Côte d'Ivoire

Divo/ Crise au sein de la Fédération des associations de femmes : Le préfet accuse et blâme la meneuse


23/02/2020
Divo/ Crise au sein de la Fédération des associations de femmes : Le préfet accuse et blâme la meneuse
Le préfet de région Kouakou Assoman, avec à sa droite Mme Kouassi, sa collaboratrice du dossier de la Foald.

Suite à la marche des femmes autochtones de la région du Lôh-Djiboua, "membres" de la Fédération de organisations et associations de femmes du Lôh-Djiboua (Foald) qui exigaient la dissolution du bureau de cette fédération et le départ de la représentante de la tutelle, le préfet de région Kouakou Assoman a convoqué, le jeudi 20 février 2020, le corps préfectoral départemental, les responsables des unités de défense et de sécurité, la chefferie traditionnelle et communautaire, les dignitaires religieux, la société civile mais surtout l'ensemble des associations membres de ladite fédération, à un règlement définitif des différends.

C'est un Kouakou Assoman amer et visiblement remonté contre Mme Adolphine Dagry, la meneuse des femmes autochtones, qui a pris la parole pour traduire sa surprise face à ces événements dont l'écho est parvenu au sommet de l'État. Il expliquera que le bureau de la Foald, qui a épuisé son mandat, n'existait plus que de nom, le temps que l'une de ses collaboratrices et la direction régionale du ministère de tutelle organisent de nouvelles élections dans des conditions idoines.

Comme il l’a révélé, pour la prochaine fête des mères, c'est seulement à lui que reviendra l’honneur de distribuer les présents des autorités aux différentes associations de femmes. Pour le représentant du chef de l'État, rien ne justifie donc la marche de protestation et toute la propagande haineuse orchestrée autour. « Ne la suivez pas, elle n'a pas toute sa raison », a-t-il martelé.

Pour la petite histoire, les femmes autochtones de la Foald ont manifesté pour que la gestion de la fédération leur soit exclusive, jetant un discrédit sévère sur la moralité de l'équipe sortante, en prêtant à ses principales animatrices des propos qui incitent à la haine communautaire. « C'est elle seule qui pense ainsi et non les Dida. Les braves femmes du bureau de la Fédération qui ont fait toute leur vie ici ne comprennent pas ce qui leur arrive. Le but de notre rencontre ce jour, c'est de prendre conscience que nous devons tous, chacun à son niveau, nous engager dans une intense campagne de sensibilisation afin d'annuler les effets de cette méchanceté », a indiqué le préfet Kouakou Assoman.

Alain GBALÉ, correspondant régional

Alain GBALÉ

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  • SOURCE: Linfodrome

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