Entretien / Réseautage féminin: L'appel de Désirée Djomand (Pca Afip), aux femmes

« Les femmes doivent appartenir à de grands réseaux féminins »
25/05/2019
Entretien / Réseautage féminin: L'appel de Désirée Djomand (Pca Afip), aux femmes
Mme Désirée Djomand prépare activement le symposium international de Tunis (Ph : DR)

Tunis, la capitale de la Tunisie abritera du 17 au 29 juin 2019, un symposium international dénommé Women Meet Up. Au nombre des activités, il est prévu un colloque sur la digitalisation et le réseautage féminin. Dans cet entretien, Mme Désirée Djomand, présidente de la Plateforme mondiale des femmes entreprenantes et Pca d’Africa femmes initiatives positives (Afip), deux réseaux féminins internationaux, explique les enjeux de la rencontre de Tunis.

Qu’est-ce que le ‘’Women Meet Up’’ ?

Le Women Meet Up Tunis est une rencontre annuelle des membres des représentations de notre réseau, la Plateforme mondiale des femmes entreprenantes (Plamfe). Ce sera l’occasion de partager les bonnes pratiques, de mesurer les efforts fournis au cours de l’année et d’évaluer ce qui nous reste à faire. C’est un rendez-vous très important parce que toutes nos représentations se retrouvent. Cette année, nous allons à la rencontre des organisations féminines de la Tunisie. L’événement se déroulera dans l’un des plus luxueux hôtels de Tunis, grâce à la présidente internationale du Conseil international des femmes entrepreneures (Cife), Mme Rachida Jebnoun. Nous aurons l’occasion de partager nos expériences, mais surtout de suivre ce que la digitalisation peut nous apporter dans notre quotidien.

Quel est l’intérêt d’une telle rencontre ?

Une telle rencontre permet aux femmes de s’ouvrir à l’extérieur, de nouer des partenariats, de pouvoir participer à des expositions, à des rencontres B to B. C’est très important. Si vous avez votre organisation et que vous êtes seul, ça ne vous mène à rien. C’est bien de rejoindre les réseaux parce qu’aujourd’hui, l’avenir appartient aux réseaux. C’est bien d’appartenir à de grands groupes de réseautage féminin pour pouvoir apporter des solutions à toutes les préoccupations que posent les femmes.

Est-il important aujourd’hui pour les femmes de fonctionner en réseau ?

Absolument parce que le réseautage, c’est l’avenir. Un groupe zouglou disait dans une de ses chansons que ‘’relation est mieux que diplôme’’. C’est bien d’avoir des diplômes mais si vous n’avez pas de relations, vous n’irez nulle part. Les relations sont très importantes. Aujourd’hui, avec la mondialisation, si vous n’appartenez pas à un réseau, vous êtes voué à l’échec. C’est pour cela que nous faisons du réseautage, notre cheval de bataille. Il faut que les femmes viennent pour accéder à ces réseaux-là, pour gagner en visibilité et en opportunités d’affaires. Quand il y a des grands rendez-vous sur le réseautage féminin, comme celui-là, il est important d’y participer.

Pour le présent symposium, quelles seront les grandes articulations ?

Nous démarrons par une Master class du 17 au 19 juin 2019, qui va porter sur le développement personnel, le business, le coaching. Tout ça parce que c’est important que les femmes aient de nouveaux outils pour être plus alertes dans leurs actions. Ensuite, nous aurons le colloque au cours duquel, des panelistes partageront leurs expériences sur la digitalisation et ses opportunités, et montreront tout ce que l’économie numérique peut apporter au réseautage féminin. Nous avons également la soirée des femmes leaders. Et enfin l’Africa Day qui est une journée gastronomique, mais aussi de d’exposition, de défilé. C’est un grand jour parce que l’Afrique sera valorisée. Le groupe africain du corps diplomatique sera présent. Ce sera l’occasion de renouveler le B to B pour les femmes qui ont envie de nouer des partenariats. Il faut souligner que pour l’exposition, Mme Rachida Jebnoun offre l’exposition à tous les exposants. Le 22 juin pour l’Africa Day, nous avons encore une exposition où tout est gratuit pour les exposants. Le point crucial de notre rendez-vous, c’est l’hommage à la ministre Raymonde Goudou Coffie, qui est la présidente d’honneur du Women Caucus for lobbying. Elle est le fer de lance de ce réseau de femmes qui se veut une force de propositions et de plaidoyers face aux pouvoirs publics. La ministre Raymonde Goudou Coffie sera notre reine Abla Pokou. Elle va conduire toutes ces femmes qui se reconnaissent en elle, échanger et discuter avec les pouvoirs publics. A la soirée des femmes leaders, elle se verra investie. Elle recevra son bâton de commandement et sa clé pour ouvrir des portes. Ce sera en même temps le lancement de la Women Caucus for lobbying.

Quelles sont les femmes invitées à cet événement ?

C’est une rencontre qui s’adresse à toutes les femmes. Qu’elles soient à la tête d’un business, qu’elles soient à la tête de l’économie solidaire comme les Ong, qu’elles soient à leur propre compte, c’est l’occasion de se retrouver et de tisser des relations qui auront un impact sur le développement de leurs activités.

De quels appuis et soutiens bénéficiez-vous pour organiser une telle rencontre internationale ?

Au niveau de la mise en œuvre opérationnelle, nos grands réseaux que sont le Cife et la Plamfe ont toute l’expertise. C’est ici l’occasion de remercier le président de la République de Côte d’Ivoire, M. Alassane Ouattara, qui a instruit le ministère de la Femme de nous accompagner financièrement, pour le succès de cette rencontre. Nous remercions également le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly qui est à son troisième soutien. Il encourage beaucoup l’entreprenariat féminin mais aussi la mise en réseau de toutes ces femmes-là. Il y a aussi les ministères qui ont accepté de nous accompagner, que nous n’oublions pas dans nos remerciements. Un merci spécial à la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, à son président Touré Faman qui a pris à bras le corps, les préparatifs de cette rencontre qui se passera à Tunis. Il veut que ce soit un succès.

Pourquoi le choix de la Tunisie pour l’organisation de ce symposium ?

Depuis 7 ans, nous organisions nos rencontres aux Nations unies, à Genève. Nous avons voulu, dans le cadre de la thématique de cette année qui porte sur l’entreprenariat féminin, initier notre rencontre à Tunis parce que la Tunisie est un exemple en la matière. En Tunisie, les femmes sont aux premières loges dans toutes les fonctions, aussi bien dans le privé que dans le public. Les femmes occupent des postes très importants et les hommes les accompagnent. On ne pouvait pas ne pas faire cette rencontre cette année en Tunisie.

Combien de femmes attendez-vous ?

Au niveau de l’étranger, nous attendons la participation de près de 200 femmes qui arrivent d’une dizaine de pays. C’est vrai que nous sommes presqu’en closing pour les participantes mais nous allons toujours négocier pour que les femmes qui arrivent en dernière minute puissent être avec nous.

Franck SOUHONE

 

Franck Souhoné

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  • SOURCE: L'inter
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