Droits de l’Homme/Recommandations de Genève 2019: La ministre Aimée Zébéyoux consulte la presse et les organisations de la société civile


Droits de l’Homme/Recommandations de Genève 2019: La ministre Aimée Zébéyoux consulte la presse et les organisations de la société civile
Selon la ministre Aimée Zébéyoux, les propositions et observations de la presse et de la société civile permettront de formaliser les propositions du gouvernement.

Dans le cadre du respect de ses engagements internationaux en matière de promotion et de protection des Droits de l’Homme, la Côte d’Ivoire, à l’instar des 193 Etats membres de l’ONU a adhéré à l’Examen périodique universel (Epu). Un mécanisme qui chaque quatre an et demi évalue le niveau de réalisation et d’amélioration des Droits de l’Homme au sein de chaque Etat. En d’autres termes, il permet à chaque Etat de faire l’état des lieux des Droits de l’Homme en ce qui concerne tous les secteurs de la vie, à savoir l’éducation, la santé, la cohésion, les femmes, les enfants.

La Côte d’Ivoire, lors de son troisième passage le 07 mai dernier devant cette instance internationale, a reçu 248 recommandations dont 214 ont été acceptées, 14 rejetées et 20 autres reportées à la 42ème session du Conseil des Droits de l’Homme prévue du 09 au 27 septembre prochain à Génève, la capitale Suisse. Dans l’optique d’adresser les différentes problématiques contenues dans ces 20 recommandations acceptées, le Secrétariat d’Etat, auprès du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargé des Droits de l’Homme organise depuis peu une série de consultations des différentes couches de la société ivoirienne.

Après la consultation du Conseil national des Droits de l’Homme, le jeudi 11 juillet 2019, c’est au tour des organisations de la société civile et des organes de presse d’être partie prenante de ce projet. Un atelier a en effet été organisé à leur endroit ce vendredi 12 juillet 2019, à Abidjan-Cocody en présence de la Secrétaire d’Etat chargé des Droits de l’Homme, Aimée Zébéyoux. Objectif, porter à la connaissance des organisations de la société civile et de la presse les recommandations issues de l’Epu 2019 afin de recueillir leurs observations et propositions par rapport aux 20 recommandations reportées.

Des observations et propositions qui selon Aimée Zébéyoux permettront de formaliser les propositions du gouvernement ivoirien. « Notre pays a été deux fois membres du Conseil des Droits de l’Homme à Genève. Mais le plus important, c’est l’implication de la société civile et les organes de presse dans les recommandations. Au vu des avis et recommandations du Conseil national des Droits de l’Homme, des organes de presse et des organisations de la société civile, l’Etat de Côte d’Ivoire sera donc amené à regarder et de trouver dans ces recommandations, celles à accepter ou à rejeter pour la session de septembre 2019.», a dit la ministre Aimée Zébéyoux, qui demeure persuadée que les journalistes jouent un rôle indéniable dans la vie de la nation ivoirienne, eu égard à leur fonction de quatrième pouvoir. « Il est important que les journalistes qui relaient les informations soient au courant de ce qui se passe, qu’ils aient les renforcements des capacités dans ce domaine, qu’ils sachent ce que c’est que l’Examen périodique universel, quels sont les Etats membres qui la compose (45 Etats membres) pour être à même de mieux divulguer les informations parce que les journalistes jouent un rôle très important. C’est par rapport à leurs informations, que la population est informée. Il est important que ce qui est écrit dans la presse soit bien dit et reflète la réalité. L’apport des journalistes dans le développement de notre pays en ce qui concerne la paix, la cohésion sociale, la démocratie est très importante.», a martelé la Secrétaire d’Etat chargé des Droits de l’Homme.

Maxime KOUADIO

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