Couverture maladie universelle: Les pathologies lourdes ne seront pas prises en compte

300.000 cartes déjà distribuées
30/03/2019
Couverture maladie universelle: Les pathologies lourdes ne seront pas prises en compte
Le Dg a révélé que 300.000 cartes ont été distribuées

On en sait un peu plus sur l’effectivité généralisée de la Couverture maladie universelle (Cmu). Le mardi 26 mars 2019, lors de la tribune d’échanges du quotidien gouvernemental, Fraternité-Matin, Bamba Karim, le Directeur général (Dg) de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), a passé au peigne fin tous les procédures et mécanismes mis en place pour lancer cette assurance, à l’échelle nationale.

 Retenons des points essentiels de son intervention, que la Cmu, cette assurance sociale qui vise à lutter contre la précarité et les conditions de vie des populations en Côte d’Ivoire, sera effective en octobre 2019. Ce qui signifie clairement, a dit le directeur général de la Cnam, que les assurés pourront se faire soigner dans les structures sanitaires conventionnées, après avoir observé les trois (3) mois de carence, comme exigé en matière d’assurance maladie. C’est d’ailleurs pour respecter cette norme, que le début de paiement des cotisations a été fixé, au 1er juillet 2019. Ce sont quatre (4) millions de personnes des secteurs formel et informel, qui bénéficieront, dans un premier temps, de la couverture maladie à l’échelle nationale. C’est donc progressivement, a souligné M. Bamba, que la Cmu va étendre son assistance médicale à l’ensemble des populations vivant en Côte d’Ivoire. Les assurés bénéficieront d’une large gamme de soins médicaux. Par contre, a précisé M. Bamba, les pathologies lourdes ne seront pas prises en compte au niveau du panier des soins. Ces affections à longue durée, comme il l’a d’ailleurs expliqué au cours de l’une de ses conférences de presse, dans les locaux de la Cnam, au Plateau, seront l’affaire des mutualités sociales et des assurances du secteur du privé. De fait, dans le cadre de la mise en place de la Cmu, les mutualités sociales et les assurances privées ont été orientées vers la complémentarité. Par cette astreinte, elles ne pourront couvrir que les maladies qui ne figurent pas dans le panier de soins de la Cmu. Il s’agit notamment des pathologies lourdes dont le diabète, l’hypertension artérielle, les Accidents vasculaires cérébraux (Avc) invalidants, les cancers, l’insuffisance rénale et l’Alzheimer. La Cmu qui, par son caractère, est un régime d’assistance médicale obligatoire, couvrira quant à elle, 170 maladies. Pour une question d’efficacité et surtout pour une meilleure prise en charge médicale des assurés, tous les hôpitaux et Centres de santé publics seront réhabilités et équipés sur fonds propres du gouvernement ivoirien. Déjà dans le cadre de la phase expérimentale de la Cmu, les structures sanitaires des universités et grandes écoles publiques avaient bénéficié d’un programme de réhabilitation et d’équipement. Cette phase pilote avait permis, de 2017 à 2018, à 150.000 étudiants, de bénéficier gratuitement du régime général de base de la Couverture maladie universelle. Le gouvernement avait déboursé, pour cette population cible, des centaines de millions de Fcfa pour faire face au coût de la cotisation individuelle fixé à 1000 Fcfa par mois. Pour ne pas rater le rendez-vous d’octobre, la Cnam a pris la résolution d’accélérer et d’améliorer davantage les chiffres d’enrôlement. Des travaux de croisement des fichiers biographiques de certains organismes gestionnaires délégués, notamment la Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (Cgrae) et l’Office national d’identification (Oni), sont en cours depuis quelques mois. Il est bien de noter qu’à la date du 18 février 2019, ce sont 1.214.677 personnes qui ont été enrôlées et près de 300.000 cartes qui ont été distribuées.

Elysée YAO

 

Elysée Yao

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  • SOURCE: Soir info

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