Enseignement supérieur : Des Universités publiques et Centres de recherche de Côte d’Ivoire paralysés par la Cnec


L'année académique ne commence sous de bons auspices pour le ministre de l'Enseignement supérieur, Mabri Toikeusse

Les activités académiques et de recherches sont interrompues dans des Universités publiques et Centres de recherche de Côte d’Ivoire, ce lundi 04 février 2019, à l’appel de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (Cnec) qui a lancé un mot d’ordre de grève sur une durée d’un an.

 

Les enseignants et chercheurs de la quasi-totalité des Universités publiques et Centres de recherche de Côte d’Ivoire ont tous déserté leurs lieux de travail. Ces universitaires ont répondu entièrement au mot d’ordre de grève lancé depuis le vendredi dernier par la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (Cnec) de Côte d’Ivoire.

La Cnec, à l’issue d’une assemblée générale tenue à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Cocody, a appelé tous ses membres à observer un arrêt de travail sur une durée d’un an. Période correspondant à la durée de la suspension de deux enseignants de cette Université, ainsi que le blâme de 6 autres à qui le Conseil de discipline de ladite institution reprocherait des actes de vandalisme commis entre le 17 décembre 2018 et le 15 janvier 2019.

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C’est pour protester contre ces sanctions qui frappent leurs camarades que la Cnec a lancé son mot d’ordre de grève suivi par tous les maitres des universités publiques de Côte d’Ivoire par solidarité. « L’arrêt des cours est suivi à 100% sur toutes les étendues du territoire », s’en réjouit un membre de la direction de la Coordination, qui salue l’action solidaire des enseignants et chercheurs des Universités de Bouaké et Daloa et d'Abidjan à leurs camarades en difficulté.

Faut-il le noter, pour reprendre la craie et les stylos, les enseignants et chercheurs de l’Université de Cocody réclament, outre la levée des sanction contre les mis en cause, la démission du président de leur institution, le professeur Abou Karamoko.

Ce dernier, dans une note produite avant le début de la grève, avait brandi le bâton contre toutes perturbations éventuelles des activités académiques. Lesquelles sont arrêtées, depuis ce lundi. Un véritable bras de fer qui risque de compromettre l’année en cours, qui peine déjà à commencer.

F.D.B

Félix D. Bony

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  • SOURCE: Linfodrome
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