Port du casque à moto: Ce que dit la réglementation en vigueur, Voici les sanctions auxquelles s’exposent les contrevenants

Baffah Koné, Dg par intérim de l’Oser explique
27/08/2019
Port du casque à moto: Ce que dit la réglementation en vigueur, Voici les sanctions auxquelles s’exposent les contrevenants
Baffah Koné a invité les motocyclistes à porter le casque, pour leur propre sécurité

Ne pas porter le casque pour un conducteur d’engins à deux roues ou à trois roues est une infraction du code de la route et cela est puni. Une réglementation existe en Côte d’Ivoire et est en vigueur. Elle sanctionne tout contrevenant à ces dispositions. Le cadre réglementaire est clair là-dessus. Ainsi pourrait-on résumer l’intervention du directeur général par intérim de l’Office de la sécurité routière (Oser), Baffah Koné, par ailleurs conseiller technique du ministre des Transports. C’était à l’occasion d’un échange avec la presse jeudi 22 août 2019, à ses bureaux sis au carrefour Biétry, dans la commune de Marcory.

M. Koné, qui était entouré de certains de ses plus proches collaborateurs, a confié que depuis 1964, il existe une réglementation en la matière en Côte d’ivoire. « C’est la réglementation 64-212. Elle a été renforcée en 2016 par le décret 2016-864 qui, sur la base du code de la route, insiste sur le port de la ceinture de sécurité pour les voitures et le port du casque pour les conducteurs de motos », a-t-il expliqué. Pour ce faire, dira-t-il, des campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées à travers le pays. « Il y a 3 mois de cela, à Bouaké, le ministre des Transports a offert plus de 3000 casques aux motocyclistes de Bouaké. Cela a été suivi d’une campagne de sensibilisation sur le port du casque », a rappelé le directeur général par intérim de l’Oser.

Il a affirmé que conformément à la réglementation en vigueur, le casque est exigé à toute personne à moto, aussi bien le conducteur que son passager. Il a fait remarquer qu’en zone urbaine en Côte d’Ivoire et ailleurs dans le monde, les jeunes s’adonnent à des parades à motos, et cela, sans casque. Ce comportement imprudent a bien malheureusement de graves conséquences qui vont jusqu’à l’irréparable. Ce fut le cas de Houon Ange Didier plus connu sous le nom d’artiste de Dj Arafat. La parade à laquelle s’est adonné le père des ‘’Chinois’’ comme il désignait ses fans, dans la nuit du 11 août dernier avec des amis, lui a malheureusement coûté la vie.

Infractions et amendes

Tout contrevenant à la réglementation en vigueur s’expose à des sanctions qui sont généralement des amendes à payer. Les infractions, tout comme les amendes à payer sont classifiées en catégories.
L’amende de 1ère catégorie est de 500 fcfa. Elle est infligée aux piétons et les cyclistes. « Lorsque vous traversez la chaussée en dehors des bandes blanches, cela constitue une infraction pour les piétons. Il en est de même pour les cyclistes qui circulent en dehors des pistes cyclables. Mais en Côte d’Ivoire, nous n’avons pas de pistes cyclables », a-t-il révélé.
Il y a ensuite l’amende de 2e catégorie qui est de 1000 fcfa. Elle est appliquée aux infractions de refus d’obtempérer, ou de marquer l’arrêt à un feu rouge, ou à un mauvais stationnement. Le non port du casque est une infraction qui fait partie de cette catégorie. L’amende est également de 1000 fcfa. 
Vient l’amende de 3e catégorie. Elle est de 2000 fcfa et sanctionne des infractions de stationnement à une intersection qui est cas de fourrière. L’état mécanique défaillant des véhicules rentre également dans cette catégorie.
Il y a enfin les contraventions spéciales. Elles sont arrimées aux amendes de 3e catégorie mais elles sont spéciales. Elles sont de 10.000 fcfa et sanctionnent des infractions spéciales telles que l’usage du téléphone au volant par exemple.
Ces amendes, on le voit bien, sont loin de dissuader les contrevenants à la réglementation en vigueur. Les autorités du pays en sont également conscientes. Les discussions sont donc en cours pour les relever, les corser et les rendre un peu plus dissuasives. Le décret 2016-816 s’inscrit dans ce cadre.
Mais pour l’heure, ce sont les contraventions de l’ancien code de la route, celui de 1964, toujours en vigueur, qui s’appliquent actuellement.

Franck SOUHONE



Franck Souhoné

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  • SOURCE: L'inter

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