Grève dans les lycées et collèges : Comment le préfet d’Agboville tente de désamorcer la bombe dans sa région


Les écoles sont restées encore fermées ce mardi 12 février 2019. Une situation qui fait suite au mouvement de grève lancé par les syndicats réunis au sein d'une plateforme revendicatrice pour un mieux-être des formateurs issus du public et du privé.

 

A Agboville, face au débrayage des enseignants, la veille lundi 11 février 2019, des élèves ont eu recours au préfet de la région de l'Agneby-Tiassa, préfet du département en vue de trouver une solution. Pour calmer l'ardeur des apprenants, Ekponon Assoumou André s'est engagé à rencontrer les différents représentants syndicaux ce mardi. Chose faite. Les élus, les représentants des têtes couronnées, les acteurs du système éducatif avec à leur tête Silué Gozé, directeur régional de l'Education nationale, ont pris part à la rencontre pour prêter main forte à l'autorité administrative. La discussion a duré deux heures. Elle a débouché sur la reprise du chemin de l'école pour les enseignants désireux de renouer avec la chaleur de leurs élèves.

André Assoumou a précisé d'entrée de jeu que la rencontre n'a pas un caractère répressif. Il s'agit, pour lui, de convaincre les instituteurs et les professeurs de reprendre le travail tout en donnant la chance au dialogue de triompher de leurs revendications qu'il juge légitime. Message perçu par les hôtes du préfet qui, cependant ,ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la grève dans la discipline et surtout sans opposer la violence à tous ceux désireux d'aller au boulot. N'guessan Clément, représentant syndical et ses pairs ont rappelé le mot d'ordre de grève qu’il vaille la peine pour eux de respecter. « Le mot d'ordre est clair. Que tous ceux qui se sentent concernés par la grève en vigueur restent à la maison. Ils n'ont pas à empêcher les réfractaires de travailler », ont t-ils rappelé.

À l'unanimité, bien que divisés en deux groupes distincts, les syndicalistes signataires de la trêve sociale et ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette trêve, ont asserté devant le représentant de l'exécutif que du fait de la confiance rompue entre le gouvernement et les syndicats, toute reprise des activités scolaires est absolument subordonnée à un minimum de gage de la part des gouvernants. Néanmoins, les frondeurs espèrent qu'un début de discussion, preuve de considération à leur égard saura attendrir la position des centrales syndicales.

Pour sa part, Adja Edo Samuel,  porte-parole des élèves, a souhaité que le dialogue entre leurs maîtres et les autorités soient marqué par la franchise, la confiance et non par l'usage de l'épée de Damoclès. Car, à t-il plaidé, « il faut que nos maitres soient convaincus des acquis et non contraints par des menaces afin qu'ils dispensent le savoir avec conscience professionnelle ».

Avant de clore la rencontre, le préfet André Ekponon a signifié à l'assemblée que le rapport de la banque mondiale est alarmant. « La Côte d’Ivoire, notre pays, est classé dernier dans la CEDEAO ». C'est pourquoi il invite les Ivoiriens, en général, et les fonctionnaires en particulier, à se mettre au travail pour changer les donnes. « Cette position dans l'Afrique subsaharienne doit nous interpeller tous. Mettons-nous au travail, car dans dix ans, la compétition sera rude », a formulé le gouverneur de la région. 

Célestin KOUAME 

Région de l'Agneby-Tiassa Mé

Celestin KOUAMÉ

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  • SOURCE: Linfodrome
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