Conflit District d'Abidjan- Mairie de Port-Bouët/ Ackah Anodjo (Adjoint au maire): «il y a un manque d'élégance de la part du gouverneur »


20/09/2019
Conflit District d'Abidjan- Mairie de Port-Bouët/ Ackah Anodjo (Adjoint au maire): «il y a un manque d'élégance de la part du gouverneur »
Le maire Emmou Sylvestre ne compte pas se laisser faire dans cette affaire

Réponse du berger à la bergère. La mairie de Port Bouët a réagi aux propos du Directeur de la communication du District dans le conflit foncier qui les oppose. Aussi, Ackah Anodjo, 2e adjoint au maire de la commune au phare a-t-il dénoncé un manque d'élégance du gouverneur, au d'une conférence de presse, le mercredi 18 septembre 2019, au siège de cette collectivité locale.

« En réalité, il n'y a pas de conflit entre notre mairie et le District d'Abidjan si on regarde la configuration des deux collectivités… C'est un conflit entre le gouverneur du District et la mairie de Port-Bouët… ça nous pose un problème parce qu'il y a un manque d'élégance de la part du gouverneur et du district », s'est désolé Ackah Anodjo, 2e adjoint au maire de Port Bouët.

Pour lui, l'espace qui fait l'objet de conflit n'appartient pas au gouverneur. « Notre seul objectif, c'est d'embellir Port-Bouët. Le ministre de la Ville a lancé un concours inter-communes. Comment y participer quand ce sont des moutons qui accueillent les visiteurs ? Pourquoi le gouverneur ne veut pas qu'on embellisse l'entrée de Port-Bouët. Sous Hortense Aka Anghui, c'était la mairie qui gérait ces enclos. Depuis qu'elle est décédée, le district s'est emparé du site. Si on l'embellit, la foire à bétail ne pourra pas être organisée. La voie est barrée par les enclos, simplement parce qu'on veut se faire de l'argent lors de la foire à bétail… », a -t-il fait observer.

Au Directeur de la communication du District d'Abidjan qui a réclamé des excuses publiques du maire de Port-Bouët au gouverneur, M. Ackah a donné cette réponse : « Il faut qu'il sache que nous sommes dans l'Administration et non dans l'émotion ou dans le culte du ''grand-frèrisme''. Des excuses pour quoi ? En toute honnêteté, notre objectif n'est pas d'entrer en conflit avec le gouverneur. Le comité de réflexion aurait travaillé qu'on ne serait pas dans les journaux ».

Puis, le conférencier a fait savoir que les hautes autorités de l'État ont été saisies de la situation, avant de faire cette mise en garde : « Pour le moment, nous voulons que les choses se passent dans l'élégance. Mais que les moutons soient contenus dans l'abattoir. Que la voie soit dégagée. On ne peut pas aller discuter si on n'accepte pas ce qu'on doit faire. Nous estimons que c'est un problème de gros sous, qui fait que le District refuse… Que le gouverneur nous permette d'aménager, nous aussi, notre territoire. Nous ne sommes pas dans l'émotion ». Non sans envisager une action en justice. « Si on perd ce procès, ça veut dire que la justice ivoirienne veut que l'entrée de Port-Bouët soit habitée par les moutons et la laitière. L'espace autour des rails a été décrété d'utilité publique et concédé à la Sipf (société en charge des emprises ferroviaires, Ndlr). La Sipf est d'accord avec ce qu'on veut faire », a-t-il souligné.

Jonas BAIKEH

 

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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