivée décès, ils persiste et signent qu'il y a eu négligence des agents qui n’auraient pas assisté leur camarade à temps.

 « Notre collègue est arrivée vivante à l’hôpital» raconte monsieur Bassolé Julien, professeur d’Anglais au Collège Jules-Valès de Koumassi, au micro de notre équipe de reportage.

 A l’écouter, il était presque 11 heures de la matinée du mardi 15 mai 2018, lorsque leur camarade s’est affaissée, alors qu’elle administrait son cours aux élèves de la classe de première. Une fois à terre, elle étouffait. C'est alors que  collègues et élèves ont essayé de lui apporter secours pendant que d’autres se dépêchaient pour trouver un taxi, dans le but de l’évacuer à l’hôpital.

« Arrivé à l’hôpital, Mme Konan, économe de l’établissement, affolée, a alerté les agents de santé dans le hall mais, rien ni fi. Trois parmi les interpellés étaient des brancardiers mais, ils ont estimé qu’ils n’étaient pas de service bien qu'étant en tenue de service», a-t-il soutenu.

A l’en croire, après près de 10 minutes stationner devant les services de l’hôpital sans  secours, le taximètre, dans une colère s’est introduit dans les locaux de la formation sanitaire pour trouver une chaise roulante afin de transporter la patiente. Une non assistance qui a suscité énervement et colère chez plusieurs parents d’autres patients qui leur ont apporté secours pour les aider à transporter leur camarade.

Aux dires du professeur d’anglais, une fois Thérèse Kouadio admise, dans les services, les médecins ont demandé aux accompagnateurs d’aller à la caisse acheter le kit composé de carnet, thermomètre, le ticket etc..).

Pendant ce temps, les médecins leurs auraient aussi demandé d’aller au bureau voisin pour chercher, un tensiomètre puisqu’ils n’en n’avaient pas dans leur bureau. Chose à laquelle les accompagnateurs se sont soumis. Toujours aux dires du collègue de la défunte, les agents de santé devant la patiente, se disputaient, pour la prise de tension. « C’est à toi de prendre la tension. Non c’est plutôt ton tour, appelons l’autre collègue c’est son patient», a laissé entendre M. Bassolé Julien.

En outre, le médecin aurait demandé de toucher dame Thérèse Alexandrine Kouadio pour essayer de la ranimer afin qu’elle puisse linformer sur son etat. « Touchez là pour qu’elle nous dise de quoi elle souffre», a relevé le professeur. Une attitude qui les a tous étonnés. C’est ainsi qu’il leur a indiqué que c’est plutôt à eux (médecins) de la réanimer puisque c’est leur travail.

A l’arrivée du kit de soin, les médecins, selon les accompagnateurs, leur ont demandé de les laisser avec la malade. Cinq minutes après, le médecin leur fait appel et leur jette à la figure le décès de leur collègues. « Vous l’avez emmené morte à l’hôpital». « Non monsieur le médecin, elle était vivante à notre arrivé. C’est plutôt vos négligences qui ont entraîne, le décès de notre sœur», a-il laissé entendre avec des larmes aux yeux le collègue de la défunte.

Continuant ses propos, le professeur d’Anglais, a indiqué que, le téléphone de dame thérèse Alexandrine Kouadio a été déverrouillé avec les empreintes de son doigt, dans le but d’avoir un parent, ce qui justifie qu’elle était bien vivante à l’arrivée.

Pour preuve de l’arrivée en vie du professeur de mathématique, il a indiqué que d'autres parents de patients du jour présents dans les services de l’hôpital de Koumassi leur auraient laissé leurs contacts pour témoigner au cas où besoin se ferait sentir.

Rappelons par ailleurs que le directeur de l'hôpital de Koumassi, M. Zoh Diabaté, lors d'un point de presse, le soir du drame, a souligné que dame Thérèse Kouadio est arrivée décédée à l'hôpital.

Mélèdje Tresore

MELEDJE Trésore

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  • SOURCE: Linfodrome
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