Agboville

Affaire la vierge Marie décapitée à Grand Yapo : Toute la vérité sur ce qui s’est passé


Affaire la vierge Marie décapitée à Grand Yapo : Toute la vérité sur ce qui s’est passé

La bourgade de Grand-Yapo, située à 12 kms au sud d’Agboville et à 73 kms d’Abidjan (capitale économique de la CI), a connu la pire des abominations en milieu religieux.

Pour mieux comprendre ce qui s’est réellement passé, nous avons effectué le déplacement dans ce gros village peuplé de plus de cinq mille âmes. Sur place, selon les informations recueillies auprès du père curé Pontien Sefu de la Paroisse catholique Notre Dame de Lourdes, plusieurs mamans fidèles de l’église, comme à leur habitude depuis la construction de leur lieu de rassemblement pour la prière, se sont rendues tôt ce mardi 02 juillet, précisément peu avant 5h du matin pour assurer le service technique d’hygiène et de salubrité de la demeure du Christ.

C’est en fait, leur manière à elle de témoigner leur reconnaissance au fils de Dieu pour tous les bienfaits qu’il leur procure. En tout cas, les bonnes dames ne s’imaginaient nullement pas que de grandes surprises les attendaient sur leur lieu de travail. C’est qu’à quelques encablures du péricarde religieux, les mémères découvrent éparpillés, un voile blanc, semblable à celui qui couvre les pieds de la statue de la vierge marie logée dans la grotte de la paroisse, ainsi que les fleurs qui d’ordinaire l’entourent.

Cette première surprise ne les intrigue guère. Puis, elles se précipitent dans la cour, objet de leur destination. Elles sont subjuguées de constater que le portillon est grandement ouvert. Les pauvres soldates de la salubrité s’interrogent si leurs bergers ont oublié de refermer le crochet de sécurité, la veille avant le couché. La réponse à ce souci qui constitue la troisième surprise, elles l’auront tout de suite.

De fait, au bénéfice de la lumière qui illumine le lieu saint, les mémés découvrent des brisures de porcelaine (matière servant à la confection des statues). Elles promènent le regard pour déterminer la provenance de ces morceaux de matière blanchâtre qui ne leur est pas étrangère. C’est là qu’elles s’aperçoivent que la grotte a été profanée. En effet, des fidèles de judas ou tout encore des athées ont ôté à la mère du Christ, dénommée ici vierge Marie Notre Dame de Lourdes, santé des malades, sa tête, laissant la statue en station débout là où elle est fixée depuis son inauguration il y a juste un an.

Ne pouvant supporter davantage ce spectacle odieux, les mamans poussent des cris de détresse qui déchirent la quiétude matinale dans ce village paisible. Aussitôt, les prêtres, les fidèles et toute la population, tous tirés de leur sommeil déboulent de tous les quartiers du village. Mais une fois sur les lieux, l’on se rend à l’évidence que la tête est irrécupérable. Vu que celle-ci, tout comme la statuette de Bernadette Subiront a été littéralement et soigneusement écrabouillées.

Au regard de l’ampleur de ce sacrilège, les fidèles de cette communauté mission Regina Pacis, inconsolables, fondent en larmes et en lamentation. Dans la foulée, une rébellion s’organise pour lancer l’offensive sur les adeptes d’une secte, éparpillés dans le village. Ces derniers sont réputés pour leur hostilité vis-à-vis des chrétiens catholiques qu’ils accusent d’adorer la statue de la vierge Marie, reconnue selon la tradition biblique comme étant la génitrice de Jésus Christ, la divinité faite homme.

Heureusement, la tentative d’insurrection est très vite stoppée grâce aux conseils et supplications des prêtres, rejoints de bonne heure par Monseigneur Alexis Touably Youlo, évêque du diocèse d’Agboville, André Ekponon Assoumou, préfet de la région de l’Agnéby-Tiassa, préfet du département d’Agboville et les forces de l’ordre. Toujours selon les hommes de Dieu qui continuent d’appeler au calme, il n’est point besoin de s’attaquer à quiconque sur la base de simples suspicions. Au demeurant, les hommes de Dieu martèlent que les fidèles de leur communauté sont formidables. Car, ils n’entendent pas se laisser distraire par des comportements d’individus égarés. Mieux, ils s’en remettent aux conseils pour le pardon et la réconciliation et surtout aux prières formulées par Monseigneur Alexis Touably Youlo, à travers la messe de réparation dite le soir même du mardi 02 juillet face aux fidèles venus nombreux pour manifester leur attachement indéfectible au Christ et à sa mère.

En substance, le numéro un des catholiques du diocèse d’Agboville a demandé au Dieu d’Abraham et de Jacob de toucher le cœur des renégats, coupables de cet acte gravissime afin qu’ils se dévoilent, demandent pardon et se convertissent à la religion chrétienne. « Il n’appartient pas aux humains que nous sommes de nous venger. Laissons Dieu Tout Puissant faire son travail. Qu’il touche le cœur des auteurs de ce crime afin qu’ils se dévoilent, se repentissent et qu’enfin, ils se convertissent à la religion chrétienne. Pardonnez-leur, chers frères et sœurs, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Réconciliez-vous avec eux. », a prêché l’ancien président de la conférence épiscopale des évêques de CI.

Soulignons qu’un bon samaritain a offert gracieusement une nouvelle statue flambant neuve de la vierge Marie à la paroisse, en remplacement de celle profanée, qui a été gardée en lieu sûr. Au moment où nous passions à Notre Dame de Lourdes, cette nouvelle statue venait d’être fraichement posée dans sa demeure. Elle trône pour le bonheur du Père Curé Pontien Sefu et de ses brebis.

Pour assurer désormais la sécurité des lieux, les paroissiens se sont attaché les services d’un gardien de nuit. Des patrouilles de gendarmerie et de la police seront régulières. Le costaud chien berger allemand sera également lâché dans l’arène pour appuyer le dispositif sécuritaire en vue de dissuader, voire mettre hors d’état de nuire les voyous sans foi ni loi qui à plusieurs occasions, ont perpétré dans cette église, des actes de vol.

Une enquête a été aussitôt ouverte pour débusquer les malfrats. Notons par ailleurs que selon un habitant du village que nous avons croisé, les chrétiens de la communauté harriste ont vécu un cas similaire, il y a de cela quelques temps. A en croire notre interlocuteur, un homme reconnu dans le village de Grand Yapo comme aliéné mental a profané la statue du prophète William Wadé Harris posée à l’entrée du temple.

En effet, prétextant que la statue du prophète ne le quitte pas du regard et qu’en sus, elle ne répond pas à ses invectives, le débile lui a ôté le bras qui tenait la canne prophétique. Heureusement, il a échappé à la furie de la communauté grâce à son état de déséquilibré mental. Toutefois, ce qui est surprenant, c’est que ce malade a retrouvé sa lucidité après la commissure de son forfait. Il compte aujourd’hui parmi les siens.

 

Célestin Kouamé

(Correspondant régional de l'Agneby Tiassa et de la Mé)

Celestin KOUAMÉ

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  • SOURCE: Linfodrome
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