Affaire Aguib Touré : Des confidences sur la situation de l’imam écroué à la Maca


Inculpé pour les chefs d’accusation de xénophobie, d’actes de terrorisme et de manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves et à jeter le discrédit sur les institutions, l’imam Aguib Touré est pensionnaire de la Maison d’arrêt et de correction (Maca) depuis le 10 juillet 2018.

Un mois après, la situation du guide de la mosquée Al houda wa salam d’Abobo inquiète des proches. Si l’on en croit ces derniers, depuis qu’il a été écroué, le prévenu n’a pas encore été présenté à un juge d’instruction. Et ce pour lui signifier les charges retenues contre lui. « La lecture que l’on peut en faire est que le Parquet ne dispose pas encore de preuves ou qu’il a du mal à réunir les preuves. Cela revient à dire que le dossier est vide et que l’Accusation ne dispose pas d’éléments de preuves irréfutables contre lui », apprécie un de nos interlocuteurs.

« Si, jusque-là, un mois après son incarcération, Aguib Touré n’a pas été présenté à un juge d’instruction, c’est que les charges ne sont pas suffisantes et ne peuvent pas permettre au Parquet de l’emporter dans un procès crédible », fait valoir un autre informateur.

A relire: Affaire « Arrestation de l'Imam Touré Aguibou » : Voici la position du Conseil Supérieur des Imams (COSIM)

Notons que dans une déclaration en date du mercredi 18 juillet 2018, le Conseil supérieur des imams (Cosim) s’était prononcé sur l’interpellation de l’imam Aguib Touré. L’instance suprême de la communauté musulmane ivoirienne rejetait les critiques de l’imam inculpé sur l’organisation du Hadj. « Des améliorations fondamentales dans l’organisation du Hadj, axées notamment sur une meilleure prise en charge des pèlerins aux plans religieux, médical, social, au plan des infrastructures d’hébergement, de restauration et des moyens de transport, sont à mettre sans conteste au crédit des autorités publiques actuelles », relevait le Cosim, tout en précisant avoir dépêché son conseil au Barreau d’Abidjan aux premiers moments de l’affaire pour suivre la procédure aux côtés des avocats d’Aguib Touré.

Et ce pour s’assurer qu’il bénéficie d’un traitement digne quand bien même il ne soit pas du Cosim. L’imam Aguib Touré a été convoqué, début juillet 2018, par la Direction des renseignements généraux, puis par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), avant d’être inculpé quelques jours plus tard.

 

TRAORE Tié

 

TRAORE Tié

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  • SOURCE: L'inter
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