Frais annexes : Le gouvernement accuse les parents d’élève


Ph DR

Sidi Tiémoko Touré, ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement, face aux journalistes, lors du point du Conseil des ministres tenu, le mercredi 12 septembre 2018, au Plateau, a évoqué la question sur les mouvements syndicaux d’étudiants dans les établissements, dus aux frais annexes.

«Les éléments évoqués sont de l’ordre de la gestion des parents d’élève qui adressent des éléments de frais», a-t-il fait savoir.

A l’en croire, les différents mouvements ne relèvent pas de la responsabilité du gouvernement. A l’entendre, seule l’inscription en ligne dont une partie des frais est envoyée aux établissements, concerne l’Etat.

Le porte-parole du gouvernement a préconisé un dialogue entre les syndicats en milieux estudiantins et scolaires et les parents d’élèves, pour mettre fin aux troubles.

« Il est question de faire asseoir tous les différents acteurs, pour que la raison soit entendue dans ce dossier, pour que les débordements ne fassent pas jour. C’est un débat, une négociation qui doit avoir lieu entre les syndicats et les parents qui sont gestionnaires des différents établissements scolaires concernés (…). La Fesci ne doit pas agir dans l’espace scolaire. Le syndicat ne doit agir que dans la sphère de l’enseignement supérieur …C’est un problème, en terme de son champ d’action », a souligné Sidi Tiémoko Touré.

Rappelons qu’ un Arrêté ministériel datant d’octobre 2011, interdit toute activité syndicale dans les écoles, collèges et lycées, d’autant plus que la moyenne d’âge des élèves en Terminale est de 15 à 18 ans, la majorité des collégiens et lycéens étant des mineurs.

L’an dernier, à la rentrée du 11 septembre, au plus fort des protestations contre les frais annexes, la ministre de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Kandia Camara, avait insisté sur le fait que dans les établissements publics du secondaires, les frais d’inscription en ligne s’élèvent à 5.000 Fcfa, auxquels s’ajoute la carte d’identité scolaire d’un coût de 1.000 FCfa. ‘’Les montants s’établissant entre 10.000 et 25.000 dans des pays voisins'’, avait-elle soutenu. Quant au primaire, la scolarité est totalement gratuite, avec la politique de scolarisation obligatoire jusqu'à 16 ans, lancée en 2015.
‘’Les Comités de gestion des établissements scolaires (Coges) sont autorisés à lever des cotisations de 3.000 francs au primaire et 5.000 Francs au maximum au secondaire, par an. Toutefois, des cotisations exceptionnelles n’excédant pas 12.000 FCfa peuvent être décidées par les parents d’élèves, gérées par eux-mêmes, en fonction des nécessités de chaque école ou établissement'’ avait-t-elle précisé, lors d’une conférence de presse. au cours de laquelle la ministre avait engagé des poursuites contre le secrétaire général de la Fesci, pour les casses perpétrées dans des établissements , à partir du 11 septembre 2017.

Notons qu’une manifestation de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) le mardi 11 septembre 2018, contre les frais annexes à l’inscription physique des élèves dans les lycées et collèges publics, a été dispersée à Abidjan par la police, à coups de gaz lacrymogène.

Le Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Ceeci) avait fait la même chose, à Bouaké, lundi, jour de rentrée 2018-2019.

 

Dominique FADEGNON

Dominique Fadégnon

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  • SOURCE: Soir info
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