Tenus pour responsables des frais annexes Les parents d’élèves répondent au gouvernement : « Supprimez les Coges et on verra… »


Le Collectif des associations des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Capeeci) ne décolère pas contre le gouvernement, après la sortie de son porte-parole, Sidi Tiémoko Touré, le ministre de la Communication et des Médias.

Face à la presse, au terme du conseil des ministres du mercredi 12 septembre 2018, le porte-voix du gouvernement ivoirien s’est prononcé sur les mouvements des élèves et étudiants, les lundi 11 et mardi 12 septembre 2018 à Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, pour dénoncer les frais annexes exigés lors des inscriptions physiques dans les lycées et collèges. « Les éléments évoqués sont de l’ordre de la gestion des parents d’élèves qui adressent des éléments de frais(…) C’est une négociation qui doit avoir lieu entre les syndicats et les parents qui sont les gestionnaires des différents établissements scolaires… », a-t-il notamment soutenu.

A relire: Frais annexes : Le gouvernement accuse les parents d’élève

Il n’en fallait pas plus pour faire réagir Aka Kadio Claude, président du Capeeci, faitière de toutes les organisations des parents d’élèves et étudiants du pays. Il s’est inscrit en faux contre les propos tenus par l’émissaire du gouvernement. « Nous n’avons jamais imposé quoi que ce soit dans les établissements scolaires », a-t-il d’entrée déclaré, avant de poursuivre : « Ce ne sont pas les parentes d’élèves qui ont créé les Coges. C’est l’Etat qui les a créés. Et les Coges sont dirigés par des personnes qui ne sont pas connues de nous, qui ne sont pas membres des différentes organisations des parents d’élèves. Ces Coges dépendent des directions régionales (Dren) et départementales (Dden) du ministère de l’Education nationale et non du Capeeci ». Après cette précision à laquelle il tenait, Aka Kadio Claude a exigé qu’il soit mis un terme aux Coges dans les établissements scolaires.

« Nous demandons que les Coges soient supprimés et on verra si l’école ne va pas continuer de fonctionner correctement pour autant », a-t-il suggéré. Selon lui, les Coges sont des vaches à lait pour ceux qui les dirigent et des responsables de l’Education nationale qui s’en mettent plein les poches, avec les cotisations imposées chaque année. Pour le Capeeci et ses associations membres, il faut mettre un terme aux frais annexes qui, a insisté le président Aka Kadio, ne sont pas imposés par les parents d’élèves.

Franck SOUHONE    



Franck Souhoné

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  • SOURCE: L'inter
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