Crise à la CNCE : 300 agents jetés à la rue d'ici le 18 juillet, Soro saisi


Le syndicat des agents de la Cnce se bat depuis 2017 à préserver les intérêts des travailleurs depuis 2017, à l'annonce de la restructuration

300 agents de la Caisse nationale des caisses d’épargne (Cnce) pourraient gonfler les rangs des chômeurs en Côte d'Ivoire d'ici le mois de juillet prochain si rien n'est fait pour trouver une solution à leurs préoccupations.

Les nouvelles ne sont pas bonnes du côté de la Caisse nationale des caisses d’épargne (Cnce). Les dirigeants de cet établissement financier étatique se préparent à faire une structuration qui va faire mal. 300 agents, selon des sources internes à cette entreprise, sont menacés de se retrouver à la rue dans les jours et semaines à venir. Ces agents sont appelées à un « départ volontaire» pour motif économique, mais surtout avec des mesures d’accompagnements frisant le ridicule aux yeux des concernés. Ils sont visés par un plan de restructuration qui prévoit le paiement des droits légaux et une indemnité transactionnelle de 4 mois pour les agents de 55 ans au 1er janvier 2018 et plus, et des droits légaux et une indemnité transactionnelle de 3 mois pour ce deux totalisant plus de 3 années d’ancienneté et ayant moins de 55 ans. Un plan qui laisse planer sur la tête l'épée de Damoclès, car suivi, en cas de non atteinte de l’objectif numéraire, d’une procédure de licenciement pour motif économique.

Assimilé à un « suicide collectif », les agents de la Cnce récuse formellement ce plan départ volontaire jugé « inhumain » et « anti-social » en confiant leur sort à leurs représentants syndicaux.

Ces derniers, à en croire nos sources, ont déjà entamé des démarches à un plus haut niveau pour désamorcer cette bombe sociale. Ils ont saisi par courrier l'Assemblée nationale via son président Guillaume Soro, ainsi que le ministre de la l'Emploi et de la Protection sociale, Jean Claude Kouassi et les Centrales syndicales auxquelles ils sont affiliés.

L'actualité tumultueuse au sein de la Cnce, faut-il le souligner, ne date pas d'aujourd'hui. En 2015, cette banque de proximité avait été mise sous administration provisoire sous injonction de la Bceao suite à une mauvaise gestion qui a vu le débarquement de son directeur général, Mamah Diabagaté. Pour sauver l'établissement, qui comptabilise plus de 600 milles clients, l’État de Côte d'Ivoire a été obligé de mettre la main à la pâte en y injectant la bagatelle de 35 milliards de F Cfa. Dans la foulée, un nouveau directeur général est nommé en décembre 2017 en la personne de Issa Fatiga, pour le redressement. Mais, un peu plus de deux ans après la gestion de l'administration provisoire, les résultats laissent toujours déchanter. Au final, c'est sur les agents que se retombe cet autre échec. Un véritable cataclysme qui s'annonce pour 300 familles d'ici le 18 juillet, date prévue pour l'entrée en vigueur de la décision, au moment où le gouvernement ivoirien fait de la lutte contre le chômage son cheval de bataille. Paradoxe, qui explique l'appel au secours des concernés au président de la République pour intervenir avec diligence dans le dossier.

F.D.B

Félix D. Bony

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  • SOURCE: Linfodrome
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