Université Félix Houphouët-Boigny: Les enseignants ne veulent plus du président Abou Karamoko


Le secrétaire général de la Cnec, Pr Johnson Kouassi Zamina (au centre), brandit ici le bréviaire qui doit être utilisé pour le calcul des heures complémentaires (Ph : F.S.)

Il y a désormais une crise de confiance entre les enseignants de l’université Félix Houphouët-Boigny (UfHB) et le professeur Abou Karamoko, président de cette université. Cette crise a engendré une crise d’autorité qui a atteint un point de non-retour, au point où les enseignants exigent le départ du Professeur Abou Karamoko de la tête de l’université. « C’est la guerre totale entre lui (Pr Abou Karamoko : Ndlr) et nous. La guerre est déclarée et nous irons jusqu’au bout. Dans cette guerre ouverte, il y aura un vainqueur, et ce sera la Cnec(…)Nous ne voulons plus de lui. Nous avons atteint le seuil de l’intolérable avec lui. Que les autorités nous cherchent un président aux aspirations scientifiques », a déclaré Pr Johnson Kouassi Zamina, secrétaire général de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs et des chercheurs (Cnec). C’était hier jeudi 04 octobre au siège de son organisation syndicale sis au sein de l’université FHB. 

La raison de la colère des enseignants de l’UFHB a trait au mode calcul des heures complémentaires. La Cnec et ses membres reprochent au professeur Abou Karamoko de leur couper des heures complémentaires, et donc de l’argent, en faisant des calculs à partir d’un bréviaire qui n’est pas celui qui est ordinairement utilisé. « Le bréviaire utilisé par le professeur Abou Karamoko est biaisé. Nos heures complémentaires sont coupées et on nous paye des miettes. Depuis 1990, il existe un bréviaire à partir duquel se fait le calcul des heures complémentaires. Tous les présidents passés avant lui l’ont utilisé pour payer les heures complémentaires. S’il est venu pour couper les heures complémentaires, qu’il s’en aille », a martelé Pr Johnson Kouassi Zamina.
Il a aussi dénoncé le fait que les salaires de plusieurs enseignants, dont ceux des membres du bureau exécutif de la Cnec, soient mis sous contrôle. Il a averti que tant que les heures complémentaires coupées ne sont pas rétablies et payées, et tant que les salaires mis sous contrôle ne sont pas versés, il n’y aura pas de cours à l’université Félix Houphouët-Boigny. « Nous ne reprendrons pas les cours tant que la situation restera en l’état », a prévenu le secrétaire général de la Cnec.

Franck SOUHONE

 

Franck Souhoné

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  • SOURCE: L'inter
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