Animaux de compagnie : environ 9 millions de chiens vivent en Côte d’Ivoire


14/02/2020
Animaux de compagnie : environ 9 millions de chiens vivent en Côte d’Ivoire
Vincent Toh Bi Irié a souligné l'importance économique du chien.

 Environ 9 millions de chiens vivent en Côte d'Ivoire, a souligné Vincent Toh Bi Irié, Préfet d’Abidjan, dans un post sur Facebook, ce vendredi 14 février 2020.

« De récents incidents ont mis en lumière la vie du chien à Abidjan. Les morsures causées par les chiens , il y en a beaucoup pas toujours relayées par la presse . Elles sont autant du fait d’animaux de compagnie que de chiens errants », a fait observer le Préfet.

Qui a fait observer qu'il y existe une puissante association d’amis du chien appelée Club des Amis Canins de Côte d’Ivoire (CAC-CI).

Selon lui, au-delà des incidents sécuritaires pour lesquels des dispositions légales et réglementaires sont prévues (notamment la Loi de 2016 en ses aspects sur la divagation des animaux) et exécutées pas les services administratifs et les services de sécurité, le chien est d’une importance capitale pour les communautés humaines aujourd’hui : sécurité, santé , administration, secours , social , recherche scientifique , équilibre environnemental, art, culture , religion, croyances, etc.

« Il y a également un grand volet économique autour de la vie du chien à Abidjan. Beaucoup de professions existent en partie à cause du chien : dresseurs , accessoiristes, cliniques vétérinaires, industries des produits alimentaires consommés par le chien , esthétique du chien , publicitaires , commerce gadgets pour chien, etc. Il y a donc aussi un enjeu économique important », a-t-il indiqué.

Vincent Toh Bi Irié a fait observer qu'à Adjame, la tête d’un être humain est coiffée à 150 frs CFA. Mais une toilette d’un chien une fois par mois coûte au minimum 15.000 frs CFA. Une niche de base de chien coûte 150.000 frs mais peut aussi coûter des millions de francs , c’est à dire autant qu’une maison ordinaire de campagne.

« Il est vrai que les chiens d’Abidjan n’ont pas tous des propriétaires et maîtres financièrement stables. La majorité n’a même pas de propriétaires, vit en errance où se « débrouillent ». Certains finissent en choukouya ou en kedjenou dans des restaurants spécialisés clandestins en cours de démantèlement. Des milliers de jeunes travaillant dans des activités dérivées du chien sont rémunérées. Certains ont des revenus d’activités allant à plusieurs millions de francs par mois et des salaires proches de ceux de hauts fonctionnaires de la République. Le chien n’est donc pas l’ennemi de l’être humain, surtout pas dans le Département d’Abidjan », a-t-il noté.

Jonas BAIKEH

 

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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