1 an après l’accord entre fonctionnaires et gouvernement : De graves dysfonctionnements relevés


Théodore Zadi Gnagna, président de la Plateforme nationale des organisations professionnelles du secteur public (Pfn), a animé une conférence de presse, le lundi 20 août 2018, à Abidjan- Cocody. Il a jeté un regard rétrospectif sur la signature des protocoles d’accords entre fonctionnaires et gouvernement, le 17 août 2017.

Si globalement, il a indiqué que les cinq points de revendications ont obtenu satisfaction, il n’en demeure pas moins qu’il ait relevé de graves dysfonctionnements.

‘'   Concernant les libertés syndicales, le volet des précomptes syndicaux est effectif. Mais sur le 2e volet, à savoir, les libertés syndicales, l’on note  encore des zones d’ombre.  En effet, en dépit de  la levée de toutes les sanctions pour  fait de grève, par le président de la République, et la signature du protocole d’accord, le ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle et technique continue de maintenir dans la précarité, quatre de nos camarades enseignant dans le nord du pays, principalement à Boundiali et Korhogo, en violation flagrante des articles 4 et 7 desdits accords. Sans poste depuis la rentrée scolaire de septembre 2017, ils sont suspendus de tout solde par ledit ministère, depuis avril 2018. Nous attirons l’attention du gouvernement sur ce que la plateforme considère comme une volonté manifeste de mettre à mal la trêve sociale que les fonctionnaires s’emploient à respecter envers et contre tout. Sur le stock des arriérés (Sda) estimé à 249, 5 milliards de francs Cfa depuis 2007, à ce jour, le nombre de fonctionnaires en activité  payés est de dix mille. Les retraités autour de  7000.  L’on  déplore cependant: l’émiettement progressif des montants payés (de 300 000 francs, ce montant est  passé désormais à 200.000 francs, aux grands désarrois des fonctionnaires qui s’interrogent sur le mécanisme de calcul), le montant alloué pour payer la première tranche est très dérisoire (34.9 milliards); le paiement alterné des actifs et des retraités, alors même que ces derniers, conformément aux accords,  devaient être payés en une seule fois. Au niveau de la pension de retraite, sur les 6 points confligènes, seul celui relatif au taux d’annuité liquidable n’a pas encore trouvé de suite favorable'’, a relevé le conférencier qui a déploré le fait que le comité de suivi ne se soit réuni seulement qu’en juillet denier alors qu’elle devrait anticiper des problèmes et se pencher sur les nouvelles revendications.

Par la suite, il a recommandé, pour corriger toutes ces imperfections de parcours, une rallonge budgétaire afin que les montants payés soient plus consistants, un chronogramme clair de paiement, pour rassurer certaines  banques dans leur volonté de rachat des Sda (Stock des arriérés) et une révision de la durée de paiement (2 à 3 ans), au lieu de 8 ans, initialement convenu.

Bien avant,il a évoqué la nécessité de revoir à la hausse l’indice référentiel de base qui devait améliorer les salaires, de façon périodique,  parce qu’il reste désespérément fixé à 233.457 francs Cfa, depuis 1962. Théodore Zadi Gnagna a justifié les grèves par le fait de la non existence de cellule de dialogue dans les ministères techniques. Il s’est satisfait de l’intégration à la Fonction publique de 734 agents  sur les 900 attendus pour la première vague.

 

Dominique FADEGNON

 

 

 

 

 

Dominique Fadégnon

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  • SOURCE: Soir info
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