Affaire ‘’Une étudiante retrouvée égorgée dans une palmeraie, son sang vidé’’: Le meurtrier présumé arrêté, en pleine nuit, dans l’ouest du pays


14/01/2020
Affaire ‘’Une étudiante retrouvée égorgée dans une palmeraie, son sang vidé’’: Le meurtrier présumé arrêté, en pleine nuit, dans l’ouest du pays
Le meurtrier présumé de l’étudiante Bolé Andréa a été appréhendé à Sangouiné, après sa fuite d’Aboisso.

Fin de parcours pour le meurtrier présumé d’Andréa Mélissa, étudiante âgée de 20 ans, retrouvée égorgée dans une palmeraie à Aboisso, le lundi 30 décembre 2019.

Assezo Kouamé Joseph, sur qui pesaient de lourds soupçons, avait réussi à se soustraire, lors de l’interrogatoire dans cette principale localité du sud-Comoé, située à environ 100 km d’Abidjan (sud-Est ivoirien). Saisie par les parents, la gendarmerie d’Aboisso a lancé, depuis le début du mois de janvier 2020, un message radio de recherche de ce suspect numéro 1.

L’homme qui se faisait passer pour un élément des forces spéciales des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), n’a pas eu du mal à quitter cette zone pour se retrouver dans l’ouest ivoirien. Assezo Kouamé, qui sait que son crime ne restera pas impuni, a décidé de se cacher en attendant d’avoir une destination précise pour se soustraire de la justice ivoirienne. Son choix se porte sur la localité de naissance de sa ‘’femme’’, comme il le soutient.

Ainsi, lorsqu’il quitte précipitamment et discrètement Aboisso, son intention est de se planquer à Béné, village situé à 20 km de Sangouiné, dans la région du Tonkpi (Man, ouest-ivoirien). Une fois arrivé en catastrophe dans ledit village, il explique qu’il est venu terminer les fêtes de fin d’année. L’homme, connu pour ses excès en matière de fête, est plus ou moins discret. Au lendemain de cette arrivée inattendue, il décide d’aller un peu plus loin. Sur son insistance, ses hôtes le conduisent dans un campement situé à une quinzaine de kilomètres du village de Béné, en pleine forêt primaire. L’homme est enfin soulagé et est sûr que rien ne peut lui arriver dans cette cachette, dans ses cabanes entourées d’une forêt dense, où il fait corps avec la nature.

Mais, les fins limiers de la gendarmerie, surtout ceux issus de la brigade de Sangouiné, qui ont eu des informations précises, mettent en place une stratégie payante. Avec ‘’l’appui’’ de leurs collègues d’Aboisso qui leur fournissent au fur et à mesure des données importantes, ils avancent dans l’enquête et réussissent à cerner Assezo Kouamé Joseph. Après plusieurs jours, comme on le dit, le rat sort de son terrier.

En clair, Assezo qui n’est pas habitué à ce ‘’confinement’’, veut humer un peu d’air au village. Toutefois, l’homme qui semble protéger ses arrières, veut se rassurer qu’il n’est pas épié ou suivi. L’assurance lui est donnée par l’un de ses ‘’gars’’ sûrs. C’est pourquoi, Assezo Kouamé se rend à Béné, le samedi 11 janvier 2020, dans l’intention de tâter le terrain et voir dans quelle mesure changer de localité. Le samedi soir à Béné, ce n’est pas celui de la rue princesse ni des zones chaudes de Port-Bouët (marché de nuit) ou l’espace In’challa de Koumassi. Tout de même ! C’est l’ambiance au village avec, aujourd’hui, des appels sur les réseaux sociaux et de la musique en vogue distillée par des sono des années 2000. En tout cas, on ne s’ennuie pas à Béné.

Il est exactement 21h25mn, selon nos sources, lorsqu’Assezo Kouamé Joseph effectue une petite balade. Ce qu’il ignore, c’est que depuis 13h ce samedi, les gendarmes ont discrètement bouclé ce village. Cinq minutes après le début d’une balade tranquille, Assezo Kouamé Joseph est maîtrisé à 21h30mn par les gendarmes de la brigade de Sangouiné, qui le conduisent à leur base pour être entendu.

 

M’BRA Konan

 

M'Bra Konan

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  • SOURCE: Soir info

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