Enseignement supérieur et secondaire : Ça grogne ! des enseignants sans salaire depuis 6 mois, des comptes toujours gelés


Le gouvernement Ivoirien doit s’activer pour satisfaire les revendications des enseignants pour le bien être du système éducatif.

Après plus de deux (02) mois de paralysie de l’école ivoirienne toute tendance confondue (préscolaire, primaire, secondaire et supérieur), l’école Ivoirienne semble être de retour sur les rails. Le 1er mars dernier, la Coordination nationale des enseignants chercheurs de Côte d’Ivoire (Cnec), le plus grand syndicat de l’enseignement supérieur du pays suspendait son mot d’ordre de grève après avoir annoncé en grande pompe une grève à durée indéterminée. Quant au primaire et secondaire, tout semble être de nouveau rentré dans l’ordre. La Coalition des syndicats du secteur éducation-formation (Cosefci) a également suspendu son mot d’ordre de grève le 23 mars dernier avec rétention des notes au terme d’une Assemblée générale.

Pour l’heure, l’hypothèse d’une année blanche se dissipe peu à peu, laissant place à de beaux jours qui s’annoncent pour l’école ivoirienne. Les enseignants qui réclamaient une amélioration des conditions de vie et de travail n’ont certes pas reçu gain de cause, mais ils ont décidé de faire profil bas en vue d’ouvrir un cadre de négociation avec le gouvernement qui leur a promis de prendre en compte leurs revendications et de dégeler les comptes. A cet effet, le premier ministre Ivoirien Amadou Gon Coulibaly, affirmait lors de sa traditionnelle conférence de presse tenue le jeudi 21 mars dernier à l’auditorium de la Primature que la crise qui secoue l’école ivoirienne était à l’oubliette et que les cours reprendraient dès le lundi 25 mars 2019. Une reprise des cours qui s’accompagnerait du dégel des comptes des enseignants grévistes et de la réhabilitation des enseignants mis en cause. L’école a bel et bien repris après plus de huit semaines d’incertitudes. Cependant, de nouvelles crises pourraient si rien n’est fait endeuiller le système éducatif Ivoirien. Cette accalmie inattendue pourrait toutefois annoncer la tempête.

En effet, à en croire les leaders syndicaux du système éducatif ivoirien, jusqu’à ce jour, l’Etat Ivoirien n’a toujours pas respecter ses engagements vis-à-vis des enseignants. Des engagements qui auront permis le dénouement de la crise qui a prévalu dans l’école ivoirienne.

A l’heure actuelle, vingt-six (26) enseignants grévistes ivoiriens sont sans salaire depuis deux mois. Cette information a été révélée mardi 02 avril à Abidjan, par Pr Johnson Zamina Kouassi, le secrétaire général de la Coordination nationale des enseignants chercheurs de Côte d'Ivoire (Cnec), l'un des plus grands syndicats d'enseignants de l'enseignement supérieur ivoirien. «  Au moment où nous parlons des gens n'ont pas de salaire depuis deux mois. Notamment moi et les autres. Nous sommes au nombre de  26,  tout simplement parce que nous sommes des syndicalistes. Il faut que l’Etat fasse quelque chose le plus tôt possible.», a déclaré Johnson Zamina Kouassi sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti) dans un débat sur la crise scolaire  qui a paralysé  le système éducatif ivoirien pendant plus de deux mois dans le primaire, le secondaire et le supérieur.« Nos revendications sont d'ordre pluriel mais elles peuvent être regroupées en trois sections. La première section concerne les conditions de vie et de travail. A ce niveau nous revendiquons de nouveaux salaires, de nouvelles primes de recherche...», a entre autres fait savoir, Pr Johnson Zamina Kouassi.

Attaby Pacôme, le porte-parole de la Coalition des syndicats du secteur éducation/formation de Côte d'Ivoire (Cosef-CI) dénonce pour sa part, le gel des comptes des enseignants grévistes. « Je voudrais condamner le gel des comptes des enseignants grévistes. C'est illégal. Il nous a été promis de dégeler les comptes le lendemain de la suspension du mot d'ordre de grève. Il faut qu'au plus tard, demain (mercredi 03 avril 2019 Ndlr) tous les comptes soient dégelés », a martelé Pacôme Attaby, qualifiant la trêve sociale de duperie. « Cette trêve sociale, c'est la duperie du siècle. Ça ne marchera pas», a estimé Pacôme Attaby.

En attendant que l’école ivoirienne ne plonge à nouveau dans un coma à l’issue incertaine, il serait tant que le gouvernement ivoirien s’active pour satisfaire les revendications des enseignants pour le bien être du système éducatif surtout qu’après plusieurs semaines de débrayages, ils ont décidé de reprendre les cours bien que n’ayant pas reçu gain de cause.

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO (Stg)

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  • SOURCE: Linfodrome
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