Toumodi- Opposée aux essais d'armes de guerre à Lomo-Nord : La population bloque les activités des militaires français


Jeunes, femmes et hommes de Lomo-Nord, village situé à 10 km de Toumodi, et qui abrite un camp militaire de l'armée française, ont protesté contre des essais militaires. Il s'agit de deux armes de guerre nommées César. Elles ont une portée de 40 kilomètres, avec un périmètre de destruction de plus d'un kilomètre.

Les populations redoutent les effets des essais militaires. C'est ce qui explique cette ambiance surchauffée devant le camp militaire, lundi 13 août 2018. Selon le porte-parole des jeunes, Akpli Jonas, jeudi 9 août dernier, il y a eu des négociations avec le nouveau responsable du camp et les villageois concernant ce projet de l'armée française dans cette zone. Les discussions ont accouché d'une souris.

Les villageois, évoquant d'éventuelles conséquences, n'ont pas accepté que ces essais se fassent dans leur village. Ils se sont rendus à la préfecture de Toumodi à l'effet d'informer le préfet de région, Kpan Droh Joseph. Selon M. Akpli, l'autorité administrative les a rassurés sur le fait que ces opérations ne pourraient pas avoir lieu maintenant parce que la procédure est en cours. Le préfet aurait ajouté que le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, était informé.

Quatre jours après les démarches entreprises, les villageois se disent « étonnés » de voir arriver des armes jugées redoutables. Selon le porte-parole des jeunes de Lomo-Nord, Akpli Jonas, c'est sous le coup de 12h que les villageois ont aperçu les deux gigantesques armes de guerre aux portes de la localité. Elles étaient portées sur deux chars. Puis, ces armes ont été transportées au camp militaire. Cela a suffi pour que  les villageois, qui avaient déjà manifesté leur opposition au projet d'essais, se soulèvent et prennent d'assaut ledit camp. Munis de pancartes, ils ont exprimé leur mécontentement aux militaires français.

Alertée, la gendarmerie de Yamoussoukro s'est rendue sur les lieux. A cette dernière, les villageois ont traduit leurs griefs. Les gendarmes ont réussi à calmer la foule vers 17 h, après avoir assuré que les militaires ne feraient pas de tirs. En 2016, ces mêmes populations avaient dit « non » à un projet similaire.

 

Gnandé TIA Correspondant régional

 

Gnandé TIA

|

  • SOURCE: L'inter
Previous ◁ | ▷ Next
 
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte