Affaire '' un sous-préfet fait battre son cuisinier'' : Les travailleurs domestiques crachent leur colère


24/01/2020
Affaire '' un sous-préfet fait battre son cuisinier'' : Les travailleurs domestiques crachent leur colère
Mme Adopo Marcelline épse Douai (au centre) appelle à ratifier à des conventions ph Dr

Le Syndicat des travailleurs domestiques et des travailleurs de l'économie informelle de Côte d'Ivoire (Sytedtei-ci), affilié à la Centrale syndicale Dignité, à travers son Secrétaire général, Mme Adopo Marcelline Epse Douai, a fait une déclaration , relativement à l'affaire ''un sous-préfet fait battre son cuisinier''. C'était le mercredi 22 janvier 2020, à ladite Centrale, à Adjamé. Celle-ci a exigé des enquêtes et des résultats.

'' Le Syndicat condamne avec la plus grande énergie, les actes de violence perpétrés sur un travailleur domestique à Yocoboué, dans le département de Guitry, à la résidence du sous-préfet de la localité. Nous apportons notre compassion au travailleur. Nous demandons que justice soit faite, exigeons des enquêtes et résultats, le plus tôt possible. Nous interpellons les autorités administratives et judiciaires. Que les responsabilités soient situées sur ce qui s'est passé.

C'est inadmissible et inhumain. Nous interpellons l'opinion nationale et internationale sur ces faits graves de violation des droits des travailleurs domestiques sur leur lieu de travail'', a-t-elle lu. Par la suite, Mme Adopo Marcelline Epse Douai a appelé les autorités à ratifier la convention 189, adoptée par l'Organisation internationale du travail (Oit) en 2011 à Genève, qui est un instrument de protection pour les travailleurs domestiques.

Elle a également demandé que le même acte soit posé, pour la convention 190, sur le harcèlement et les violences faites en milieu de travail, adoptée en 2019.'' Ils sont nombreux, ces travailleurs qui sont sans voix mais qui sont confrontés à toutes sortes de violence sur leurs lieux de travail et qui, pour ne pas perdre leur emploi, préfèrent garder le silence. Nous interpellons les travailleurs à domicile. Qu'ils dénoncent toutes les formes de violation de leurs droits sur leurs lieux de travail'', a-t-elle conclu.

Rappelons que le mercredi 15 janvier 2020, le serveur du sous-préfet de Yocoboué, accusé d'avoir eu des rapports avec une fille de la résidence, a été copieusement tabassé par des chasseurs traditionnels, communément appelés dozos. En outre, il a été purgé et a bu, forcément, un liquide. Le sous-préfet, qui s'est terré dans un mur de silence, nous a toutefois fait savoir qu'il y a trop d'extrapolations.

 

Dominique FADEGNON

 

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